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Comment bien supporter un manager toujours stressé ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Comment bien supporter un manager toujours stressé ?
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Pour Philippe Vidal, dirigeant de Vidal Associates, un patron excessivement stressé n'a plus de recul : « Il est très anxieux, a besoin de savoir tout ce qui se passe. Et il crée de la suspicion car il ne veut pas croire ce qu'on lui dit. Il souhaite qu'on lui prouve ce que l'on avance. »
Et il diffuse son stress à son équipe : « Ce type de patron est souvent colérique et cyclothymique. Avec, comme conséquence, une diffusion et une amplification du stress à son équipe. Or, plus ses collaborateurs s'affolent, plus le stress du patron augmente. »
Il faut l'inciter à prendre du recul : « Ses collaborateurs peuvent l'aider en lui tenant un discours assez positif, mettant en avant les actions engagées et les indices d'amélioration. Il faut le rassurer et le materner. Mais aussi lui faire comprendre qu'il entre trop dans le détail. »
Et choisir son moment pour lui parler : « Il ne faut pas tenter de le faire lorsqu'il est en crise. Mais attendre un moment de détente, lorsqu'il a évacué. Et il faut être attentif à la manière de dire les choses pour ne pas les présenter comme des faiblesses, mais plutôt opter pour : "Cela doit être difficile avec tes responsabilités", ce qui conduira le manager à se livrer plus facilement. »

Conclusion

« Il y a, en général, beaucoup de turn-over dans l'équipe d'un patron très stressé, reprend Philippe Vidal. D'abord parce qu'il ne sait pas valoriser les gens et a tendance à se concentrer sur ce qui ne va pas. Mais aussi parce qu'un patron qui doute de ses collaborateurs les met mal à l'aise et leur donne envie de partir. Le stress peut avoir un effet mobilisateur positif dans une situation difficile, mais lorsqu'il est permanent, il conduit à ce que les gens, de peur de mal faire, ne fassent plus rien. »

Comment ça se passe chez Balaton


"Stéphane ! Stéphane ! »
Stéphane Bertier, qui revenait juste de vacances, leva les yeux au ciel en entendant son chef, Sylvain Lambert, l'interpeller depuis l'autre bout du plateau. Dissimulé derrière un pan de mur, il décida de ne pas répondre. Quelques secondes plus tard, il entendit Lambert demander à Du Lac :
« Stéphane n'est pas là ?
- Si, si...
- Pourquoi est-ce qu'il ne répond pas, alors ? »
Du Lac haussa les épaules. Stéphane Bertier entendit Lambert se lever, puis se diriger vers lui :
« Stéphane, il y a un problème avec le service après-vente... »
Bertier le coupa :
« Bonjour... Vous avez passé de bonnes vacances ?
- Oui, oui... Mais c'est déjà loin... Et puis, il faut qu'on se remette au travail... Vous avez vu le nombre de réclamations clients qui se sont accumulées en votre absence ? Il faut que vous mettiez le paquet pour régler ça... Pas question que ça traîne pendant des semaines !
- Laissez-moi cinq minutes... Je n'ai même pas eu le temps d'ouvrir mon courrier et de consulter mes messages... Mais je vais m'en occuper...
- D'accord... Mais je veux plus que cette promesse... Je veux savoir à quel rythme vous avancez, quel type de réponse vous apportez... »
Bertier bougonna :
« Mais je connais mon job quand même...
- Oui, mais c'est moi le patron... Et c'est moi qui suis responsable si ça ne se passe pas bien... »
A ce moment-là, Arnaud Du Lac se rapprocha. Lambert se tourna vers lui et lui lança d'un ton rogue :
« Oui ?
- Euh... Il y a un problème avec l'un des contrats Cegateau... Celui qui vient à échéance dans quelques semaines...
- Abrégez, Du Lac.. Je n'ai pas de temps à perdre !
- Bon, je viens de les appeler... Et ils m'ont annoncé qu'ils refaisaient un appel d'offres complet sur ce produit... Et que ce n'est pas parce qu'on est leur fournisseur habituel qu'on ne doit pas se plier à l'appel d'offres...
- J'en étais sûr ! J'étais sûr que cette rentrée allait mal se passer ! »
En face de Lambert, Bertier et Du Lac poussèrent un énorme soupir : si Lambert était dans cet état une semaine après avoir repris le travail, l'automne s'annonçait joyeux !

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