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Comment interpréter l'impolitesse chronique d'un chef ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Comment interpréter l'impolitesse chronique d'un chef ?
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Pour Louis Bailly, consultant du cabinet Sefop, Lambert rate sa mission première (voir ci-dessous) : " Sa reconnaissance comme chef passe par sa capacité à faire le premier pas vers son équipe, à l'accueillir. Dire bonjour et entrer en contact avec son équipe devrait être un quasi-réflexe. "

Il y a plusieurs explications à ce comportement : " Cela peut relever, soit de l'indifférence, soit de l'orgueil mal placé. Le chef suppose alors que c'est aux autres de venir vers lui, de lui faire la révérence. C'est une conception des relations hiérarchiques que l'on trouve dans des entreprises traditionnelles, où le poids de l'histoire est encore fort. "

Faire des remarques à Lambert peut l'amener à changer d'attitude : " Il ne s'agit pas d'y aller durement, mais de lui montrer qu'on est surpris de son absence de bonjour et le provoquer en lui disant : " Vous êtes de mauvaise humeur ? " ou " Vous estimez ça superflu ? " Bref, lui dire : " Je n'existe pas pour vous "".

Mais il ne faut pas trop en attendre : " Lambert va se domestiquer, mais son "bonjour" ne sera pas éclatant, car les remarques qu'on peut lui faire ou les formations auxquelles on peut l'envoyer ne modifieront pas sa personnalité profonde. En outre, il risque d'être maladroit ou, même s'il dit bonjour, de ne pas être en cohérence avec le reste de son management. "

Conclusion
 

" S'il est le seul chez Balaton à ne pas dire bonjour, Lambert va se retrouver en porte-à-faux, reprend Louis Bailly. Il ne devra pas, dans ce cas, s'étonner du fait que ses collaborateurs soient un peu méfiants, qu'ils ne sachent pas comment l'aborder. Les collaborateurs ne prendront pas cela nécessairement comme une forme de mépris, mais comme un signe parmi d'autres des faiblesses de Lambert. Et ils auront du mal à le reconnaître comme chef. "
 

Comment ça se passe chez Balaton

" Alice, mes billets pour Francfort, vous les aurez bien avant midi ? "

Alice, la secrétaire du service commercial, leva les yeux en entendant l'interpellation de Sylvain Lambert. Et lui lança, en insistant sur le premier mot : " Bonjour, Monsieur Lambert. Vous désirez ? "

Au même moment, Isabelle Softelle entra dans la pièce en souriant :

" Bonjour, Alice, vous allez bien ? Vous pourriez me sortir les demandes d'investissements informatiques de votre secteur pour 2002 , s'il vous plaît ?

- Bien sûr, je vous le fais tout de suite... "

Alors qu'elle commençait à taper sur son clavier, Lambert l'interrompit :

" Euh, je voudrais bien avoir une réponse...

- La réponse est oui ", lâcha sèchement Alice.

Lambert s'éloigna avec Isabelle Softelle, en bougonnant :

" Ah, quand elle est de mauvaise humeur celle-là, on ne peut rien en tirer...

- Peut-être que si tu y mettais un peu les formes, elle n'aurait pas le même comportement...

- Attends ! Elle s'est vexée ce matin parce que je ne lui ai pas dit bonjour en entrant dans son bureau... J'étais pressé, je n'ai pas fait attention... Et puis, c'est plutôt à elle de me saluer...

- Parce que c'est une assistante et que tu es directeur commercial ? Tu retardes... "

Un peu honteux, Lambert tenta de se défendre : " Je ne vais quand même pas passer la moitié de ma matinée à faire le tour des bureaux pour dire bonjour à tout le monde ! Pour apaiser les susceptibilités des uns et des autres ! "

Isabelle Softelle soupira : " N'exagère pas ! Et commence par saluer les gens de ton équipe et ceux que tu croises, ce sera déjà pas mal !

- Mais je le fais ! Enfin, c'est vrai que si je vois qu'Arnaud ou Fournier sont occupés quand j'arrive, je ne le fais pas toujours... J'attends qu'ils se rendent compte de ma présence...

- Et eux estiment que c'est à toi de faire le premier pas... Et tu t'étonnes de ne pas avoir des relations de confiance avec eux..."

En face d'eux arriva Bernard Torrès, qui leur lança un " bonjour " tonitruant. Isabelle Softelle lui répondit sur le même ton. Lambert, lui, grommela un " salut " à peine audible.

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