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Création d'entreprise : pour perdurer, il faut bien s'entourer

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Création d'entreprise : pour perdurer, il faut bien s'entourer
Nathalie Martino, Grenoble école de management.
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En France, à 5 ans, environ la moitié des créateurs d’entreprises ont réussi leur envol. Cela veut aussi dire que l’autre moitié à échouer. Pour faire partie du premier cercle, il faut savoir s’entourer.

 

En France, chaque mois, environ 20 000 entreprises (hors autoentrepreneurs) se créent. Environ la moitié n’existera plus - ce sont des statistiques de l’Agence pour la création d’entreprise - dans les cinq ans. « Pour faire partie des 50 % réussissant à 5 ans, mon premier conseil sera de bien s’entourer, précise Nathalie Martino, responsable du Mastère spécialisé Entrepreneurs de Grenoble école de management et directrice adjointe de l’institut de l’entrepreneuriat. Les structures d’accompagnement sont nombreuses. Il faut trouver un appui correspondant à ses besoins, s’appuyer sur ce réseau, évoquer ses problèmes ».

 

« Des ventes, du chiffre d’affaires, de l’argent frais… »

Il est aussi essentiel d’avoir bien préparer son lancement. L’idée de départ est évidemment essentielle. Il faut aussi se lancer dans un secteur que l’on connaît. Car le temps de comprendre un métier ou une branche d’activité, il est souvent trop tard. La bonne préparation implique aussi de disposer des capitaux nécessaires pour réussir sa phase de décollage. Beaucoup de créations échouent faute de moyen. « Je préconise trois mesures à respecter en phase de lancement, poursuit Nicolas Vedovato, auteur de « C’est décidé, je crée mon entreprise » et dirigeant de « entrepreneur.fr », portail de services pour simplifier la vie du dirigeant et pépinière d’entreprises pour accueillir des créateurs. Il faut bien rédiger ses statuts, trouver les bons associés et se lever tous les matins en se disant que l’on va réaliser des ventes, du chiffre d’affaires, de l’argent frais… ». Car un lancement d’entreprise est onéreux. Il faudra compter les frais de greffe de 80 euros, une obligation à publier une annonce de 200 euros et des coûts de conseil (expert-comptable et avocat) d’au minimum 500 euros. Il faudra aussi choisir son statut. « Je préconise la société par actions simplifiée (SAS), explique Pascal Dénos, auteur du Guide pratique de la SAS et de la SASU, expert-comptable de formation, enseignant la fiscalité au Cnam et gérant d’une société de patrimoine et d’investissement immobilier. La SAS est plus souple et permet à la fois d’entreprendre seul puis de s’ouvrir à de nouveaux associés pour passer de la SASU (Société par actions simplifiée unipersonnelle) à la SAS. Il sera cependant nécessaire de s’appuyer sur un professionnel de qualité pour la rédaction des statuts. Mieux vaut, en payant un peu plus cher, avoir une structure adaptée à son projet ».

 

Se fixer des objectifs à court terme

L’entreprise lancée, il faudra mettre sur pied des outils de pilotage autres que financiers. Ce peut être une rencontre d’un partenaire par semaine et deux prospects par jour. Cela permet de se fixer des objectifs à court terme pour pouvoir, le cas échéant, se réorienter, tirer la sonnette d’alarme, changer son fusil d’épaule… Il est aussi très important de se ménager des plages de repos et de réflexion. Ce peut être un week-end au vert pour définir ce que sera sa société dans un an, dans 3 ans. Enfin, la création d’entreprise implique un changement de statut. Il faut en informer son entourage et avoir son accord. Certains vous percevront comme un méchant patron, d’autres comme un fou prenant des risques inconsidérés. Le conjoint pourra regretter une trop grande implication dans son affaire ou le manque de rémunération en phase de décollage. Créer une entreprise comporte donc des risques qu’un bon entourage permet de relativiser.

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