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Devenir manager de transition : un bon plan pour cadres expérimentés

 | par Gwenole Guiomard

Devenir manager de transition : un bon plan pour cadres expérimentés
Grégoire Cabri-Wiltzer, Nim Europe.
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Le management de transition peut permettre à un salarié de rebondir et d’offrir ses services de haut niveau dans une entreprise tiers. Ce nouveau métier s’adresse à des cadres expérimentés dotés des expériences les plus diverses possibles.

Le management de transition mérite, tout d’abord, une explication lexicale. Cette forme de prêt de personnel de haut niveau est, en effet, récente. Elle a pour but de permettre à une entreprise d’utiliser, contre rémunération, les services d’un manager pendant une certaine période. Ce dernier peut agir pour résoudre une crise, pour remplacer une personne ou pour développer un nouveau projet. Cette façon de faire, par sa souplesse, a, aujourd’hui, convaincu bon nombre de clients. Le chiffre d’affaire de la profession connaît une croissance à deux chiffres depuis quelques années (+ 14 % entre 2011 et 2012 selon le baromètre de la Fédération nationale du management de transition). Une cinquantaine de cabinets s’y sont spécialisés et de 3 000 à 4 000 personnes y travaillent. Audencia Nantes, en collaboration avec le cabinet H30, vient même de lancer un cursus en formation continue : le Parcours Management de transition.

 

« Mettre la main à la pâte »

Alors pourquoi ne pas se laisser tenter par cette nouvelle forme de travail ? « Pour intéresser un cabinet de management de transition, commente Grégoire Cabri-Wiltzer, président directeur général de Nim Europe, l’une des structures haute gamme de la profession, il faut démontrer une longue expérience dans un domaine donnée. Nos managers ont ainsi un âge moyen de 47 ans. Il faut aussi être flexible et pouvoir intervenir rapidement. On doit pouvoir mettre la main à la pâte, avoir du recul et comprendre les conséquences de ses actes ».

Ces profils très pointus sont donc assez rares. Mieux vaut alors disposer d’une formation supérieure de type école de commerce ou école d’ingénieur, être anglophone, autonome et maitriser les aspects bureautiques. En effet, du jour au lendemain, on se retrouve aux manettes. Cela signifie aussi accepter une forme d’insécurité car les managers de transition ne sont pas payés entre les missions même s’ils peuvent s’appuyer sur leurs droits au chômage. D’autre part, rares sont les managers de transition à enchaîner mission sur mission et à pouvoir en vivre sur le long terme.

 

Rencontrer son futur employeur

« Mais, pour le manager de transition, les expériences sont riches et variées dans des contextes formateurs, explique Sébastien Perdereau, manager executif senior chez Michael Page Interim Management. Et sur un CV, cela se revend bien. Cela démontre des qualités d’adaptabilité, de conduite du changement, de bon relationnel, de bonne communication ». D’autant plus que le management de transition peut s’inscrire dans un parcours avec, ensuite, une reprise d’un parcours plus traditionnel en contrat à durée indéterminée. Et pourquoi pas dans l’entreprise cliente. Le management de transition peut, en effet, être l’occasion de rencontrer son futur employeur.

 

Qui sont les managers de transition ?

Pierre van den Broek est président de la Fédération nationale du management de transition, le syndicat professionnel regroupant 18 structures.

« Il existe de 3 000 à 4 000 managers de transition en France. Ce sont des hommes et des femmes – il y en a de plus en plus profitant de leurs interruptions de carrière pour reprendre ainsi une activité le plus souplement possible - travaillant dans l’une des 50 structures répertoriées. Ils ont entre 35 ans, pour ceux qui évoluent dans les nouvelles technologies, et 65 ans, pour ceux qui mènent des missions de direction générale dans l’industrie. Leurs rémunérations sont calquées sur celles des personnes remplacées. Cela n’est pas normé. Car l’on peut être manager de transition et travailler pour son compte, être en CDI dans le cabinet de management de transition, en intérim, en portage ou en CDD. Suivant le statut juridique, le salaire diffère. Cela dépend aussi des fonctions. Mais, groso modo, un manager de transition percevra, pour une mission de un an en brut, de 80 000 à 300 000 euros. C’est moitié moins si la mission dure 6 mois. Notre baromètre 2012 constate que la facturation à un client est de l’ordre de 1200 euros par jour ».

 

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