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Travailler dans grande distribution, Les salaires de la grande distribution

Directeur de supérette, un patron au contact direct de sa clientèle

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Polyvalent et travaillant en couple, le patron de supérette présente un profil atypique. Avec les mêmes exigences commerciales et techniques de la grande distribution.


Indépendant, mais pas seul. Une carrière de directeur de supérette ne se mène jamais au singulier. Le groupe Casino, qui recrute bon an mal an 200 gérants-mandataires, le constate. «Travailler en couple est la première motivation des gens qui veulent nous rejoindre », souligne François Duponchel, responsable de la branche proximité. «Avec ma femme, nous voulions aussi être indépendants », complète Christophe Besnault, à la têted'un Petit Casino à Saint- Étienne, après huit ans en grande distribution comme employé libre-service.

De la préparation du magasin, bien avant l'heure du laitier, à la fermeture des caisses, souvent à celle de la fin des journaux télévisés du soir, la vie d'une supérette ressemble à s'y méprendre à celle d'un supermarché, mais reste, pour cette double raison, un mode de distribution à part.

Pour le bien-être du client

Christophe Besnault, qui a rencontré Charlotte alors qu'ils travaillaient tous deux chez Auchan, le reconnaît volontiers : «Globalement, le métier est le même, et nos années d'hyper ont été une très bonne école», mais pas question d'envisager l'exploitation d'un supermarché, «parce que c'est un autre métier, plus tourné vers le management et, surtout, qui vous fait perdre le contact avec la clientèle». C'est la troisième gratification qui pousse les gérants à travailler 50 à 60 heures,parfois beaucoup plus, chaque semaine, dimanche matin compris.

Veiller à tout, savoir faire tous les métiers du commerçant, mais, par-dessus tout, rester sur le terrain. «Veiller en permanence à ce que le client se sente bien dans le magasin, c'est pour cela qu'on ne voudra jamais aller dans une grande surface»,explique Dominique Peine, qui exploite avec sa femme un Shopi de 700m² à Oraison, près de Manosque, et dirige une équipe d'une quinzaine de personnes. Au cours de leur carrière, ils ont connu les grandes surfaces et leur «hiérarchie beaucoup plus rigide».

Dans proximité, il y a donc avant tout proximité avec la clientèle, et la notion ne se limite pas aux murs du magasin. «L'autre soir, je suis allé dépanner une dame âgée du quartier, qui était en panne d'électricité », raconte Christophe Besnault. Les gérants du Shopi sont membres de nombreuses associations et soutiennent financièrement des manifestations locales - «c'est important pour le bouche-à oreille».
Le bon commerçant porte des valeurs sociales, et «nous veillons, affirme Christian Gué, responsable des relations humaines delabrancheproximitédeCasino, à ce que nos candidats fassent preuved'une telle sensibilité».

Même si le métier est dur, on est loin aujourd'hui de l'image du petit commerçant corvéable à merci. «La fonction a considérablement évolué», indique Frédéric Thébaud, 38 ans, dont quinze ans dans la distribution, aujourd'hui à la têted'un Spar au coeur de Lyon. «Nos responsabilités se sont étendues, l'outil de travail s'est énormément perfectionné, entre autres dans le domaine informatique. » Même son de cloche à Manosque. «Le client est devenu beaucoup plus exigeant sur la qualité et sur le prix, constate Dominique Peine. Nous devons nous battre sur tous les fronts.»

Les qualités d'endurance restent indispensables, mais les compétences primordiales s'appellent désormais rigueur, sens de l'organisation, capacité à déléguer ou à se répartir intelligemment les tâches.
Aujourd'hui, des gérants de supérette peuvent prendre du temps pour s'occuper des devoirs des enfants et ne renonceraient pour rien au monde à leurs cinq semaines de vacances. Soutien opérationnel grâce à des gérants intérimaires, ou plus technique, avec les formations produits, l'assistance informatique ou l'encadrement commercial, le groupe, qu'il s'agisse de Casino, Carrefour ou la Francap, répond présent pour ses réseaux.

Il guide aussi la politique commerciale, un terrain où l'indépendance trouve ses limites. «C'est nous qui fixons la politique de prix, rappelle François Duponchel, même si, évidemment, nous entretenons un dialogue avec le gérant sur certains produits, notamment régionaux ou locaux.»

