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Comment faire pour que les ennuis professionnels ne rejaillissent pas sur la vie privée ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Comment faire pour que les ennuis professionnels ne rejaillissent pas sur la vie privée ?
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Pour Béatrice Galievsky, P-DG du cabinet Favereau et associés, les frustrations professionnelles rejaillissent sur la vie privée : " Même si la personne n'en parle pas, elle va se renfermer, et l'univers familial sentira ces tensions. Cela rejaillira sur l'entourage, y compris de manière inconsciente. " Et cela peut aller plus loin : " Si la frustration professionnelle entre en résonance avec des problèmes personnels, qui peut-être jusque-là n'étaient pas apparus au grand jour, tout l'édifice s'en trouve fragilisé. Et cela peut faire tout exploser. "

L'entourage doit être réceptif : " S'il existe une harmonie, une complicité dans le couple, cela permet d'affronter le problème, voire de l'alléger. Mais il peut arriver que l'on ne comprenne pas ce qui est important pour l'autre, soit par indifférence, soit parce que l'on est soi-même accaparé par d'autres soucis. " Et la personne en situation difficile doit surmonter ses peurs : " Il arrive que l'on parle de petites bricoles, mais que l'on se taise sur les choses importantes. Parce que ce sont celles qui nous touchent le plus, que l'on a peur que l'autre ne les considère comme des enfantillages, qu'il ne nous trouve ridicule. Il faut donc être attentif aux non-dits, qu'ils soient volontaires ou qu'ils dissimulent l'espoir que l'autre va finir par comprendre ce que l'on n'ose pas exprimer. "

Conclusion
 

" Notre position sociale est définie par notre métier, notre rôle professionnel, reprend Béatrice Galievsky. Et il faudrait que tout aille bien, que l'on soit en bonne santé. Or les gens sont fragiles. Un petit grain de sable suffit pour que tout se grippe. Et les univers professionnel et familial étant très imbriqués, cela peut provoquer des réactions en chaîne. Toutefois, s'il existe un équilibre familial, on peut y puiser des forces pour se battre et retrouver un équilibre professionnel. "  

Comment ça se passe chez Balaton

Alors, tu as passé une bonne journée ? "

Sylvain Lambert répondit par un haussement d'épaules. Sa femme, Martine, le relança alors qu'il attrapait une bière dans le bas du frigo : " Alors ?

- Bof, c'est toujours la même chose : Fournier continue à faire la tête depuis le coup de gueule qu'il a poussé l'autre jour... Duchêne ne s'est pas remis de la minigrève sur les salaires... Du coup, il nous tanne pour qu'on fasse de la pédagogie... Et surtout pour qu'on ne déclenche pas plus de mécontentement dans nos équipes... Et, évidemment, comme l'histoire avec Fournier a fait le tour de l'immeuble, il me traque d'encore plus près ! Quant à ma propre satisfaction, tout le monde s'en fiche ! "

La femme de Lambert interrompit sa litanie :

" Ce qu'il y a de bien, c'est que rien ne change... En attendant, tu pourrais peut-être aller discuter cinq minutes avec ton fils, il s'est encore battu à l'école et le directeur commence à se lasser... Peut-être que toi il t'écoutera... "

Lambert la regarda avec un air fâché :

" Je te parle de trucs extrêmement importants et ça ne t'intéresse pas... Tu passes à autre chose comme ça, d'un coup... Et puis si un directeur d'école n'est pas capable de se faire obéir par un gamin de huit ans, il faut qu'il change de métier ! "

Sa femme lui répondit, crispée : " Bien sûr que ça m'intéresse... Simplement, il me semble que l'on pourra en parler un peu plus tard... Et que l'avenir de ton fils n'est pas un sujet sans intérêt ! Après tout, je ne vois pas pourquoi ce serait à moi de gérer tous ces petits problèmes... Et pour une fois que tu rentres avant que les enfants ne soient au lit, profitons-en...

- C'est bon, c'est bon... J'y vais ! " Martine Lambert soupira : depuis le mois de septembre, son mari passait ses soirées à râler contre Balaton, son patron et les membres de son équipe... A rabâcher toujours les mêmes histoires... Sans prendre les choses en main... Ça devenait franchement lassant ! De son côté, Sylvain Lambert montait l'escalier menant aux chambres en marmonnant : " Personne ne se rend compte à quel point ma vie professionnelle est un enfer ! Et je ne peux même pas me détendre cinq minutes en rentrant du boulot ! "

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