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Comment justifier une différence de traitement entre 2 salariés ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Comment justifier une différence de traitement entre 2 salariés ?
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Pour Jean-Pierre Gouirand, partner du cabinet Whitehead Mann, l’entreprise n’est pas égalitaire : «Créer une émulation entre et au sein des équipes est un système de gestion. Un patron donnera toujours plus de ressources aux gens qui marchent bien. Et ce n’est pas anormal.»
Mais ce système ne fonctionne que dans une parfaite transparence: « Si les règles du jeu sont claires et si chacun sait ce que son boss attend de lui en termes d’objectifs, cela marche. En revanche, l’arbitraire est très mauvais. Il ne faut pas que les décisions tombent comme des couperets.»
Il peut aussi s’agir d’un collaborateur irréaliste sur lui-même : «Les gens se comparent en entreprise, mais parfois uniquement sur ce qu’ils ont envie de voir et pas sur le reste. Dans ce cas, le manager doit faire preuve de courage et ne pas hésiter à dire ce qu’il pense. Mais ce n’est pas une qualité universellement répandue.»
Dans tous les cas, le manager doit éviter deux erreurs : «Il ne doit pas mettre les choses sous le tapis mais prendre le temps de pacifier la situation. Et ne pas botter en touche en disant par exemple : “J’aurais bien aimé te donner plus mais mon boss ne veut pas”. »

Conclusion


«Plus les gens sont démotivés, plus le manager aura du mal à remonter la pente, reprend Jean-Pierre Gouirand. Il doit donc, en amont, traiter la question en argumentant et en allant au fond du débat.
Eventuellement, faire amende honorable s’il réalise qu’effectivement il y a eu injustice. Mais il s’agit plus souvent d’une perception d’injustice que d’une réalité. Le manager doit faire passer le sentiment que chacun a sa place dans l’équipe, même si, à dessein, l’entreprise n’est pas égalitaire.»

Comment ça se passe chez Balaton

« Ouahou ! C'est quoi cette bécane ? »
Stéphane Bertier, le responsable du service après-vente de Balaton, lorgnait vers le bureau d'Arnaud Du Lac, l'un des commerciaux. Ce dernier était en train de sortir de sa sacoche un ordinateur portable dernier cri.
« C'est mon nouvel ordinateur », répondit distraitement Du Lac qui se débattait avec le branchement du modem.
Bertier se rapprocha :
« Ben, dis donc... C'est de la belle mécanique... C'est la boîte qui t'a payé ça ?
- Oui... Mais tu sais, l'autre, il était vraiment vieux... A chaque fois que je devais montrer des produits à un client, ça prenait des heures... Et la qualité n'était vraiment pas terrible...
- Tu plaisantes ? Il avait quoi ? Deux-trois ans ? Moi, cela fait des mois que je pleure pour avoir un peu plus de mémoire sur mon PC de bureau... Et je n'ai rien vu venir... Il paraît que le service informatique n'a plus de budget...
- Ecoute, je ne sais pas, moi... Il faudrait que tu en parles avec Lambert...
- J'en ai bien l'intention... Ah, ben tiens, d'ailleurs, le voilà... J'y vais... »
Bertier entra sans frapper dans le bureau de Sylvain Lambert, son chef :
« ll faut que je vous parle...
- Bonjour, Stéphane. Que se passe-t-il ?
- Il se passe que j'ai un peu l'impression de me faire avoir... Arnaud a un super ordinateur, alors que moi, je rame avec une vieille bécane...
- Il en avait vraiment besoin... On a pris ça sur un budget exceptionnel...
- Oui, mais tout ça, ce n'est pas très juste... Ce sont toujours les mêmes qui obtiennent des choses... Déjà, je n'ai pas eu d'augmentation en début d'année... Et ma prime était de moitié par rapport à celles des autres... Je pensais qu'on me donnerait au moins des moyens supplémentaires... Histoire de compenser... Après tout, je bosse autant que tout le monde... »
Lambert soupira. Bertier ne se rendait même pas compte que son travail n'était pas exactement identique à celui d'Arnaud Du Lac ou de Xavier Fournier. Mais il ne pouvait pas le lui dire comme ça :
« Stéphane, je vous ai déjà expliqué que ces décisions ne dépendent pas de moi... Mais de la direction générale... Ecoutez, je vous propose qu'on reparle de tout ça après les vacances... »

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