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Développer au mieux une carrière au féminin

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Développer au mieux une carrière au féminin
Pour être promue, une femme doit proposer des idées mais aussi sa candidature à un poste, à une fonction. Il faut parler de soi mais aussi, et surtout, disposer d’un réseau pour que les bonnes personnes parlent de soi quand il le faut.
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Pour un parcours idéal, une femme doit disposer d’un projet professionnel rationnel, le faire savoir, s’engager, oser. Et, à chaque changement d’entreprise, opter pour un employeur promouvant les carrières féminines.

 

Bon an, mal an, les choses changent avec lenteur. Le 15 juin 2016, la conférence des grandes écoles a publié son enquête annuelle sur le devenir de leurs étudiants. Que l’on se rassure, pour eux, tout va bien. Leurs salaires se développent (33 452 euros brut par an cette année), leur taux net d’emploi est en forte hausse, celui des CDI aussi. Un seul petit grain de sable vient enrayer cette magnifique machine : le traitement réservé aux femmes diplômées… Côté salaire, à diplôme égal, elles sont payées 5 % de moins que les hommes (ingénieur), 6 % (école de commerce) et 8 % pour les femmes travaillant dans une PME de 10 à 249 salariés. C’est 2 % de moins si elles travaillent dans un grand groupe (plus de 5000 salariés). Plus grave encore, elles sont 69,3 % à débuter en Contrat à durée indéterminée (contre 81,8 % pour les hommes) et 78,1 % à disposer d’un statut cadre (contre 90 % pour les hommes). C’est dire si les inégalités persistent au simple fait de disposer d’un chromosome (Y) en plus ou en moins…

 

Un écart salarial entre les sexes de 1 %

Comment alors sortir de ce déterminisme sexuel ? Tout se joue, en fait, dès le début de carrière. Le premier emploi doit être choisi avec soin en optant pour une entreprise ayant une réflexion sur la gestion des parcours professionnelles. « Pour les femmes, commente Celica Thellier, co-fondatrice de « Meilleures-entreprises.com », une société dont le but est de recueillir l’avis des salariés/candidats/stagiaires afin de définir une réputation d’entreprises (4500 sociétés évaluées), il faut préférer les employeurs perçues comme innovants, à la fois pour leurs produits et leurs  services, mais aussi pour leurs manières de travailler. Elles sont plus collaboratives, plus flexibles et moins hiérarchiques et donc plus responsabilisantes que les autres. Ces entreprises permettent de progresser et d’apprendre. Elles exposent leurs collaborateurs à des expériences nouvelles et à la prise de décision ». On repère aussi ces entreprises accueillantes grâce aux différents labels, comme celui de « Great place to work » ou le label Egalité. « Pour repérer ce type d’entreprise, j’ai, pour ma part, 3 critères, poursuit Florence Ropion, directrice marketing France pour Dell, membre du comité de direction. Sa société développe une politique tout azimut pour faciliter la diversité en son sein avec un programme dédié aux femmes via le réseau Wise (Women in Search of Excellence). Je vérifie s’il y a des femmes au comité de direction, si l’entreprise a mis en place un réseau d’aides aux femmes et si l’employeur développe le télétravail permettant de mieux combiner vie professionnelle et vie personnelle ». Ces employeurs développent aussi des politiques sociales pour équilibrer vie professionnelle et vie privée encourageant la carrière des femmes, qui ne les cantonnent plus dans les postes d’expert et leur permettent de se développer professionnellement et donc financièrement. « Notre entreprise travaille depuis 2008 sur les questions de rémunérations hommes-femmes, précise Aline Crépin, directrice de la responsabilité sociale des entreprises du groupe Randstad, première entreprise en France à être renouvelée une deuxième fois sur les labels « Egalité professionnelle » et « Diversité ». Nous donnons des instructions aux managers et mettons en place des garde-fous pour réduire les écarts de rémunération hommes-femmes avec des résultats. Aujourd’hui, nous sommes à parité avec un écart salarial entre les sexes de 1 % ».

 

Faire du terrain et manager des salariés 

Une fois la bonne entreprise choisie, reste à développer sa carrière. « Pour cela, je conseille aux femmes – aux hommes aussi - d’opter le plus possible pour des postes opérationnels, explique Fabienne Delorme, consultante en recrutement spécialisée dans le secteur industriel et associée (partner) du prestigieux chasseur de têtes Heidrick & Struggles. Les postes fonctionnels, c’est bien. Mais ce sont les postes opérationnels qui développent les carrières. Il faut donc faire du terrain et manager des salariés ».

Ensuite, il faudra travailler avec ardeur. Car, les entreprises ont, certes, de plus en plus le soucis d’équilibrer vie professionnelle et vie sociale. Mais, il n’en reste pas moins que pour atteindre les postes les plus élevées, il y a un temps incompréhensible à dédier à son job. « Mais cela ne suffit pas, ajoute Frédérique Cintrat, ancienne directrice commerciale et marketing, fondatrice de la start-up « Axielles.com » consistant à faciliter le Networking professionnelle des femmes et auteure de « Comment l'ambition vient aux filles ? » aux éditions Eyrolles. Il faut aussi que les femmes osent être ambitieuses. Il faut, de surcroît, en parler, assumer cette ambition et s’appuyer sur les bonnes personnes pour progresser ». Cela demande un sens politique, une connaissance des réseaux en interne et en externe et l’énergie d’aller demander des promotions, des augmentations de salaire. « En fin de carrière, les femmes peuvent combiner deux discriminations que sont leur genre et leur âge, conclut Françoise Holder, présidente de l’association Force Femmes dont le but est d’aider les femmes sénior de plus de 45 ans à retrouver du travail. Pour contourner ces écueils, elles doivent reprendre confiance en elles pour oser se faire embaucher ou oser créer son entreprise ». Car, certes, la compétence peut primer mais il faut aussi accroitre en permanence sa visibilité en se souvenant de la phrase de Françoise Giroud : « La femme sera vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignera une femme incompétente ».

 

 

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