emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur

Comment combler les disparités entre femmes et hommes

Comment combler les disparités entre femmes et hommes
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer
C'est un colloque européen qui le précise. Les femmes sont plus diplômées que les hommes. Elles contribuent à la croissance économique. Pourtant, elles récoltent très peu de ce qu’elles ont semé. Leur salaire est en moyenne de 17 % inférieur à celui des hommes et elles occupent moins de postes à responsabilités. Tour d’horizon de certaines initiatives pour combler ces disparités.

 

Le principal paradoxe de la situation féminine sur le marché du travail tient en ces quelques mots : elles sèment beaucoup mais récoltent très peu. DRH, experts et militantes féministes, réunis jeudi dernier, porte Maillot, lors du colloque européen, « Le dialogue social au cœur de l’égalité professionnelle », sont tombés d’accord sur ce même constat. Certains se sont appuyés sur des anecdotes personnelles. Un des hommes présents dans la salle, souligna la peur de ses collègues féminines de partir en congé maternité. Conserveront-elles leur poste en revenant ?

D’autres se sont appuyés sur des chiffres et enquêtes. 59 % des diplômes sont décrochés par la gente féminine. Mais sur le marché du travail, lors de la distribution des parts, elles sont largement perdantes. Pour elles, les contrats précaires et les temps partiels involontaires. 31,1 % des femmes travaillaient en 2008 à temps partiel contre 7,9 % des hommes, d’après le rapport 2010 de la commission européenne sur l’égalité entre les femmes et les hommes. Pour eux, les postes à responsabilités. « Les femmes ne représentent que 10 % des membres des conseils d’administration des sociétés européennes de premier ordre, et 3 % des dirigeants de ces conseils », continue ce même rapport cité par Juan Luis Barbolla Casas, responsable politique de l’unité « égalité hommes et femmes » de la Commission européenne. Sur la fiche de paie, les disparités persistent. En moyenne, une femme européenne toucherait 17,6 % de moins que son homologue masculin. Enfin, quand elles ont un travail. Les femmes représentent plus de deux tiers des 63 millions de personnes âgées de 25 à 64 ans qui sont inactives dans l’Union européenne.

 

« Nous nous imposons qu’il y ait au moins une femme »

 « Une injustice sociale, a souligné Nicole Ameline, ancienne ministre pour l’Egalité et la Parité. C’est aussi un non-sens économique. L’égalité entre hommes et femmes est un fort atout pour la croissance des entreprises. » D’après une étude de l’OCDE, parue en 2008*,   « la participation croissante des femmes au marché du travail est à l’origine d’un quart de la croissance économique annuelle depuis 1995 ».

Que faire ? Après l’amer constat, certaines entreprises, perchées sur l’estrade, ont exposé leur recette pour combler ces disparités.

Chez le constructeur automobile PSA, Peugeot Citroën, « nous agissons sur la progression salariale et sur les promotions des femmes, précise Philippe Dorge, responsable des relations sociales. Il y a, en moyenne, 300 promotions internes par an pour des postes de cadres au sein de notre groupe. Pour trois candidatures pour une de ces promotions, nous nous imposons qu’il y ait au moins une femme. »

 

« Quota, ce n’est pas un gros mot »

Chez Carrefour, on mise sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. « Quand j’étais enceinte, je culpabilisais beaucoup, confie Mathilde Tabary, responsable développement social au groupe Carrefour. J’en étais presque à me dire que, avec cet enfant que j’allais avoir, je trahissais mon employeur qui avait bien voulu m’employer. J’avais très peur de devenir un poids. » Pour désamorcer les angoisses des employées, mais aussi pour faire taire les préjugés de certains managers sur les femmes enceintes, le groupe organise des campagnes de sensibilisation à la parentalité auprès des managers.

Chez Orange, on mise sur l’avenir. Les femmes, dans le choix de leurs études et d’emplois, restent concentrées dans des secteurs traditionnellement féminins et souvent moins rémunérateurs comme les services de santé et de soins ou l’enseignement. Elles sont, par exemple, en très faible minorité dans les métiers de l’ingénierie ou de l’industrie. « Nous nous sommes dit qu’il fallait agir à ce niveau-là, très en amont du premier emploi, estime Patricia Waldron-Werner, directrice des ressources humaines chez Orange Business Services. On travaille avec des écoles locales. Des femmes déjà ingénieurs chez nous accueillent des jeunes filles de 15-16 ans pour leur montrer le groupe et leur métier. »

Chez Sodexo, on pense que ce sont les quotas qui feront évoluer la culture masculine des entreprises. « Quota, ce n’est pas un gros mot, rappelle Jean-Michel Monnot, directeur Diversité Europe dans le groupe. C’est le seul moyen pour faire avancer les choses. » En plus d’atelier de sensibilisation sur l’intégration des femmes dans l’entreprise auprès des 25 000 managers de la société, des bonus sont distribués en fonction de la place offerte aux femmes pour les postes à responsabilités.

Lucile Chevalier

 

* " Gender and sustainable development.Maximisingf the exonomic, social and environmental role of women ".

 

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

8069 offres d’emploi en ligne

Fermer X