emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur

Comment utiliser le plan de formation de son entreprise

 | par Lucile Chevalier

Comment utiliser le plan de formation de son entreprise
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer

Depuis 2015, c’est fini, l’entreprise n’est plus tenue de consacrer 0,9 % de sa masse salariale au plan de formation. Ce dernier ne sera donc plus une obligation, mais un investissement. Nuance. Voici quelques conseils pour convaincre son employeur d’investir dans sa formation. 

L’obligation légale de financer le plan de formation, et donc de former ses salariés par ce biais, n'existe plus depuis le début 2015. L’entreprise n’est plus tenue de consacrer 0,9 % de sa masse salariale à son plan de formation. Elle pourra en verser moins, dépenser plus ou fermer complètement le robinet. Ce qui semble toutefois peu probable. Selon une étude réalisée par le cabinet de conseil Idep France, 71 % des entreprises entendent maintenir leur budget de formation pour l’année 2015. En revanche, les pratiques, elles, vont changer. « L’entreprise passe d’une obligation de payer à une obligation de former. La formation devient un investissement. L’employeur sera donc plus vigilant, exigeant et fera des choix », explique Isabelle Duc, directrice des ressources humaines intérimaires chez Randstad. Autrement dit, pour qu’une formation soit prise en charge dans le plan de formation, il faudra davantage démontrer qu’elle est un excellent investissement.

La personne à convaincre est le manager. « Si le supérieur hiérarchique est d’accord, le service RH suit en général », affirme-t-on chez l’organisme de formation Abilways. Encore faut-il savoir se faire entendre. « Le salarié doit avoir un discours très opérationnel, conseille Tatiana Marot, chef produit formation chez Abilways. Il faut partir d’exemples concrets, de situations professionnelles, du poste de travail. » Par exemple, lors de l’entretien d’évaluation, si le manager souligne une lacune dans tel travail, au salarié de répondre « effectivement, j’ai constaté que dans telle situation, il me manquait telle compétence. Une formation dans tel domaine me permettrait d’être mieux équipé face à ces situations ».

Gagner en compétitivité
Après avoir adopté le même langage, il faut épouser le même point de vue. L’employeur a deux bonnes raisons d’investir : soit la formation s’inscrit dans la stratégie de développement de l’entreprise et lui permettra de gagner en compétitivité, soit elle maintient l’employabilité du salarié, et ainsi l’employeur remplira ses obligations légales. Dans le 1er cas, le salarié doit montrer comment son projet de formation entre en résonance avec les ambitions de l’employeur, comme conserver tel client, optimiser les délais, développer tel nouveau marché, etc. Dans le 2nd cas, le salarié doit justifier que ses compétences ont ou vont devenir insuffisantes pour se maintenir à son poste.

L’entretien professionnel devient obligatoire
Pour avoir ce recul et construire sa réflexion, le salarié devrait bénéficier de l’analyse et du compte rendu de son manager lors de l’entretien professionnel ou de ceux d’un référent extérieur avec le conseil en évolution professionnelle. « L’argument temps s’entend également très bien, surtout dans les TPE. En proposant des formations se déroulant sur le lieu de travail, ou en e-learning et en soulignant à son employeur que, par la suite, grâce à cette formation, il sera capable de former d’autres membres de l’équipe, le salarié fera sauter les derniers verrous », souligne André Perret, directeur du pôle consulting et formation chez DPM & Associés, et co-auteur du Grand Livre de la formation aux éditions Dunod. Enfin, il reste la dernière étape : choisir le bon moment. La réforme en crée un nouveau : l’entretien professionnel. Il devient obligatoire et doit permettre au salarié « d’être informé sur la stratégie de l’entreprise et son impact sur l’évolution des métiers et des compétences, d’identifier les actions de formation à mobiliser dans le cadre de son parcours professionnel et d’être accompagné dans l’élaboration d’un projet professionnel à plus ou moins long terme ».

                                                                                                          

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

Vous aimerez aussi

Le compte professionnel de formation : moins de 3% des actifs font valoir leurs droits

Le compte professionnel de formation : moins de 3% des actifs font valoir leurs droits

Quelles sont les envies de reconversion des Français ?

Quelles sont les envies de reconversion des Français ?

Quelles sont les envies de reconversion des Français ?

Quelles sont les envies de reconversion des Français ?

Mettez votre Ikigaï au service de votre réussite professionnelle!

Mettez votre Ikigaï au service de votre réussite professionnelle!

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

11228 offres d’emploi en ligne

Fermer X