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Comment peut-on aider un chef stressé ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Comment peut-on aider un chef stressé ?
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Pour Béatrice Galievsky, la fondatrice du cabinet Favereau et associés, le patron (voir ci-dessous) ne demande pas d'aide : « Soit parce qu'il a une grosse pression d'au-dessus et a le sentiment qu'il n'a pas le temps de faire faire. Il est anxieux et fait à la place de ses collaborateurs. Soit parce qu'il a peur de perdre la paternité d'un projet. Il veut tirer la couverture à lui. »
Il peut être aidé par son équipe : « S'il existe une bonne ambiance et que ses collaborateurs l'apprécient, l'un d'entre eux va aller le voir pour lui proposer son aide. Mais il faut que l'équipe le rassure, lui montre qu'il a toujours la mainmise sur le projet et que les choses seront bien faites. Cela peut d'ailleurs recréer une synergie d'équipe, la ressouder. »
L'inverse est aussi vrai : « Les collaborateurs peuvent juger que le patron est incompétent et se dire : "Tant pis pour lui." Ou ils estiment que c'est son problème et pas le leur. Dans ce cas, chacun s'enferme dans son bureau et le laisse se débrouiller. »
S'il est aidé, le patron doit gérer l'après : « Il doit faire un retour en disant : " Voilà, c'est ce que j'attendais." Sinon, la prochaine fois, le patron se retrouvera seul face à sa surcharge car le collaborateur, qui ne se sentira pas considéré, ne l'aidera pas. »

Conclusion

« Un patron qui ne délègue pas n'est pas un bon manager, reprend Béatrice Galievsky. Mais il n'est pas toujours évident de différencier ce qui peut être délégué de ce qui ne doit pas l'être. La limite est ténue. Mais c'est au manager de savoir faire ça, en apprenant à faire confiance, sans le faire de manière aveugle. Le summum de l'intelligence, c'est le grand paresseux qui sait faire, mais qui délègue en contrôlant. »

Comment ça se passe chez Balaton

Mardi soir, plateau des commerciaux
« Sylvain, vous n'oubliez pas que l'on doit se voir ? »
Sylvain Lambert, le directeur commercial de Balaton, leva les yeux vers Xavier Fournier, le collaborateur qui venait de frapper à sa porte. Il jeta un regard rapide vers sa montre, puis soupira :
« Oh ! Je suis désolé, Xavier, mais ce soir, je crois que ça ne va pas être possible. J'ai une note à finir pour Torrès de l'international. Et puis je dois faire des prévisions pour la logistique. Et, en plus, mon ordinateur est bloqué. Et il n'y a toujours personne de l'informatique qui est venu me dépanner... »
En entendant la litanie de son chef, Xavier Fournier lui lança :
« Bon, remettons ça à demain... Mais demain sans faute... »
Il savait que son chef était débordé. Mais il avait aussi besoin de le voir de temps en temps pour les décisions les plus importantes. Et ces derniers temps, c'était compliqué. Lambert n'était jamais disponible.
Au moment où il rejoignait son bureau, il entendit Sylvain Lambert lancer à Joëlle, l'informaticienne :
« Ce n'est pas trop tôt !
- Oui, ben, je fais ce que je peux... Bon, c'est quoi le problème ? »
Lambert lui expliqua. Elle réagit :
« Ça va prendre un peu de temps...
- Ah, non... J'ai encore plein de trucs à faire... Bricolez-moi ça, juste pour que ça marche ce soir... »
Joëlle s'exécuta. Un quart d'heure plus tard, sa tâche effectuée, elle se rapprocha de Xavier Fournier :
« Ben, dis donc, il est stressé ton chef...
- Ouais...»
Joëlle insista :
« Il a vraiment l'air débordé...
- Il n'a pas seulement l'air... Il l'est...
- Ben, vous pourriez lui filer un coup de main... Je n'ai pas un amour immodéré pour lui, mais là, il me fait presque pitié... »
Fournier secoua la tête :
« Oui, et bien, pas à moi... Je le connais... Il gémit toute la journée qu'il est débordé pour qu'on lui propose notre aide... Mais, c'est bon, on s'est déjà fait avoir une fois avec Arnaud... On a fait tout un truc à sa place, même pas un merci à la fin... Et quand il l'a présenté, pas un mot sur nous... Alors, tu vois, moi, je le laisse se débrouiller et je rentre chez moi... »
 

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