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Comment peut-on détecter les signes de démotivation d'une équipe ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Comment peut-on détecter les signes de démotivation d'une équipe ?
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Pour Françoise Diveu, directrice du cabinet Efficia, il y a des signaux d'alerte : " Le silence en est un. Mais aussi la montée en puissance des maladies professionnelles, les cadres qui s'engouffrent dans leurs jours de RTT...Il y a une espèce de fatigue qui s'installe. Enfin, la dérision est une des attitudes courantes du désengagement. "

Les managers ne savent pas toujours les détecter : " Ils interprètent souvent le silence comme de l'alignement et la dérision comme du défoulement. Ils ont du mal à prendre de la distance car ils souffrent eux-mêmes de ce mal. Or, il est indispensable d'identifier les gens qui se désengagent et de diagnostiquer les raisons de ces retraits. "

Le retrait est lié à plusieurs facteurs : " Les entreprises se sont focalisées sur la valorisation financière depuis plusieurs années sans qu'il n'y ait de valorisation humaine. Elles ont aussi prôné le concept du client roi, qui se retrouve aujourd'hui en décalage avec l'attitude insupportable de certains clients. Enfin, elles incitent à la créativité, tout en adoptant une gestion comptable du temps. Or, aujourd'hui, les démarches de participation au progrès ne marchent plus. Au final, ce sont ces trois antagonismes qui conduisent au désengagement des salariés. "

Conclusion

" Depuis dix ans, il n'y a jamais eu autant de changements de toutes sortes dans les entreprises, reprend Françoise Diveu. Mais jusqu'à maintenant, si la perte de repères provoquait chez les salariés des résistances, elle ne se traduisait pas par un désengagement. Aujourd'hui, oui. Et c'est un vrai signal d'alarme pour les entreprises. Elles doivent donc mettre en oeuvre des démarches de reconnaissance pour ces salariés en souffrance. Tout en sachant qu'elles ne pourront pas se réconcilier avec certains d'entre eux. "
 

Comment ça se passe chez Balaton

" Ah, ben, je vais m'amuser dans les jours qui viennent ! "

Arnaud Du Lac fit ce commentaire à haute voix sur le plateau du service commercial. Il venait de terminer une conversation téléphonique. Xavier Fournier, qui avait le bureau en face du sien, leva les yeux et lâcha d'un air distrait :" Ah, bon ?

- Eh, oui, figure-toi que Cegateau vient de m'appeler pour avoir une livraison exceptionnelle d'ici à la fin de la semaine ! Il va falloir que je m'affole si je veux y arriver... Il faut que j'appelle le responsable des stocks, la logistique pour mettre tout ça en place... "

Fournier eut l'air étonné :" Je croyais qu'avec Cegateau, on avait un système de réappro automatique pour éviter justement ce genre de trucs... Non ?

- Oui, oui, en principe... Mais là, il se trouve que la personne qui alimente le système de leur côté est en congé maladie depuis le début de l'année... Et que la personne qui a pris le relais chez eux a oublié de rentrer une ligne de codes... Résultat : c'est sur nous que cela retombe...

- Tu n'as qu'à leur dire que chez nous, c'est pareil : quelqu'un est malade et ça bloque toute la production... Plus rien ne sort de nos chaînes...

- Ne fais pas du mauvais esprit ", lui glissa Du Lac.

Xavier Fournier s'énerva : " Non, mais, c'est vrai... Pendant des années, notre chère direction a expliqué à nos clients qu'ils étaient les rois... Et nous, on est là pour satisfaire leurs moindres besoins... Résultat : la très grande majorité d'entre eux fait des caprices régulièrement et nous, il faut qu'on se débrouille pour trouver une solution... Et, surtout, en gardant le sourire parce que si on lui répondait un peu trop sèchement Monsieur Cegateau pourrait se froisser et menacer de passer à la concurrence. Et tout ça, pour faire plaisir à notre actionnaire qui, lui aussi, ne serait pas content si Balaton perdait des parts de marché ! Evidemment, moi, je n'ai pas eu d'augmentation depuis deux ans... Mais ça, ça n'a aucune importance du moment que clients et actionnaires sont contents ! "

A ce moment-là, Du Lac lui fit signe de se taire. Fournier se retourna et vit Sylvain Lambert qui, sèchement, lui lâcha :

" Vous vous êtes bien défoulé, Fournier ? Alors, vous pourriez peut-être donner un coup de main à Du Lac pour la commande Cegateau... "

 

 

 

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