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Décrocher un diplôme d’ingénieur en Allemagne

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Décrocher un diplôme d’ingénieur en Allemagne
Godefroy Kugel, président de la commission scientifique de l’université franco-allemande.
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L’Allemagne occupe une place prépondérante dans l’industrie européenne. C’est l’une des bonnes raisons pour décrocher un diplôme d’ingénieur outre-Rhin. Mais pas la seule. La solution des doubles diplômes est la meilleure.

Pour un futur ingénieur français, se former en Allemagne est tout bénéfice. Cela permet d’accéder à un marché du travail soutenu par des marques aussi florissantes que Mercedes, Bosch, Volkswagen ou autres ThyssenKrupp. Avec un chômage de 5,1 % début 2014 et des salaires supérieurs de 30 % à ce qui se passe en France, l’expatriation en Allemagne est aujourd’hui un quasi eldorado. D’autant plus pour les titulaires d’un diplôme d’ingénieur allemand. 

 

Les TU, les établissements haut de gamme

Outre-Rhin, il existe deux principales voies pour décrocher un diplôme d’ingénieur. L’on peut opter pour les Masters en ingénierie délivrés dans des Technischen Universität (TU, universités techniques) ou pour des Masters enseignés dans des Fachhochschulen (FH, universités de sciences appliquées).

 

Les meilleurs établissements allemands

L’Allemagne distingue les Technischen Universität (TU, universités techniques) et les Fachhochschulen (FH, universités de sciences appliquées). Voici la liste des meilleurs établissements.

Les neuf TU les plus reconnus sont réunis au sein des TU9, les 9 établissements les plus illustres. Ils participent à l’initiative d’excellence (Exzellenzinitiative). Il s’agit des TU RWTH Aachen, TU Berlin, TU Braunschweig, TU Darmstadt, TU Dresden, Leibniz Universität Hannover, Karlsruher Institut für Technologie, TU München et Universität Stuttgart. Certains spécialistes considèrent les établissements de Munich, Karlsruhe et d’Aachen comme la crème de la crème. Ceci précisé, contrairement à la France, être diplômé de ces prestigieux établissements ne vous offre pas un viatique à vie. Le diplôme est important mais une (bonne) carrière dépendra de la façon dont l’on se comporte dans son travail. Les FH sont plus nombreuses. Elles sont excellentes dans quelques matières. Celles de Munich, Mayence ou Dresde sont de grandes qualités. Elles forment des ingénieurs de terrain. GG.

Les TU sont considérés comme les établissements haut de gamme allemands (ils ont par exemple le droit de délivrer des doctorats) alors que les FH forment des ingénieurs de terrain. « Si on envisage de décrocher des postes de direction, il faudra s’orienter vers des TU, conseille Godefroy Kugel, président de la commission scientifique de l’université franco-allemande et ancien directeur de l’Ensam Metz. Le mieux est alors de le faire dans un cadre de double diplôme franco-allemand promu par l’université franco-allemande. Cela permet de bénéficer d’un diplôme d’ingénieur français et d’un diplôme de Master en ingénierie allemand. On acquiert ce qui se fait de mieux dans les deux pays. Avec des programmes cohérents entre eux, un temps d’études moins long et, in fine, des formations moins onéreuses ».

 

Faire partie des meilleurs

Dans ce cadre, 14 établissements allemands ont des accords, labellisés par l’université franco-allemande (www.dfh-ufa.org), avec des écoles d’ingénieurs françaises. Il s’agit de la TU München, TU Berlin, HS Karlruhe, U Karlsruhe (KIT), TU Illmenau, TU Braunschweig, HS Offenburg, TU Darmstadt, HTW des Saarlandes, TU Kaiserslautern, TU Dresden, DHBW Lärrach, HS Mannheim et RTWH Aachen. Pour bien faire, le candidat français devra tout d’abord choisir une spécialité. Les cursus d’ingénieurs, outre-Rhin, sont moins généralistes qu’en France et l’on se formera en Master en mécanique, en informatique, en génie civil… Cela permet aussi d’acquérir les points forts de l’ingénierie à la française, avec de solides bases en mathématiques/physiques et une spécialisation plus pratique à l’allemande. Mais pour intégrer un cursus allemand, il faudra faire partie des meilleurs élèves en France. « Il est essentiel d’avoir de bonnes notes en France, explique Pierre Lecoy, professeur à l’école centrale de Paris et responsable des échanges d’étudiants avec l’Allemagne. En particulier dans les domaines de spécialisation du Master visé. Car les étudiants français seront mis en concurrence avec des élèves allemands spécialisés depuis la 3e année. Il faut aussi avoir un bon niveau d’allemand, pas excellent mais pouvoir suivre une conversation et y participer ».

 

« L’Allemagne est moins chère que la France ».

D’autre part, les Masters d’ingénierie sont dispensés en Allemagne à l’Université. Cela signifie qu’il faut avoir de bonnes notes dans chaque matière. En cas d’échec dans l’une spécialité, on ne passe pas dans l’année supérieure. Il faut donc travailler chaque enseignement d’autant plus que les employeurs allemands s’intéressent aux notes. C’est pourquoi les étudiants allemands visent à chaque fois l’excellence.

Autre point fort : l’obtention de ce double diplôme en France et en Allemagne est extrêmement valorisé des deux côtés du Rhin. « En France, précise Olivier Potier, responsable du double diplôme franco-allemand à l’ENSGSI de l’université de Lorraine, nos double diplômés sont considérés par les employeurs comme des diplômés de rang A. En Allemagne, ils percevront comme salaire de départ des émoluments tournant autour de 50 000 euros brut par an. Mais en Allemagne, pour atteindre les plus hauts postes, il faudra poursuivre en doctorat. 10 % de nos étudiants décrochent ce très haut niveau ».

Tout cela pour des coûts de formation pas plus élevés qu’en France. Avec des conditions de vie meilleures. «  A Kaiserslautern, conclut Olivier Potier, avec leurs cartes d’étudiant, nos élèves prennent gratuitement le bus dans toute la ville et le train gratuit dans le Land et jusqu’à la frontière française. De plus, l’Allemagne est moins chère que la France ».

 

Comment s’intégrer en Allemagne

Barbara Pasquier est auteure de « Travailler et vivre en Allemagne ».

« Pour s’intégrer en Allemagne, mon premier conseil est de tout faire pour apprendre la langue allemande.  Il faut prendre des cours, faire des efforts. Il est tout à fait possible de vivre et travailler outre-Rhin en ne parlant qu’anglais ou français. Mais cela vous fera passer à côté de l’Allemagne. Vous ne serez jamais vraiment intégré dans la réelle vie allemande. Mon second conseil est de se servir des différents réseaux internationaux et français pour aller vers les Allemands. Il faut être en position de découverte, être curieux. Les Français ont la chance de bénéficier d’un fort capital de sympathie. Il faut en profiter et surfer sur cet a priori positif en évitant d’incarner les défauts caricaturaux qu’ont les Français en Allemagne : être en retard, ne pas se concerter, avoir une attitude individualiste et être arrogant. Si l’on vit en Allemagne avec un regard différent, l’accueil sera très bon d’autant plus si on fait l’effort de parler l’allemand. Dernier point : les employeurs allemands estiment que tout ce qui est dit et écrit est considéré comme réel. Cela signifie que si l’on inscrit anglais courant dans un CV, cela signifie que l’on parle anglais couramment. Si le recruteur s’aperçoit que cet anglais est chancelant, le discrédit est profond. Et la perte de la confiance est ce qui a de pire en Allemagne… ». GG.

 

 

 

 

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