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Comment les entreprises peuvent-elles anticiper la reprise ?

 | par Christine CATHIARD

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Voici les réponses de Julie Vallée, directrice associée du cabinet de conseil Iremos, spécialiste en gestion de crise.

Afin de ne laisser aucune place au hasard, le processus de reprise d’activité doit être planifié avec méthodologie. Il repose sur un cycle en trois temps : définir un plan de reprise, anticiper des scénarios d’évolution et ajuster le plan au fil des nouveautés. 
Trois questions majeures méritent d’être posées pour structurer le plan de reprise : 
Quelles activités sont critiques pour la survie de mon entreprise ?
Cela permettra de prioriser les activités à redémarrer. 
Quelles sont les ressources nécessaires à la reprise de ces activités ? (acteurs clés, sites, etc.)
Il est vital lors de cet examen de prendre en compte les éventuelles  interdépendances, tant internes (certains services supports peuvent être indispensables à la réalisation de ces activités) qu’externes (fournisseurs critiques, prestataires, etc.). 
Dans quelles conditions puis-je faire repartir mon activité ? 
 

Prévention avant-tout

Selon le Code du Travail, l’employeur est tenu de mener des actions de prévention pour préserver la santé physique et mentale de ses employés et de mettre en place une organisation et des moyens adaptés. Le retour au travail doit donc être conditionné à la capacité de l’entreprise à remplir ces obligations juridiques. 
Les restrictions de déplacement nationales et internationales doivent également prise en compte dans la formalisation du plan d’action. Le retour sur les sites nécessite également de s’interroger sur la nouvelle organisation du travail (rotation, télétravail, etc.). 
 
Ce plan doit également être coordonné, concerté et communiqué : coordonné à l’échelle de toute l’organisation pour prendre en compte l’ensemble des impératifs métiers, concerté pour tenir compte des craintes et contraintes individuelles (condition médicale à risque, peur de retourner au travail, contexte familial particulier, etc.) et communiqué pour favoriser l’adhésion de tous, tant collaborateurs que partenaires. 

Quelle autre crise est à craindre si cette reprise n'est pas suffisamment réfléchie en amont ? 

Une crise de confiance tout d’abord. Les craintes et les attentes autour de cette reprise étant particulièrement élevées, les entreprises ont plus que jamais l’obligation de démontrer leur capacité à protéger et préserver le bien-être de leurs salariés. Si des cas de COVID-19 sont déclarés après la reprise et que le collaborateur concerné est en mesure de démontrer qu’il a contracté le virus sur le lieu de travail, c’est l’imputabilité juridique de l’entreprise qui est en jeu. 
 
Une  mauvaise gestion de la reprise ou une mauvaise communication peut également déboucher sur une crise de réputation. L’image de l’entreprise est ternie dans les médias ou sur les réseaux sociaux à l’initiative de collaborateurs ou autres parties prenantes mécontents. 
 
Enfin, si la reprise est mal calibrée (reprise trop subite ou au contraire trop lente) ou mal anticipée (indisponibilité d’un fournisseur critique non prise en compte par exemple),  les conséquences économiques et financières pour l’entreprise peuvent s’avérer lourdes, voire fatales. 

Quels sont les scénarios possibles du jour J du 11 mai pour la reprise ?  

Une certitude est que la reprise d’activité ne se fera pas du jour au lendemain à compter du 11 mai. Elle sera graduelle au cours des prochaines semaines, voire mois. L’ensemble du tissu économique étant touché par cette crise, la capacité de reprise d’une entreprise dépend indirectement de la reprise d’autres acteurs de son écosystème (fournisseurs, sous-traitants, prestataires, partenaires, etc.). La seconde réalité est que le déconfinement ne sera pas uniforme à l’échelle nationale, encore moins à l’échelle internationale. Le scénario d’une reprise par étapes (par activité, par site etc.) à compter du 11 mai parait donc le plus probable. 
Une hypothèse crédible est que cette reprise sera fragile. Le pays n’est pas à l’abri d’une seconde vague épidémique et d’un nouveau confinement, pouvant entraîner une nouvelle fermeture des sites. 
Pour être abordée sereinement, la reprise doit donc être pensée et anticipée en prenant en compte l’ensemble de ces facteurs exogènes et scénarios d’évolution. 

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