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Comment rattraper un projet, quand il devient un ferment de division ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Comment rattraper un projet, quand il devient un ferment de division ?
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Pour Thierry Dereux, directeur du cabinet Argos, la situation a dérapé (voir ci-dessous) : « En partant d'un projet, qui était globalement satisfaisant pour les salariés, le patron en est arrivé à un blocage et à une situation gangrénée. Il en est, en partie, responsable, car il n'a pas su associer ses collaborateurs à l'élaboration du projet. »
Et alors, tout va très vite : « L'énervement monte, des portes claquent. Des clans se forment, avec les "pour " et les "contre ". La médisance se développe, avec des bruits qui s'amplifient. Au final, les performances de l'entreprise baissent. »
Et il est très difficile de rectifier le tir : « Même si le responsable tient compte des remarques de ses collaborateurs, les choses sont engagées sur un mauvais chemin. Il aura beau rectifier, le blocage dans les esprits est installé. »
Il n'y a alors qu'une solution : « Que le responsable accepte de jeter l'ensemble de son projet à la poubelle et qu'il en rebâtisse un, en associant son équipe. Mais cela demande beaucoup d'humilité. Et il prend alors le risque d'arriver à des conclusions éloignées de celles qu'il aurait souhaitées ».

Conclusion

« Au lendemain de crises de ce type, il faut redonner confiance dans l'équipe et l'entreprise, reprend Thierry Dereux. Et éviter les sujets importants. Mieux vaut s'occuper de petites choses de la vie courante, comme pour un navire qui vient d'affronter une tempête. Ensuite, lorsque l'on souhaite relancer un projet, il est nécessaire de prendre du recul et de semer des petites graines pour qu'elles mûrissent doucement dans les esprits. Les gens commenceront alors à parler de ce projet de manière informelle, ce qui permettra au responsable d'identifier tout de suite les freins et éviter ses déboires précédents. »

Comment ça se passe chez Balaton

"C'est quoi ce débarquement ? »
Depuis son bureau, Xavier Fournier observait un groupe de cinq-six personnes qui venait d'envahir le plateau commercial. Avec, en tête, les responsables des services généraux et deux inconnus.
Arnaud Du Lac se leva pour lui répondre :
« Hum... Je crois que ce sont les gens qui sont chargés de revoir l'organisation du plateau... Architectes ou déménageurs, je ne sais pas... Pour qu'il y ait de la place pour l'équipe "spécial PME" que Pierre Gautier va superviser...
- Alors, ça y est, c'est décidé ? J'ai bien entendu des bruits de couloir là-dessus... Mais je croyais que c'était repoussé à dans très, très longtemps...
- Non, non, ça se précise... C'est pourtant pas une idée très fameuse... Mais, tu sais, une fois que Duchêne et Lambert ont décidé quelque chose, il est difficile de les faire revenir en arrière...
- Tu trouves ça stupide ? Mais il me semble qu'il y a quelques mois, tu trouvais que notre offre pour les petites entreprises n'était pas assez adaptée... Je t'ai entendu à plusieurs reprises faire des réflexions sur le sujet...
- Oui, mais de là à créer un service spécifique... Avec des gens du marketing, des achats... Je suis sûr qu'on aurait pu trouver une autre formule... Mais Lambert refuse même d'en discuter... »
A ce moment-là, Arnaud Du Lac s'interrompit. Des éclats de voix parvenaient du bureau de Sylvain Lambert, le directeur commercial. Rapidement, ils reconnurent la voix de Jean-Claude Weber, le responsable marketing, qui hurlait :
« Si tu crois que ça va se passer comme ça... Il est hors de question que vous me preniez des gens de mon service pour monter votre équipe ! Hors de question ! Je veux qu'on reparle de tout ça en réunion de direction ! Et je peux te dire que je ne serai pas le seul à être contre ce projet ! »
Avant même que Lambert ait pu lui répondre, il sortit du bureau, fou de rage, et claqua la porte.
Resté seul, Sylvain Lambert soupira. Avec cette idée qu'il avait élaborée avec Paul Duchêne, le directeur général, il avait semé une sacrée panique dans l'entreprise. Et il voyait mal comment il allait se sortir de cette sale passe.

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