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Coronavirus : profiter du confinement pour penser à un virage professionnel

 | par Christine CATHIARD

Coronavirus : profiter du confinement pour penser à un virage professionnel
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Profiter de la crise pour changer d'étape professionnelle : se donner le temps de la réflexion puis de l'action ? Réponses avec François Montrelay, conseiller personnel en gestion de carrière.

En cette période de confinement, certains songent à changer de profession. Vous dites qu’il faut auparavant « clarifier sa situation et ses besoins ». Comment faire ?

Très souvent, mes clients viennent me voir parce qu’ils en ont assez de ce qu'ils font, parfois même s'il s'agit d'une activité très valorisante et bien rémunérée. La pression et le besoin de reconnaissance font qu’ils s’identifient aux objectifs qu’on leur donne et qu’ils finissent par les prendre pour leurs propres aspirations, jusqu’à ce qu’ils réalisent qu’il leur manque « quelque chose ».
 
Par exemple, ils pensent vouloir gravir les échelons et maximiser leurs gains financiers dans une grande organisation, sans trop porter attention aux valeurs individuelles ou aux relations personnelles, alors qu’en réalité, ils rêveraient de porter une vision commune au sein d’une équipe restreinte qui leur ressemble.
 
L’effet miroir des entretiens et des mises en situation leur permet de faire la part des choses et de construire une définition personnelle de leur succès, sans se laisser influencer par les autres.
 
C’est un point de départ pour échapper à l’ennui, au stress et à la fatigue : se sentir centré sur ses vrais besoins et avoir de l’énergie pour y répondre.
 
A ce stade, ils ont besoin de prendre conseil, de parler de leurs motivations et d'écouter l'expérience et les perceptions des autres pour traverser cette période de transition et de décision. Ils peuvent ainsi envisager des décisions plus sereines.  
 

Définir sa propre « vision stratégique » : qu'est-ce qu’une vision stratégique pour un cadre ?

C’est l’idéal qu’on se fixe à moyen terme pour satisfaire sa propre définition du succès ; c’est aussi la promesse qu’on veut se faire à soi-même, là où on l’on veut donner de l’énergie et se projeter pour avoir une bonne image de soi. Plus on s’en rapproche, mieux on se sent ; plus l’image qu’on a de soi aujourd’hui s’en éloigne, plus on se sent inutile et déprimé.
 
Elle a des dimensions concrètes comme occuper certaines fonctions, atteindre un certain niveau de responsabilité ou de rémunération, diriger une équipe ou une organisation, travailler dans un secteur plutôt qu’un autre ; elle a aussi des dimensions qualitatives comme participer aux décisions, travailler avec des personnes qu’on apprécie, être reconnu pour ce qu’on fait, avoir du temps pour soi et sa famille, servir une cause…
 
Une vision stratégique satisfaisante va au-delà de l’approche habituelle qui veut construire sur « son expérience, ses acquis et ses ressources personnelles » pour progresser. Elle inclut ce qui fait qu’on a envie de s’investir et de se lever le matin.
 

Grandir au travail, là où on est en ce moment : comment ?

Quand on dépasse l’envie de fuir impulsivement la frustration ou l'ennui, on peut rechercher « en interne » des opportunités ou des situations qui permettent de se rapprocher de sa vision stratégique : susciter de nouvelles initiatives qui permettent d’imprimer son propre style ; travailler avec de nouvelles personnes ; s’ouvrir à un supérieur hiérarchique ou un pair sur ses aspirations profondes, rechercher ensemble les meilleures opportunités pour les mettre en œuvre et recevoir du feedback ; se former ; intervenir au nom de sa société, etc.
 
Plutôt que de vouloir à tout prix compenser ses éventuelles faiblesses, il est important d’aller là où on se sent bon et utile, là où on a du plaisir à travailler et apprendre, là où on a le sentiment de dépenser positivement son énergie. Naturellement, cette énergie rayonne vers les autres et crée une dynamique nouvelle.
 
La plupart du temps, on progresse réellement, au-delà de ce qu’on aurait pu imaginer. Plus tard, si un départ s’avère vraiment nécessaire, on est dans une dynamique positive qui guidera une future recherche d’emploi.
 
Le recours à un conseil externe permet de faire des choix cohérents et réalistes, de préparer leur mise en œuvre, d’évaluer régulièrement où on en est, et de recevoir le feedback neutre d’un professionnel. 
 

Faire son propre marketing : comment se vendre à qui et quand, faut-il être sûr de vouloir changer de carrière pour faire son marketing ?

« Tous vendeurs », c’est bien connu… Faire son propre marketing est une composante essentielle de sa vie professionnelle, que ce soit en interne ou dans le cadre d’un changement d’entreprise ou de carrière !
 
Pour être fidèle à sa stratégie, il ne s’agit pas de se vendre tous azimuts et de « rouler des mécaniques ». Il s’agit d’organisation, d’identifier les personnes les plus à mêmes de nous aider à réaliser notre vision stratégique et de conclure une alliance avec elles en leur donnant envie de travailler avec nous.
 
Plus on est en phase avec sa vision personnelle et avec ce qu’on sait vraiment faire, et moins on cherche à s’attribuer les mérites des autres, en clair, plus on dit la vérité, plus la communication est efficace.
 

S’engager dans la voie de l’entrepreneuriat : n'est-ce pas trop risqué par les temps qui courent ?

Ce qui est vraiment risqué, c’est de se lancer dans l’entrepreneuriat sans être préparé, sans s’être posé les bonnes questions, sans s’être bien entouré ou au mauvais moment.
 
Après, tout est affaire de situation personnelle : La situation financière de la personne, sa capacité à vivre sans revenus pendant « plus de temps que prévu », son goût du risque, son endurance, etc., 
 

Réaliser sa campagne de recherche d’emploi : par quels biais ?

La campagne est réalisée pour réaliser sa vision stratégique et donc d’adopter une approche proactive. Tout fonctionne à la carte, en fonction des besoins de chacun qui sont très variables.
 
-       Connaître sa valeur ajoutée
 
-       Définir les secteurs, les sociétés et les personnes cibles
 
-       Explorer le « marché caché » qui ne fait pas l’objet d’annonces ou de missions des chasseurs de têtes
 
-       Préparer son argumentaire personnel
 
-       Écrire son CV et son profil sur les réseaux sociaux (je ne suis pas un fan des CV et je peux témoigner de nombreuses campagnes réussies sans un seul CV)
 
-       Préparer des lettres de motivations
 
-       S’entraîner à prendre le contrôle d’une interview
 
-       Négocier une offre et ses conditions d’entrée
 
-       Réussir son entrée dans une nouvelle entreprise.
 
L’objectif est bien sûr de réaliser sa vision stratégique. 
 
 

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