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Décrocher un VIE en entreprise

 | par Gwenole Guiomard

Décrocher un VIE en entreprise
Smedebol Rikke, Grenoble école de management.
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Pour décrocher un VIE (volontariat international en entreprise), mieux faut disposer d’un Bac +5 et de toutes les qualités pour se faire embaucher par un employeur. Une expérience international est (plus que) recommandée.

Le Volontariat international en entreprise (VIE) est une expérience unique. Tant pour les employés que pour les employeurs. Pour partir à l’étranger, les premiers devront avoir de 18 à 28 ans et d’être d’une des nationalités de l’Union européenne. Cela leur permettra de débuter une carrière dans les meilleures conditions tout en peaufinant l’internationalisation de leur parcours professionnel. Les recruteurs disposeront, eux, de jeunes gens enthousiastes pour développer, à un coût deux à trois fois moindre, des projets à l’étranger. Un VIE coûte, ainsi, à l’employeur en moyenne 28 000 euros par an. C’est plus si le contrat se déroule à San Francisco, moins si c’est à Dakar. De plus, les conseils régionaux peuvent financer ces VIE, parfois à 100 % comme celui des Pays-de-la-Loire pour la première année.

 

« Apprendre l’anglais et avoir de l’expérience à l’étranger »

« Pour être retenu, le jeune devra clairement définir son projet professionnel à présenter à l’entreprise, précise Rikke Smedebol, reponsable de l’Espace Carrières/Volontariat international en entreprise à Grenoble école de management. Il faut être acteur de sa recherche. L’offre en VIE est inférieure à la demande. La compétition est rude. Le jeune mettra alors en avant ses points différenciants montrant en quoi il sera meilleur candidat qu’un autre. Ce peut être sa formation, son expérience internationale ou toute autre point fort comme son engagement associatif ».

Nicolas Pommier, 26 ans, diplômé de ESC Toulouse, a mis en avant, avec succès, son « interculturalité ». Il a décroché un VIE avec le constructeur automobile Nissan, direction Finlande. « Diplômé de l’IUT de Toulouse, j’ai ensuite décroché un bachelor à Galway (Irlande), précise-t-il. Puis, j’ai enchainé avec l’ESC Toulouse pour terminer par un double-diplôme ESC Toulouse-Université d’Atlanta aux USA. Je pense avoir séduit Nissan en ayant suivi des études en Irlande et aux USA. Je conseillerai donc à des postulants à un VIE d’apprendre l’anglais et d’avoir de l’expérience à l’étranger ».

 

« En phase avec la mission recherchée »  

Le VIE est un contrat destiné aux jeunes Européens (Union européenne) de 18 à 28 ans pour une mission à l’étranger de 6 à 24 mois. Pour postuler, il faudra tout d’abord s’inscrire au site Civiweb géré par Ubifrance, l’Agence Française pour le Développement International des Entreprises. Le jeune doit y déposer un CV et une lettre de motivation. « Je donnerais trios conseils pour maximaliser ses chances, commente Michel Lodolo, le directeur du volontariat international en entreprise à Ubifrance. Il ne faut, tout d’abord, pas se cantonner à une zone géographique. New-York est très demandée avec un VIE pour 5 000 postulants. Les pays européens sont moins exotiques mais ils proposent de nombreux VIE. Le candidat doit aussi insister sur ses motivations à réussir une mission à l’étranger. Enfin, il faut être en phase avec la mission recherchée. Une entreprise n’enverra pas quelqu’un ayant 18 ans en Angola. Elle sélectionnera un candidat très mature ». Dernier point : la compétition pour décrocher un VIE est rude. Conséquence, les entreprises ne sélectionnent que les plus diplômés. 90 % des 8 300 jeunes partant en VIE sont titulaires d’un Bac +5. Chaque année, ils sont environ 50 000 à postuler.

 

Pourquoi j’ai embauché un VIE

Jacques Sebag est directeur général de DenyAll. Cet éditeur de logiciels assure la sécurité informatique des applications. L’entreprise salarie 70 personnes dont un VIE exerçant ses talents à Singapour.

« J’ai embauché un VIE français pour ouvrir une antenne à Singapour. Mon objectif est d’évaluer le potentiel du marché asiatique et d’ouvrir une filiale si les résultats sont satisfaisants. J’ai embauché en VIE tout d’abord pour des critères financiers. Son coût est environ 2 à 3 fois moindre que si j’avais embauché un local. J’ai aussi la volonté de prérecruter un jeune enthousiaste.  Mon VIE est “double diplômé” ingénieur-école de management. Il comprend techniquement nos produits et peut en faire le développement commercial. Ce jeune homme de 27 ans m’a séduit car il sait être autonome, polyvalent, capable d’aller voir les banques tout comme les clients. Si tout se passe bien, nous envisageons de réitérer l’opération au Brésil ».

 

 

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