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Comment travailler avec un collègue "irresponsable " ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Comment travailler avec un collègue irresponsable ?
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Pour Geneviève Crouzet, PDG d'Artémis Conseil, il y a plusieurs raisons à ce comportement (voir ci dessous) : " Ce sont des gens optimistes qui pensent qu'ils vont y arriver. Ou des gens qui ont peur du temps qui passe et qui remplissent leur vie pour la rentabiliser. Enfin, ils ne veulent pas être à la merci des autres et des événements. " Mais ces personnes n'assument pas : " Elles manquent de confiance en elles. Si elles étaient sûres d'elles, elles reconnaîtraient qu'elles sont responsables. Là, elles combattent leur culpabilité en la niant. Elles ne prennent pas de recul et ne se remettent pas en cause ".

Et c'est mal vécu par leur entourage personnel et professionnel : " La famille, les clients ou les collègues considèrent cela comme de la prétention, de l'égoïsme et du manque de respect. Même s'ils finissent par tomber sous le charme dont joue la personne et pardonnent. "Dans tous les cas, il faut éviter le ton du reproche : " Si l'on parle de faute, on dit les choses sur un mode qu'ils ne peuvent pas comprendre. Il faut dépassionner la faute et dire lorsque la personne est une nouvelle fois en retard : "je ne serai pas là" ou "on va faire autrement". Cela change un peu le comportement de l'autre. "

Conclusion

" Les gens qui sont toujours en retard ou qui font toujours les mêmes erreurs en disant "ce n'est pas de ma faute" savent qu'ils ont tort, mais refusent de le reconnaître et font les malins, reprend Geneviève Crouzet. Ce sont, dans la vie professionnelle, souvent des gens à qui l'on n'a pas dit ce qui n'allait pas et qui retombent toujours dans le même piège. Et on finit par les licencier. Il faut donc les alerter sur ce qui ne va pas pour qu'ils reconnaissent leur responsabilité. "

Comment ça se passe chez Balaton

" Dites-moi, Xavier, vous auriez pu être à l'heure au rendez-vous chez Cegateau, cet après-midi ... Vous savez que c'est un client important... "

Xavier Fournier, l'un des commerciaux de Balaton, savait que Sylvain Lambert, son chef, allait lui tomber dessus dès qu'il serait de retour. Mais il ne se laissa pas démonter :

" Ce n'est pas de ma faute... J'ai eu un coup de fil urgent d'un autre client... Juste au moment où je partais, je ne pouvais quand même pas lui raccrocher au nez et ça n'en finissait plus... Alors, après, forcément, je suis tombé dans des embouteillages... D'ailleurs, vous avez vu vous-même : la rue qui mène à Cegateau était en travaux, on ne pouvait pas avancer ! "

Lambert le regarda d'un air dubitatif. Et lui demanda :

" Et, j'imagine que l'appel d'offre que vous deviez me donner aujourd'hui pour cette entreprise marocaine, il n'est pas prêt ? "

Fournier rougit légèrement :

" Euh, ben, c'est-à-dire que le service logistique ne m'a pas donné les éléments pour que je puisse finir de calculer le coût complet... Et, puis j'attends une réponse des achats sur un produit spécifique car on n'est pas sûr de pouvoir être approvisionné pour certains composants... "

Lambert le coupa :

" Arrêtez, Xavier ! La seule chose que je veux, c'est avoir cet appel d'offre sur mon bureau demain matin à la première heure... Il doit partir d'ici à la fin de la matinée... Vous avez jusqu'à ce soir pour trouver les infos qui vous manquent ! "

Tandis que Lambert s'éloignait, Fournier regarda sa montre. Puis attrapa un téléphone :

" Chérie ? Euh, écoute, j'ai un petit souci... Lambert m'a collé un truc à faire en urgence, d'ici ce soir... Donc, je serai un peu en retard pour aller chez les Martin... Le plus simple, c'est peut-être qu'on se rejoigne là-bas... "

Il y eut un silence, puis il enchaîna :

" Oui, oui, je sais, mais là, je ne peux pas faire autrement, c'est Lambert... Je sais que tu ne connais pas très bien les Martin... mais tu verras, ils sont très gentils... A tout à l'heure... Ah, une dernière chose : tu crois que tu auras le temps d'acheter un bouquet de fleurs avant d'y aller ? "
 

 

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