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Comment prospecter pour un nouvel emploi sans en avoir l'air ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Comment prospecter pour un nouvel emploi sans en avoir l'air ?
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Pour Ghislaine Caire, directrice générale du cabinet Orion, il faut commencer par définir un projet : " Réactiver son réseau en disant simplement que son entreprise ne va pas bien et qu'on veut partir n'est pas une bonne idée. Plutôt que de se présenter comme un vieux paquet de linge sale, il faut réfléchir à ce que l'on veut faire et tester ce projet auprès de différents interlocuteurs. "

Le résultat n'est pas forcément immédiat : " Le but est d'obtenir des informations sur les opportunités qui se présentent, mais aussi de se rendre visible sur le marché, en participant à des colloques, en renouant avec des associations professionnelles... Les chasseurs de têtes vont d'abord sur les gens visibles. "

Il faut renvoyer l'ascenseur : " Les gens sont plutôt prêts à rendre service, mais il faut savoir les tenir au courant des démarches que vous menez grâce aux informations qu'ils vous ont données. Avec le mail, c'est simplissime de le faire. Ou savoir les remercier, en leur rendant, par exemple, un service à votre tour... Il ne faut pas seulement être en position de demandeur, mais aussi de donneur. "

Enfin, il faut être correct : " En particulier, ne pas trop tanner les gens. Il faut se mettre à leur place et se demander si l'on accepterait d'être sollicité. Et respecter le souhait de gens qui vous donnent des informations, mais ne veulent pas, pour diverses raisons, vous recommander. "

Conclusion
 

" Lorsque l'on sent que son entreprise ne va pas bien ou que l'on veut partir, il faut rallumer les lumières un peu partout le plus tôt possible, reprend Ghislaine Caire. Tout le monde a un réseau relationnel. Ceux qui disent que le réseau ne marche pas doivent se poser des questions : ont-ils été disponibles pour les autres ? N'ont-ils pas été agressifs ? "

Comment ça se passe chez balaton
 

" Eh ! Guillaume, tu es libre pour le déjeuner à midi ? "

Guillaume Martin, le directeur général de Novaltech, soupira en entendant la question de Gérard Cramieux, son directeur des achats :

" Non...

- Je ne sais pas avec qui tu dois manger, mais ça n'a pas l'air de t'enchanter...

- C'est Mickaël Nash... ça faisait plusieurs fois qu'il me relançait... Là, j'ai craqué...

- Ah, c'est marrant ! Moi, j'ai eu droit à Sylvain Lambert, il y a deux semaines... Il y a du rififi chez Balaton ? "

Tous deux sourirent. Avant de prendre la direction générale de Novaltech, Guillaume Martin était directeur commercial de Balaton. Et Gérard Cramieux y avait lui aussi oeuvré, comme secrétaire général. Leur départ pour la concurrence, cinq ans auparavant, avait provoqué des vagues. Lambert avait été l'un des rares à se réjouir. Et pour cause : il avait eu une promotion et repris les fonctions de Guillaume Martin.

" Qu'est-ce qu'il voulait, ce brave Lambert ? Le connaissant, ça m'étonnerait qu'il ait repris contact juste pour le plaisir...

- Tu as raison : cinq ans sans un coup de fil, ni une carte de voeux et le voilà qui débarque. Grosso modo, il craint la réorganisation à venir avec l'arrivée d'André Balaton à la tête de la boîte... Et il teste le marché du travail...

- Avec sa finesse habituelle, j'imagine... En bombardant les gens de coups de fil... Ou en écumant les conférences et les salons professionnels... Et tu lui as dit quoi ? "

L'air désabusé, Gérard Cramieux haussa les épaules :

" Pas grand-chose... D'abord, parce qu'il a surtout passé son temps à gémir, à m'expliquer combien il était malheureux chez Balaton... Ensuite, quand je lui ai demandé quel type de poste il accepterait, il m'a dressé une liste d'exigences assez incroyables...

- Il plane toujours autant, à ce que je vois...

- Ouais, et, puis, moi le côté harcèlement m'agace... L'année dernière, quand je lui avais demandé d'accueillir ma nièce en stage pendant deux mois dans son service, il ne m'a jamais rappelé... Je ne vois pas pourquoi aujourd'hui je lui ferais plaisir... "


 

 

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