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Devenir intrapreneur permet de booster sa carrière

 | par Gwenole Guiomard

Devenir intrapreneur permet de booster sa carrière
Patrick Daymand, ADE conseil.
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L’intrapreneur est celui qui se comporte comme un entrepreneur tout en étant salarié. Cette position permet de développer ses compétences, aller au-delà de ce qu’on lui demande. Il crée aussi de la valeur. Nos conseils pour devenir cet employé-modèle.

Un intrapreneur est un salarié se comportant comme un dirigeant. Il va au-delà de ce qu’on lui demande. Il crée et développe de la valeur au sein de son entreprise. C’est donc un élément particulièrement intéressant pour un employeur. « Pour le devenir, il faut développer deux principaux positionnements, explique Patrick Daymand, dirigeant de ADE conseil (accompagnement et développement des entreprises) et auteur du site spgc-carriere, une méthode pour devenir un véritable intrapreneur. Le salarié aspirant à l’intrapreneuriat doit, tout d’abord, développer des compétences transverses. Un responsable qualité devra, par exemple, développer sa capacité à communiquer, à résoudre les problèmes, à manager, à créer de bonnes relations avec les clients. Si on veut être force de proposition, il faudra étudier son projet sous toutes ses formes. Le bon intrapreneur devra, second point, développer sa proactivité. C’est-à-dire sa capacité à se positionner en force de proposition. Il faut donc avoir des initiatives et changer son attitude mentale. La direction ne vous voit plus comme un salarié comme un autre. Son positionnement change. Vous devenez un intrapreneur ».

 

L’intrapreneur peut être mal perçu

Ce positionnement n’est pas toujours facilement accepté tant cette attitude peut être mal perçue par les collègues jaloux ou par des supérieurs agacés par cette arrivée dans leur pré carré. Pour contourner ces écueils, il faudra expliquer ce positionnement. C’est assez facile dans des petites entreprises sans fonction ressources humaines bien définies et sans stratégie étayée.

De la difficulté d’être intrapreneur

Véronique Bouchard est professeure associée à l’EM Lyon-business school et auteure de « Intrapreneuriat : innovation et croissance : entreprendre dans l'entreprise » aux éditions Dunod. Pour cet ouvrage, elle a remporté le grand prix Advancia 2010 du livre d’entrepreneuriat.

« Pas facile pour une personne d’adopter des attitudes, des comportements et des valeurs entrepreneuriales tout en étant salariée. Mieux vaut démarrer la démarche en ayant une forte légitimité. Car pour les novices peu expérimentées, cela peut nuire à leur carrière. Si le projet est en plus divergeant, le risque est important. On peut se créer beaucoup d’inimitiés. On peut aussi avoir l’impression de ne recevoir aucun soutien. Comme l’intrapreneur s’identifie à son projet, cela peut déboucher sur beaucoup de déception ou d’amertume. Surtout si l’entreprise ne joue pas le jeu et ne fournit pas une certaine bienveillance, du temps, de l’aide. Dans ce développement de projet intrapreneurial, il y a aussi toute une dimension politique à bien analyser. Il faut mesurer les parties prenantes, ses alliés, ceux qui peuvent s’opposer. Il faut savoir vendre son projet. C’est une démarche difficile qui peut être anéantie si le dirigeant qui vous épaulait est appelé à d’autres fonctions… ».

Dans les entreprises plus importantes, disposant d’une armée de stratèges dont le travail est de développer les projets, l’intrapreneur peut être mal perçu. Il faut alors cerner l’ensemble des jeux de pouvoir personnels et professionnels de ses supérieurs. D’où l’importance de communiquer de la façon la plus humble possible. Puis les convaincre que ce développement proposé va leur servir, pas leur nuire. Il faut leur expliquer que vous n’avez pas comme ambition de leur prendre leur place… Le mieux est alors de se constituer une équipe de convaincus. C’est difficile.

 

« Un concours interne d’innovation »

« C’est pourquoi je conseille aux intrapreneurs de bien choisir leurs employeurs, poursuit Martin Duval, fondateur et président de la société Bluenove, cabinet de conseils de 20 consultants spécialisés sur l’innovation ouverte et collaborative afin d’aider les entreprises à mieux innover. Ils doivent intégrer des sociétés où cette culture existe. Et se demander  si l’entreprise visée développe une culture propice à l’intrapreneuriat. On les détecte en repérant des signaux comme les valeurs affichées par le recruteur que sont l’innovation et l’audace. D’autre part, certaines sociétés mettent en place des dispositifs pour faire émerger l’intrapreneuriat comme des concours d’idées ou des programme de relations avec des start-up externes. Cela existe chez Pernod Ricard avec une communauté d’innovation ou chez Essylor grâce à un concours interne d’innovation ».

 

Pourquoi devenir intrapreneur ?

Devenir intrapreneur booste une carrière. Mais pas seulement. Cela permet aussi de tester, avec plus de sécurité, une création d’entreprise.

Devenir intrapreneur permet, tout d’abord, de prendre (ou reprendre) en main la maîtrise de son évolution de carrière. En développant des projets créateurs de valeur, on va chercher sa promotion professionnelle. On la construit. Ce type de salarié évolue donc plus vite que les autres. L’intrapreneur apprend aussi à créer de la valeur par lui-même. Cette capacité est la clé d’une carrière réussie. Car si l’entreprise ne suit pas cette évolution, l’intrapreneur a plus de faciliter à changer d’entreprises, à proposer ses (bons) projets à d’autres dirigeants. Cela donne, enfin, des compétences entrepreuneuriales. On montre que l’on peut accéder à un poste de management général. On se crée de nouvelles compétences. On peut développer son propre royaume avec le contrat implicite que l’on deviendra le responsable de cette activité. Un intrapreneur à toutes les chances de devenir un entrepreneur à succès.

 

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