emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur

Comment bien vivre en open space ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Comment bien vivre en open space ?
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer

Pour Monique Haeffner, dirigeante du cabinet Haeffner & Partners, le plateau paysager présente des avantages pour les entreprises : « Comme le mètre carré est rare et cher, en optant pour ce type d'organisation, elles améliorent leur gestion. Et cela rend plus simples la flexibilité et la mobilité des postes de travail. »
Mais, pour les salariés, les inconvénients peuvent être nombreux : « Etre assis dans un endroit de passage, sous une bouche de climatisation ou à proximité d'un(e) voisin(e) que l'on a du mal à supporter... Dans ces open-space, on peut vite en venir à : "L'enfer, c'est les autres". »
Les entreprises mettent aussi en avant l'atout « communication » : « A leurs yeux, l'open-space favoriserait le lien social et le sentiment d'appartenance. Et faciliterait la communication et l'information d'un espace à l'autre, sans avoir besoin d'aller à l'étage supérieur ou inférieur ou dans un autre bureau. »
A contrario, trouver un moment de calme devient difficile : « En général, pas très bien étudiés sur le plan acoustique, ces espaces interdisent toute intimité : tous les visiteurs sont répertoriés, on peut entendre les coups de fil, voire lire les e-mails par-dessus l'épaule... »

Conclusion

« L'agencement en open-space exclut la solitude du bureau où l'on peut, sans témoin, se laisser aller tranquillement à la déprime parce que c'est l'automne, reprend Monique Haeffner. En open-space, les salariés n'ont d'autres choix que d'accepter la compagnie des autres. Et les douceurs qui vont avec, telles que s'échanger des informations de première main au distributeur ou se dire ce que l'on pense vraiment - à titre tout à fait confidentiel - de certains de ses collègues. »

Comment ça se passe chez Balaton

"Ça va, Arnaud ? Tu as l'air tendu ...
- Non, non, pas du tout... j'essaie juste de bosser... »
Arnaud Du Lac, l'un des commerciaux, n'avait même pas levé la tête pour répondre à Bérangère. Il était en train d'essayer de rédiger un dossier de réponse à un appel d'offres de l'un de leurs principaux clients. Et, sur ce plateau paysager, impossible de se concentrer. Il y régnait, depuis le début de l'après-midi, un brouhaha permanent. Les téléphones sonnaient quasiment sans arrêt, certains de ses collègues s'interpellaient d'un bout à l'autre du plateau... Trop fatigués sans doute pour faire les quelques pas qui les séparaient...
Du Lac se repencha sur sa pile de documents. Trois minutes plus tard, il était à nouveau perturbé par Gautier qui hurlait au téléphone :
« Allo... Allo... Non, je vous entends très mal... Un rendez-vous ? D'accord... Qu'est-ce que vous dites de vendredi ? Allo... Allo... Vous êtes toujours là ? »
Gautier raccrocha brutalement, en disant :
« Ah, ces portables... C'est infernal... Impossible d'avoir une conversation sans être coupé ! »
Enfin, le silence s'installa. Mais, à quelques mètres de Du Lac, Bertier se mit à machouiller bruyamment un chewing-gum. Définitivement dégoûté, Arnaud Du Lac se leva pour aller prendre un café. Devant le distributeur, il se retrouva en compagnie de Sylvain Lambert, son chef, qui lui demanda :
« Vous pensez que d'ici la fin de l'après-midi, j'aurai l'appel d'offres ? »
Du Lac fit une grimace avant de lui répondre :
« Peut-être, si vous me prêtez votre bureau pendant deux heures... Histoire d'être un peu au calme...
- Oh, Du Lac, vous exagérez ! Vous savez, même avec mes cloisons, j'entends tout... »
Lorsqu'il revint à son bureau, la cacophonie avait repris. Du Lac décida d'appeler sa copine :
« Oui, je vais rentrer un peu tard... Oui, je sais, je suis désolé... Mais je ne peux pas faire autrement... Oh, ne t'énerve pas ! Oui, je sais, on devait dîner chez ta soeur... Je t'y rejoindrai... Allez, tu ne vas pas faire la tête... »
Il parlait doucement. Mais quand il leva les yeux, il vit Bertier qui faisait signe à Fournier : « Ça chauffe » en le désignant.

 

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

8723 offres d’emploi en ligne

Fermer X