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Comment répondre à un début de grève ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Comment répondre à un début de grève ?
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Pour Bruno de Courrèges, président du cabinet Sustainable, il y a une incompréhension majeure (voir ci-dessous) : " La direction fait face à un conflit violent, fondé sur du fantasme. Or, elle cherche à rassurer et plus elle rassure, plus les salariés ont le sentiment qu'on essaie de les chloroformer. Avant de rassurer, il faut écouter. "

Il faut ouvrir un dialogue : " Chaque patron doit faire cette démarche avec ses collaborateurs. L'objectif est de les amener à exprimer leurs fantasmes et leurs interrogations. Afin de parvenir à un équilibre et de faire le tri entre ce qui est excessif et ce qu'il faut vraiment traiter. " Et mettre en place une communication sur les résultats de la société : " Il ne faut pas la traiter sur le mode du succès -"Tout va bien"- mais sur celui de la transparence. Car il y a un décalage dans le temps avant que les chiffres montrent que la situation s'améliore. " Enfin, l'équipe de direction, surtout si elle intègre de nouveaux membres, doit trouver ses marques : " Elle n'est pas crédible en tant qu'équipe. Ce n'est que lorsque le nouveau mode de fonctionnement est enraciné, que chacun de ses membres se sent en sécurité, qu'il a, à son tour, la capacité de travailler sur ce mode-là avec son équipe. "

Conclusion
 

" Une crise de ce genre peut faire partie de l'apprentissage d'une nouvelle équipe, à l'instar du jeune conducteur qui froisse une aile, reprend Bruno de Courrèges. Salariés comme direction sont dépassés par ce qui arrive car il y a un phénomène de peur collective qui conduit à une perte de contrôle. Avant de chercher à rassurer, la direction doit écouter, reformuler et dialoguer avec les salariés pour apprécier la réalité des interrogations. Et soigner un mal qui est antérieur et plus profond que le problème qui déclenche la crise. "

Comment ça se passe chez Balaton

" Mais, qu'est-ce qui se passe ici ? "

Sylvain Lambert venait de pénétrer dans le hall de Balaton où régnait une agitation inhabituelle. Il vit le représentant syndical, juché sur une table, et qui lançait : " La direction nous prend pour des imbéciles ! Elle refuse de répondre à nos questions sur la santé de l'entreprise ! La seule chose qu'elle daigne nous dire, c'est que "tout va bien" ! Or, dans le même temps, elle nous propose des augmentations de salaire de misère ! Mobilisons-nous pour avoir des réponses précises sur l'état réel de Balaton... "

Lambert n'en revenait pas : " Mais qu'est-ce que c'est que cette affaire ? "

Ces derniers jours, il n'avait pas eu le sentiment d'une tension particulière dans la boîte. Or, ce jour-là, les gens semblaient en ébullition. Il se rapprocha de Bourdin, le directeur des achats : " Tu m'expliques ?

- Ben, il y avait une réunion ce matin, entre la direction et les syndicats, sur les augmentations... Les délégués sont sortis furieux... Et ils ont convoqué une assemblée générale...

- Attends, mais les négos salariales, c'est tous les ans le même cirque... Chacun montre ses muscles et on finit par arriver à un accord... Je ne comprends pas pourquoi ça prend de telles proportions aujourd'hui...

- Si j'ai bien compris, plusieurs choses se sont mélangées : il y a d'abord eu tes gars qui ont commencé à dire que les chiffres des ventes n'étaient pas aussi bons que Duchêne voulait bien le laisser entendre... Ensuite, chez Weber, au marketing, certains ont dit qu'on essayait de les mettre sur la touche, comme s'il fallait réduire les effectifs... Enfin, il paraît que Brisson a un nouvel adjoint... Un type qui, dans son job précédent, a piloté la fermeture d'une usine...

- Ah, je vois... "

Lambert s'interrompit car Duchêne, le directeur général, tentait à son tour de prendre la parole : " J'ai bien entendu vos demandes. Je vous assure que la situation de Balaton est excellente. Notre chiffre d'affaires progresse... Voilà... A bientôt ".

Tandis que Duchêne redescendait de son estrade improvisée, des questions fusèrent ça et là : " Et, pour les augmentations ?" " Pourquoi certains fournisseurs se plaignent-ils de ne pas avoir été payés ? " 

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