«Quand on aime...»

Pas entièrement rivé sur les méthodes de la grande distribution, le patron de supérette n'en reste pas moins totalement impliqué dans la compétition commerciale. Parce que la concurrence, notamment du hard-discount, l'y oblige. Parce que ses revenus en dépendent, aussi. «L'objectif prioritaire reste de valoriser le magasin», résume un gérant, qui confie que, malgré son équipe de plusieurs personnes, sa femme prend la caisse dès qu'elle peut et «qu'elle a le sourire quand les sous entrent».

Il faut donc s'adapter aux nouveaux comportements de la clientèle de proximité : elle rajeunit, mais elle attend aussi des horaires plus flexibles. Fermer une supérette à 20 heures au lieu de19h30 peut se traduire par une hausse de 3% de chiffre d'affaires. «Quand on aime, on ne compte pas!», lance Christophe Besnault.

Mais l'attachement au métier n'est jamais absent de l'envie de réussite : plutôt une supérette supplémentaire ou plus grande que passer de l'autre côté, celui du supermarché ou de l'hyper.
Francis Lecompte


L'essentiel de la fonction

Les formations
> Pas de cursus spécifique. Beaucoup de responsables de supérettes ont connu une première expérience hors commerce.Beaucoup sont issus de la distribution - chefs de rayon ou de secteur, employés libre-service, un cursus reconnu comme la meilleure formation.
> Gérants-mandataires et franchisés bénéficient de formations diverses (gestion, connaissance produits...) avant leur prise de responsabilité et tout au long de la carrière, souvent délivrées dans le magasin. De plus en plus de candidats diplômés (Bac + 2...).

Les qualités requises
> La rigueur. Savoir s'organiser pour ne pas se laisser déborder par la polyvalence des responsabilités tout en assurant la gestion du magasin, ainsi que pour satisfaire les clients.
> Le respect et la loyauté. Respecter le client et les partenaires, se montrer loyal envers l'enseigne, le personnel.
> Le sens de la convivialité. Aller vers les gens, créer un climat convivial.
> L'engagement. S'impliquer dans la vie du quartier, pour acquérir de la notoriété.

Les missions
> Chef d'entreprise, il assure la gestion du magasin.
> Directeur du magasin, il gère l'administratif et le suivi marchandises : prises de commandes, réception des livraisons, animation de l'équipe.
> Chef de rayon et employé libre service, il assure, avec son conjoint ou son associé, les tâches de terrain : préparation des rayons, encaissement, livraison à domicile. > Partenaire de l'enseigne, il doit dialoguer avec l'encadrement commercial pour s'adapter au marché : assortiment, services, prix. Il est à l'écoute des directives commerciales autant qu'il fait remonter les informations.
> Commerçant avant tout, il est là pour faire progresser les ventes.

La rémunération
> Sans limitation si le responsable est indépendant ou franchisé.
> Chez Casino, le couple de gérants-mandataires touche 6,35% du chiffre d'affaires et dispose d'un logement de fonction. Le chiffre d'affaires moyen d'une supérette varie de 400 000 à 3 millions d'euros.

Les évolutions possibles
> Dans la proximité, devenir responsable de magasins plus importants ou de plusieurs magasins; prendre une franchise.
> Tenter l'aventure du supermarché, même si la grande distribution attire peu de candidats.

Témoignage
Christophe Besnault, 28 ans, et sa femme Charlotte, 25 ans, gérants-mandataires d'un Petit Casino à Saint-Étienne : «Globalement, le métier est le même qu'en grande distribution, et nos années d'hypermarché ont été une très bonne école.Mais l'essentiel en supérette reste la relation directe avec le consommateur et le travail sur le terrain.»



© Lahcène Abib

Leur CV

Christophe,
28 ans
? 1996 Bac G3
? 1996 Employé libre-service, Spar, dans les Alpes-Maritimes
? 1998 Employé libre-service, Auchan, dans le Nord
? 2004 Stage dans un Petit Casino
? 2004 Gérant-mandataire, Petit Casino, Saint-Etienne

Charlotte, 25 ans
? 2000 Bac
? 2000 Employé libre-service, Auchan, dans le Nord
? 2004 Stage dans un Petit Casino
? 2004 Gérant-mandataire, Petit Casino, Saint-Étienne

 

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