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Comment se faire financer un Master ou un Mastère spécialisé

 | par Lucile Chevalier

Comment se faire financer un Master ou un Mastère spécialisé
Jerome-Maes
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Envie de retourner à l’école et de décrocher un Bac +5 ou Bac +6. Le projet est noble mais il a un coût. Il faut compter entre 5 000 et 10 000 euros par an pour un Master à l’université et entre 6 500 et 30 000 euros pour un Mastère spécialisé dans les grandes écoles. Et les financeurs, entreprises et Fongecif essentiellement, sont de moins en moins enclins à payer la totalité de la note. On vous explique comment les prendre pour les convaincre de financer en bonne partie votre projet. 

Les futurs stagiaires de Master ou Mastère spécialisé s’imaginent que leur formation débute le jour de la rentrée. Illusion ! Elle commence 5 à 6 mois avant : avec la recherche de financement. Car convaincre les institutions ou son employeur de payer la note salée (entre 5 000 et 10 000 euros pour un Master à l’université et entre 6 500 et 30 000 euros pour un Mastère spécialisé dans les grandes écoles) constitue un réel apprentissage.

Il commence par un 1er obstacle : trouver dans le maquis des institutions et des organismes les financeurs potentiels. Sur ce point, il faut aller à l’essentiel. Deux pourvoyeurs de fonds sont à contacter en priorité. Ce sont l’employeur et le Fongecif. « Dans de très rares cas, certaines collectivités territoriales, régions et caisses de retraite ont pu apporter une contribution. Mais ces cas sont très rares et les contributions très partielles, en général de l’ordre de 1 000 euros », observe Jérôme Maes, responsable des partenariats avec les établissements supérieurs et de recherche chez Cegos, l’un des leaders de la formation continue en France. Alors autant aller à l’essentiel et commencer par sonder, en premier, son employeur.

 

L’entretien biannuel d’évaluation des compétences

Car l’entreprise est, d’une part, le principal contributeur mais surtout si « l’employeur est dans la boucle, les démarches vont nettement plus vite », confirment en chœur tous les établissements et organismes de formation interviewés. Et pour lui parler de votre projet, il existe un moment tout trouvé : l’entretien biannuel d’évaluation des compétences. Rendez-vous pris, il faut apprendre à « parler entreprise ». Telle est donc la 2e épreuve de ce long chemin. « Pour lever ces réticences, le salarié a intérêt à choisir une formation délivrée en partie en e-learning ou une formation en part-time, conseille Alain Gonzalez, président de la CDSUFC (Conférence des directeurs de service universitaire de formation continue) et directeur du service de la formation continue à l’université Pierre-et-Marie-Curie. L’employeur n’a pas à se réorganiser pour pallier l’absence du salarié. Mais surtout, cela réduira la note. Car la prise en charge d’un éventuel salaire est ce qui coûte le plus cher. Beaucoup plus que les frais d’inscription. »

Brossé dans le sens (économique) du poil, votre manager est donc mieux disposé. Il faut alors attaquer en montrant que son entreprise a tout à y gagner. Il est, par exemple, indispensable de montrer à l’employeur les économies qu’engendrera le cursus choisi. « Ainsi, notre formation comprend un projet de consulting, les entreprises y sont très sensibles car elles économisent un audit, illustre Martine Caffiaux directrice du CSM (Cycle supérieur de management) de l’Edhec. En outre, nos promotions sont diversifiées. Cela donne l’occasion au salarié de faire un benchmark sur ce qui se fait ailleurs, mais aussi de nouer des contacts profitables pour son entreprise. » Le salarié peut aussi expliquer que la formation visée lui permettra de se positionner lui et son entreprise sur un nouveau marché porteur, ou qu’il gagnera en productivité dans l’exercice de son poste, etc. Arrivé là, le manager est normalement convaincu. Il sort le chéquier. Cela a été le cas pour 39 % des participants du cycle supérieur de management de l’Edhec ou de 30 % des cursus exécutifs de HEC financés à 100 % par l’entreprise.

 

« J’ai obtenu 12 000 euros »

Pour les autres moins chanceux, le chemin continue, comme ce fut le cas pour Lisa Santoro. « Mon groupe finance des certifications techniques. Le MS Marketing management de l’Essec à 26 000 euros n’entrait pas dans les clous », explique-t-elle. Elle s’est alors tournée vers le Cif hors temps de travail du Fongecif. Il est ouvert à tous les salariés justifiant d’un CDI et d’au moins 2 ans d’expérience dont une au sein de votre entreprise. Et il est particulièrement adapté aux Masters ou Mastères spécialisés car le Fongecif, si le dossier est accepté, prend en charge les frais de scolarité d’une formation d’un an à temps plein ou de 1 200 heures à temps partiel.

Mais pour le convaincre, un autre argumentaire est nécessaire. Il faut apprendre une 3e langue : le « parlé Fongecif ». « Le projet professionnel doit entrer en écho avec le marché de l’emploi et ses besoins sur les bassins régionaux », explique-t-on au service de la formation continue de l’université UPMC de Paris où 15 % à 20 % des dossiers sont financés par ce biais. Lisa Santoro a donc mis en avant que son diplôme obtenu aux États-Unis n’était reconnu ni par son entreprise ni sur le marché du travail et que son employeur lui avait clairement signifié qu’en l’état des choses elle n’obtiendrait pas d’évolution professionnelle. Elle a aussi montré, offres d’emplois à l’appui, que la formation à l’Essec lui ouvrirait la voie vers un poste pour lequel il existe de réels besoins. « Cela a été décisif. J’ai obtenu 12 000 euros sur un maximum de 18 000 qu’octroie le Fongecif », explique-t-elle. Mais il restait encore 14 000 euros.

 

« Le salarié, l’entreprise et le Fongecif »

« Le Fongecif, comme de plus en plus l’entreprise, attend du salarié qu’il contribue à sa formation. Dans 70 % des cas, nos étudiants ont mis en place un montage financier avec 3 contributeurs principaux : le salarié lui-même, l’entreprise et/ou le Fongecif », confirme Laurent Ploquin, directeur commercial des programmes interentreprises au sein de l’Essec. Telle est la dernière épreuve. Lisa Santoro a terminé son montage en débloquant sa participation. Merci la loi de juillet 2013 sur le déblocage exceptionnelle de participation qui offre aux salariés une potentielle réserve. Autrement, il reste le prêt. Les partenariats noués entre certaines banques et établissements d’enseignement supérieur permettent de bénéficier de taux intéressant d’un peu moins de 1 %. À l’Essec, il y a un bon plan : l’école s’engage à prendre en charge les intérêts. C’est toujours cela de gagner.

 

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