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Comment faire accepter une "corvée" à un salarié récalcitrant ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

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Pour Dominique Chalvin, auteur de " Du bon usage de la manipulation " (ESF Editeur), Lambert (voir ci-dessous) joue de l'effet de contraste : " Dans un premier temps, il dramatise. Puis, plus tard, il temporise. Au final, le collaborateur se dit que la mission qu'on veut lui confier n'est pas si terrible. Et il se sent reconnu et valorisé. "

Mais Lambert risque de tomber dans l'abus de confiance : " Cela peut conduire au mensonge et à la manipulation. Avec un effet boomerang lorsque la personne s'aperçoit qu'on lui a raconté des histoires. En outre, le jour où il y aura urgence, Lambert n'arrivera pas à motiver les gens. "

Il faut être extrêmement attentif : " Lorsqu'un même fait est présenté de deux manières différentes par son manager, le collaborateur doit, sans tomber dans la paranoïa, être méfiant. " Et ne pas accepter trop vite la proposition qui lui est faite : " Il faut toujours demander un temps de réflexion, même très court. Ces quelques heures permettront au collaborateur de se renseigner auprès d'autres personnes et de se défendre face à la manipulation. "

Conclusion
 

" La manipulation par la dramatisation fonctionne, car les gens comparent toujours la situation devant laquelle ils sont à l'une de celles qu'ils ont déjà vécues. Ainsi, quelqu'un qui a l'habitude d'une vie sans ennui sera affolé dès qu'il se trouvera face à une situation difficile, reprend Dominique Chalvin. Deux catégories de personnes sont très sensibles à cette manipulation : les hyperactifs qui réagissent au quart de tour dès qu'il se passe quelque chose et les anxieux pessimistes qui broient du noir tout de suite en cas de 
Pour Dominique Chalvin, auteur de " Du bon usage de la manipulation " (ESF Editeur), Lambert joue de l'effet de contraste : " Dans un premier temps, il dramatise. Puis, plus tard, il temporise. Au final, le collaborateur se dit que la mission qu'on veut lui confier n'est pas si terrible. Et il se sent reconnu et valorisé. " 

Comment ça se passe chez Balaton

" Vous vouliez me voir ?

- Ah, Fournier, entrez ! " Sylvain Lambert fit signe à Xavier Fournier de s'asseoir et se racla la gorge avant de commencer : " Voilà, avec Paul Duchêne, nous souhaitons vous confier une mission... Pour le passage à l'euro, nous avons décidé de détacher une personne du service qui, pendant quelques semaines, résoudra les problèmes liés à la nouvelle monnaie... Elle répondra aux questions des salariés de Balaton, mais aussi à celles des clients et des fournisseurs... "

Fournier ne disant rien, Lambert poursuivit : " Je sais que ça risque d'être difficile... Les sollicitations seront nombreuses... Vous allez sans doute faire beaucoup d'heures... Et, puis il faudra aussi faire le tour des agences commerciales en province... "

In petto, Fournier se voyait déjà sauter d'un avion à l'autre, pendant une bonne partie du mois de janvier. Et peut-être pendant les vacances de Noël alors que la nounou venait de leur annoncer qu'il était hors de question qu'elle garde la petite entre les fêtes ! Et tout ça pour expliquer l'euro à des gens aussi paumés que Lambert... Cela faisait six mois que son chef clamait partout que convertir du franc en euro, c'était facile, qu'il suffisait de multiplier par dix et de rajouter un tiers... Avant de se rendre compte qu'il s'embrouillait et de proposer une autre méthode - 5 euros égalent 100 francs - toute aussi fausse.

Fournier revint à la réalité, en entendant Lambert ajouter :

" Inutile de me donner une réponse aujourd'hui... Réfléchissez-y... On en reparle ... "

Quelques jours plus tard, Fournier prit son courage à deux mains :

" Vous savez, Lambert, pour cette histoire d'euros, je vais avoir quelques problèmes pour les déplacements...

- Ah, j'ai oublié de vous le dire mais, depuis notre discussion, Duchêne a décidé de confier à quelqu'un d'autre le suivi des agences de province... Vous ne vous occuperiez que du siège... "

Soulagé, Fournier lâcha : " Dans ces conditions, je suis d'accord "

Lambert, lui, jubilait. Avec sa petite ruse, Fournier avait accepté cette corvée presque de bon coeur.

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