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Comment réagir à une mise au placard ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Comment réagir à une mise au placard ?
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Pour Bernard Cau, directeur de Bernard Cau Consultants, plusieurs signes peuvent servir d'alerte : « Il peut s'agir d'une mésentente avec son patron. Mais aussi du sentiment d'être rejeté par ses collègues, par exemple de ne plus être convié à déjeuner avec eux. Sans précipiter les choses, il ne faut pas attendre. »
Et solliciter un entretien avec son patron : « Il ne faut pas hésiter à provoquer la discussion, même si ce n'est pas facile. Et lui faire part de ce sentiment d'être mis à l'écart et lui demander si l'on se trompe ou pas. Mais il faut agir avec diplomatie et rester courtois. »
Il faut aussi s'interroger : « Peut-être ce cadre a-t-il simplement besoin de prendre du recul. Car il peut arriver qu'un gros coup de fatigue ou des soucis personnels conduisent à percevoir la situation différemment de ce qu'elle est vraiment. Mais si l'on pense que, réellement, on est mis à l'écart, il faut en parler. »
Le manager peut aussi avoir des raisons de ne plus avoir confiance dans son collaborateur : « S'il estime que la qualité de son travail diminue, il ne doit pas hésiter à poser la question en tête-à-tête : est-il confronté à une situation personnelle difficile ? Se sent-il rejeté par le reste de l'équipe ? Envisage-t-il de quitter l'entreprise ? »

Conclusion

« Certains managers sont adeptes de la méthode qui consiste à mettre quelqu'un dans un coin jusqu'à ce qu'il craque pour s'en débarrasser, reprend Bernard Cau. Or, pour moi, ces patrons devraient assumer leurs responsabilités et tenter de trouver une solution en en discutant. Mais il peut aussi s'agir d'un collaborateur qui se sent mis à l'écart car il n'a pas su s'affirmer ou qui a besoin de repères avant de s'exprimer. Dans ce cas, c'est à lui de prendre les devants car son patron ne s'apercevra pas nécessairement de son malaise. »
 

Comment ça se passe chez Balaton

"Ah, ben, vous voilà, tous ! Je me demandais où vous aviez bien pu passer ! »
Aucun de ses collègues du service commercial ne releva la remarque de Stéphane Bertier. Ils rejoignirent tous leurs bureaux, l'air embarrassé. Ils sortaient d'une réunion de réflexion sur les « nouvelles impulsions de la stratégie de vente » organisée par Sylvain Lambert, leur chef. Ce dernier avait estimé qu'il n'était pas nécessaire d'y convier Bertier, que ce dernier ne pourrait rien y apporter. Et il avait choisi cet horaire, sachant que Bertier était pris par la visite médicale annuelle. Mais Lambert s'était bien gardé d'en avertir Bertier, préférant agir en catimini.
Voyant qu'il n'obtenait pas de réponse, Bertier se rapprocha d'Arnaud Du Lac :
« Alors, vous faites des cachotteries derrière mon dos ? »
Le visage cramoisi, Arnaud Du Lac s'exclama :
« Mais pas du tout ! Qu'est-ce que tu t'imagines ? Tu deviens parano, mon pauvre Stéphane !
-Tu as peut-être raison... »
Stéphane Bertier s'éloigna. En dépit des assurances d'Arnaud Du Lac, il se posait des questions. Depuis quelque temps, il avait l'impression d'être devenu transparent. Ses collègues ne déjeunaient plus avec lui. Un jour, ils profitaient de ce qu'il était parti régler un problème dans un autre service pour s'éclipser discrètement. Le lendemain, lorsqu'il leur avait proposé d'aller manger un morceau à la brasserie du coin, l'un d'eux avait des courses à faire, l'autre un rendez-vous... Résultat : il s'était retrouvé seul ! Et du côté de Lambert, ce n'était pas mieux : il refusait d'associer Bertier aux discussions importantes et le limitait au service après-vente, alors que cela faisait tellement longtemps qu'il était dans la boîte qu'il pouvait certainement faire profiter les autres de son expérience.
Ah, mais voilà justement Sylvain Lambert qui passait, il allait en avoir le coeur net !
« Sylvain, bonjour... Je peux savoir pourquoi je n'étais pas convié à la réunion ce matin ? Vous voulez me mettre dans un placard ou quoi ?
- Ce que je veux, c'est d'abord que vous vous occupiez du service après-vente... Ce sera déjà pas mal ! », lui rétorqua sèchement Sylvain Lambert.

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