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Recrutement dans l'industrie

Comment passer de technicien supérieur à ingénieur dans l'aéronautique

 | par Gwenole Guiomard

Comment passer de technicien supérieur à ingénieur dans l'aéronautique
Le secteur aéronautique est dans l'obligation de promouvoir ses techniciens supérieurs. Profitez-en.
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L’aéronautique est un secteur qui promeut ses salariés. Tant mieux. Il faut donc en profiter en utilisant les différents outils mis à disposition par les employeurs : développement de ses compétences, formation continue…

 

C’est un consensus du monde aéronautique. « Le secteur promeut, a promu et va promouvoir de plus en plus ses salariés, explique Muriel Caristan, déléguée générale de l’association pour la formation aux métiers de l’aérien (AFMAé) et directrice du CFA des métiers de l’aérien. Les raisons sont multiples. Pour faire face à son développement et au départs en retraite, le secteur embauche beaucoup et n’arrivera pas à atteindre ses objectifs en matière de recrutement sans passer par la promotion interne des salariés. De plus, la nécessité de disposer de compétences toujours plus fines et de regards différents poussent les employeurs à promouvoir leurs techniciens supérieurs ».

Voilà pour les bonnes nouvelles. Reste à être promu. Pour cela, le technicien supérieur devra, en tout premier lieu, se faire repérer par son organisation. Dans les grands groupes, il existe une politique de promotion interne qu’il faut connaître et utiliser. L’idée est de se faire repérer comme salarié à potentiel et, donc, correspondre aux besoins des employeurs. Ces derniers recherchent des techniciens supérieurs sortant du schéma de l’exécutant. Il faut donc montrer de la curiosité en matière de nouvelles technologies, de stratégie du secteur et de son entreprise. Il faut aussi être lucide sur ce que l’on possède comme compétences et ce qui manque. La bonne idée sera alors de se former et d’améliorer ses points faibles. Ce peut être une compétence technique pointue, l’anglais, le management. Il est facile de se former par soi même sur ces points cruciaux. Le technicien peut aussi suivre des cursus courts sur ces mêmes sujets.

 

« Montrer à son employeur que l’on est mobile »

Il pourra ainsi progresser professionnellement en se formant et passer cadre. « Pour progresser le plus possible, je conseille aux techniciens supérieurs, ils sont titulaires d’un Bac +2 industriel, d’intégrer une entreprise avec le maximum de cordes à leur arc, poursuit Laurent Dujaric, conseiller en industrie aéronautique pour Airemploi Espace Orientation. Ce peut être en décrochant, avant d’intégrer le monde du travail, une licence professionnelle d’un autre champ de la connaissance comme le management, le commercial, les achats, la logistique ou la finance. L’idée est de développer au maximum ses compétences de façon transversale pour montrer à son employeur que l’on est mobile et que l’on comprend d’autres départements de sa société. La force de I’ingénieur est de comprendre et de se faire comprendre par tout le monde. Il faut s’en rapprocher ».

D’autre part, le technicien supérieur, toujours dans l’idée de montrer ses pluricompétences, devra, le plus rapidement possible, s’impliquer dans des missions développant d’autres connaissances. En bureau d’études, il devra demander à s’occuper des sous-traitants. Il fera aussi de la gestion de projet. Il saura également changer le plus possible de fonction. Il faut quitter sa zone de confort.

 

« Un diplôme d’ingénieurs en contrat de professionnalisation »

La promotion pourra aussi passer par l’acquisition du titre d’ingénieur (pour aller plus loin, lire ici notre article). Cela nécessite alors de décrocher une formation diplômante. « L’aéronautique a besoin d’ingénieurs de très haut niveau mais aussi d’ingénieurs plus techniques, conclut Caroline Bérard, directrice des formations ingénieurs de l'Isae-Supaero. Pour ces derniers, il est possible de décrocher, chez nous, un diplôme d’ingénieurs par apprentissage. Nous réfléchissons aussi à l’ouvrir en contrat de professionnalisation ».

Pour décrocher ce type de cursus, le mieux est que l’employeur soit partie prenante. La formation dure environ deux ans. Ce délai peut être raccourci par une VAE (Validation des acquis de l’expérience) (lire ici notre article). C’est finançable par l’entreprise (plan de formation) (lire ici notre article), par un CIF (Congé individuel de formation), par une période de professionnalisation, par le biais du CPF (Compte personnel de formation) (Lire ici notre article) et ses deniers personnels. Et, la plupart du temps, il faudra passer par une combinaison de tous ses financements.

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