emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur
Une marque du réseau Emploipro.fr

Ingénieur de production

Des docteurs plus précaires que les ingénieurs

Des docteurs plus précaires que les ingénieurs
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer
Les docteurs ont plus de mal à s’insérer sur le monde du travail que les diplômés de Masters ou d’écoles d’ingénieur. Un taux de chômage supérieur mais aussi plus de contrats à durée déterminée. Les filières sciences de la vie ou de chimie sont les plus touchées par ce manque de stabilité.

Plus un jeune est diplômé, mieux il sera protégé du chômage. C’est la règle. L’exception, ce sont les docteurs. D’après une enquête du Céreq sur la génération de diplômés en doctorat en 2004, 3 ans après leur sortie d’université, 10 % sont au chômage contre 4 % des ingénieurs et 7 % des sortants de DESS (ancien master pro). Pire. Comme premier job, les docteurs décrochent de plus en plus un simple CDD. 60 % des diplômés en 2001 étaient dans ce cas là contre 80 % pour les diplômés de 2004. Et même 3 ans après leur soutenance, 27 % de ces derniers subissent encore ce type de contrat, contre 8 % des ingénieurs et 21 % des titulaires d’un Master pro.

Les docteurs qui tirent le mieux leur épingle du jeu sont issus des filières mathématiques, physique et des sciences de l’ingénieur. Ils sont, avec les jeunes sortis de sciences sociales, ceux qui sont les mieux rémunérés (2 100 euros net mensuel). En revanche, les diplômés de sciences de la vie et de la terre ou de chimie sont les plus mal lotis. 16 % des docteurs en chimie sont encore au chômage, 3 ans après leur soutenance.

Des docteurs en mal de stabilisation

« La difficile insertion des docteurs semble être le fruit de plusieurs mécanismes : conjoncture économique, concurrence des diplômés d’écoles d’ingénieurs et de commerce, conditions de réalisation de la thèse, nombre de postes ouverts dans la recherche publique, discipline de thèse », explique Julien Calmand, auteur de la note du Céreq, Des docteurs en mal de stabilisation.

Traditionnellement, les futurs docteurs envisagent de travailler dans le secteur public. Au moment de soutenir leur thèse, ils sont 70 % à faire ce vœu. A l’arrivée, seulement 30 % d’élus parviennent à décrocher un poste de titulaire. Une tendance qui devrait s’accentuer car depuis 2003, les dépenses dans la recherche publique diminuent régulièrement. La question du choix est très importante, car on ne se prépare pas de la même manière quand on souhaite travailler dans le public plutôt que dans le privé. Le marché du travail et les critères de recrutement sont très différents.

Dans la recherche académique, la publication d’articles, la participation à des réseaux scientifiques ainsi que l’obtention d’une allocation de thèse constituent de véritables sésames. Dans le privé, ce sont la participation à des projets de recherche ou l’obtention d’une bourse de la Convention industrielle de formation par la recherche (Cifre) qui sont valorisées. Dans le privé, il y a, aussi d’autres embûches. Les recruteurs préfèrent souvent aux docteurs, les diplômés d’école d’ingénieur ou les Master pro qu’ils estiment plus opérationnels. Ou plus formatés. Toutefois, le privé accueille de plus en plus de docteurs. 34 % d’entre eux travaillaient dans la sphère privée en 1997, dix ans plus tard, ils sont 46 %.

Lucile Chevalier

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

1440 offres d’emploi en ligne

Fermer X