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Des ingénieurs spécialisés pour les organismes de logements sociaux

 | par Le Moniteur Emploi

Des ingénieurs spécialisés pour les organismes de logements sociaux
logements sociaux
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Sous l’impulsion de l’agence pour la rénovation urbaine (Anru), les organismes de logements sociaux se sont engagés, depuis l’an 2000, dans d’importants travaux de constructions neuves, de réhabilitation, et d’acquisition / amélioration. A cela s’ajoutel’entretien d’un parc de plus de 4 millions de logements, dont le quart se situe en région parisienne. « Pour relever ces défis, et attirer des candidats aux compétences plus étoffées, les offices publics de l’habitat (ex Opac), SA HLM, et entreprises publiques locales (ex SEM) se sont professionnalisés et ont revu leurs grilles salariales », décrit Christian Kowalski, directeur du pôle Immobilier habitat social au cabinet Mercuri Urval. Dans le domaine technique, les métiers du logement social sont répertoriés le plus souvent en trois grands domaines : les métiers de la construction (chargés de développement, chef de projet, responsable de programmes ou chargés d’opération), les métiers de la maintenance technique – qui font appel à des ingénieurs généralistes et des techniciens, mais également des profils plus spécialisés, tels des ingénieurs ascenseur, ingénieurs sécurité ou chauffage – et les métiers du renouvellement urbain (chefs de projet). Ces personnes pilotent leurs dossiers de la conception à la réception des travaux.

Plus de candidats depuis la crise

Enfin, pour leur politique de développement durable, « les offices ne créent pas une entité spécifique mais ont un spécialiste ou de petites équipes qui travaillent en transversal avec tous les services », précise Philippe Castell, DRH du Groupe Valophis (OPH du Val-de-Marne). Dans cet esprit, Nantes Habitat s’est doté cette année d’un poste de « directeur de projet développement durable ». Si pendant longtemps, les organismes HLM ont eu du mal à attirer des ingénieurs et techniciens, « depuis quelques mois, en raison de la crise, les chargés d’opération restent en poste et les bons profils sont plus faciles à trouver », estime Olivier Waldspurger, responsable des ressources humaines de Logement français. Ces jeunes ingénieurs sont motivés par « la polyvalence des métiers, et leur aspect humain », comme en témoigne Aurélien Le Turris, responsable de programme en opération d’acquisition-amélioration dans cet organisme. « Je voulais intégrer une part d’humanitaire au métier d’ingénieur », confirme Alexandra Louis, ingénieur INSA de Lyon, recrutée il y a un an à l’OPH Macon Habitat, sur un poste de monteur d’opération. Mais, en dépit de cet engouement, certains profils restent délicats à trouver pour les organismes HLM. « Le secteur de la maintenance, en particulier, a besoin de bons professionnels spécialistes du bâtiment travaillant sur les équipements techniques et les technologies. Nous avons beaucoup de mal à les trouver et à les stabiliser, alors que nos besoins vont croissants », reconnaît Philippe Castell. Pour mener les travaux de rénovation, qui ont lieu en milieu occupé, Paris Habitat recherche des ingénieurs type Ecole spéciale des TP, du bâtiment et de l’industrie (ESTP) expérimentés et dotés d’une certaine maturité, car ils seront en relation avec les élus et les locataires. « Il est difficile de dénicher ces profils, mais nos projets s’inscrivent dans l’évolution de la ville de Paris ; c’est un atout de taille pour les attirer », assure Magali Rama, responsable RH.

Des secteurs encore en demande

Rodolphe Salfati, responsable de l’emploi chez Immobilière 3 F, souligne combien « il est important de recruter des ingénieurs, capables d’appréhender globalement un problème technique » et de leur proposer un parcours professionnalisant en interne. « Une de nos chefs de projet vient d’être promue chef de service à la direction technique, sur des programmes de réhabilitation ». Mais les passerelles restent rares entre les secteurs de la construction neuve, la réhabilitation et la maintenance regrettent à l’unisson les responsables en ressources humaines. Dans les plus petits organismes, les ingénieurs gèrent le neuf comme l’ancien. « J’apprécie de suivre les opérations de A à Z, en abordant les aspects financiers, techniques et administratifs des dossiers », déclare Alexandra Louis. Par souci d’efficacité, cependant, certains organismes choisissent de séparer les étapes. « Pour intégrer des détails techniques précis, les architectes travaillent à l’échelle 1/100 000e. C’est pourquoi, les maîtres d’ouvrage Doivent encadrer plus étroitement la phase de maîtrise d’œuvre », explique Francis Deplace, directeur du Réseau Delphis (association de bailleurs sociaux, citant en exemple l’organisme HLM “Les Foyers de Seine-et-Marne” qui a scindé les tâches, créant un pôle administratif, un pôle comptabilité et un pôle technique. Chargé du suivi des chantiers, ce dernier compte deux conducteurs de travaux issus du privé. ICF La Sablière a créé également un pôle technique qui a fonction d’expertise, de définition et de contrôle : « Depuis le Grenelle de l’environnement, la dimension thermique étant devenue essentielle, nous avons renforcé ce poste et recruté un thermicien », explique Jeannine Crozat-Mouafeg, sa directrice du patrimoine et du renouvellement urbain. Le Logement français a fait le même choix, recrutant un jeune diplômé ingénieur thermicien qui manage les entreprises intervenant sur son parc de logements.

Former pour répondre aux exigences du Grenelle

Pour accompagner les offices dans l’élaboration des programmes et, à terme, réduire les charges de leurs locataires, le secteur de l’habitat social est donc en quête d’ingénieurs plus spécialisés, notamment dans le domaine de l’énergie et de la construction durable. Ne parvenant pas toujours à dénicher ces perles rares, les acteurs du logement social forment leurs salariés. Le Logement français, comme ICF La Sablière, a ainsi mis en place des stages pour sensibiliser les personnels aux nouvelles réglementations. L’Opac de Villeurbanne, qui vient d’intégrer une ingénieure Insa (Lyon) sur un poste de chargée d’opération en réhabilitation énergétique, va faire de même. « Sur un marché saturé, indique Christian Champet, directeur développement et patrimoine de l’Opac, nous avons eu l’opportunité d’intégrer ce bon profi l généraliste qui connaissait le secteur du logement social. Elle va simplement devoir se former sur la partie énergétique. »

Blandine Dahéron

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