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Comment faire pour qu'une démission se passe bien ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Comment faire pour qu'une démission se passe bien ?
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Pour Jean-François Roquet, directeur général associé de François Sanchez Consultants, la remise d’une lettre de démission
est une pièce en trois actes: «Le patron commence par s’étonner et jouer de la corde sensible. Puis il menace son collaborateur : c’est
la phase de la colère. Enfin, il se résigne à voirpartir ce collaborateur et entre dans la période de conciliation. »
Le patron doit essayer de comprendre: « Il doit bien s’imaginer que, même si un employé peut embrasser la cause de l’entreprise, il gère avant tout sa carrière. Le patron n’est pas propriétaire de ses salariés. Et il ne doit pas essayer de les garder contre leur gré. Donc, ne pas faire de promesses qu’il n’aurait pas faites en l’absence de démission.»
De son côté, le salarié doit garder son calme: «Pour lui, la démission est un acte majeur qui doit être préparé. Dès qu’il est sûr de vouloir partir, il ne doit pas se laisser perturber par les réactions de son patron. Et faire son travail avec professionnalisme.»

Et ne pas réagir : «Dans la phase sentimentale, il doit particulièrement se taire car quoi qu’il dise, son patron ne l’entendra pas. Et il a d’autant plus intérêt à se taire qu’il a envoyé sa démission par lettre recommandée et que c’est cettedernière qui fait courir le préavis. »


Conclusion
 

«Il ne faut pas oublierque l’entreprise est une association provisoire de personnes aux intérêts divergents, reprend Jean-François Roquet. Or, ce patron assimile l’entreprise à la famille et ressent la lettre comme une rupture sentimentale.
Mais lorsqu’il décide de licencier un salarié, il ne se préoccupe pas de savoir si cela va le gêner. La relation entreprise – salarié est précaire. Et le jour où l’employé décide d’y mettre fin, il faut faire en sorte que cela se passe le mieux possible

 

Comment ça se passe chez Balaton

Vous êtes un traître !

"Sylvain, je peux vous parler deux minutes ? »

Yann Legoff, l'un des commerciaux de Balaton, avait arrêté Sylvain Lambert alors qu'il repartait à grands pas vers son bureau. Depuis le matin, il essayait de voir son chef. Une mission quasi-impossible : Lambert était passé de réunions en coups de téléphone.

« Je n'ai pas le temps... J'ai un rendez-vous et plein de choses à finir avant de partir en congés ce soir...

- C'est important... Il faut vraiment que je vous voie... »

Résigné, Lambert haussa les épaules :

« Venez... »

Il claqua la porte de son bureau derrière eux et lança sèchement :

« Bon, alors, qu'est-ce que vous voulez ? Et soyez bref ! »

Yann Legoff lui tendit une feuille de papier et ajouta :

« Voilà, je quitte Balaton... Je voulais vous donner ma lettre de démission...

- Pardon ? »

Lambert n'alla pas plus loin et se concentra sur la lecture de la lettre. Quelques instants plus tard, il la reposa très calmement sur son bureau, mais son visage crispé indiquait le degré de sa colère.

« Eh, bien, vous ne manquez pas d'air. C'est un véritable coup de couteau dans le dos que vous m'infligez là, Yann... »

Ce dernier, déstabilisé par l'attitude de Lambert, tenta de se justifier :

« Ecoutez, on m'a fait une proposition en or... Avec, en plus l'espoir de pouvoir retourner dans ma région d'ici quelques mois... C'était difficile de refuser...

- Vous ne m'aviez jamais parlé de ce souhait de changer de région... Si je l'avais su, j'aurais pu faire quelque chose... Ce manque de confiance, ça m'étonne...

- Il n'y a pas que ça... Je ne me sens plus très bien chez Balaton... »

Lambert le coupa :

« Vous ne vous sentez pas bien ? Avec tous les aménagements que j'ai acceptés... Vous vouliez des horaires décalés ? Vous les avez eus... Vous vouliez travailler chez vous ? J'ai dit d'accord... Et vous me reprochez encore des choses ? »

Voyant que Sylvain Lambert disait tout et son contraire sous l'effet de la colère, Yann Legoff garda le silence. Puis il vit Lambert déchirer sa lettre :

« Je n'accepte pas votre démission. Et vous-même, réfléchissez-y pendant mes congés... Il n'est jamais bon de prendre une décision sur un coup de tête ! »
 

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