emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur
Une marque du réseau Emploipro.fr

Travailler dans l'assurance, la banque et la finance

Directeur financier : le détenteur des cordons de la bourse

 | par La rédaction de  LSA

  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer

L'exercice, notamment pour les groupes cotés en Bourse, exige rigueur totale, vision stratégique pointue et art consommé de l'évolution des systèmes d'information.


Dans une entreprise, le directeur financier est au plus haut niveau de la hiérarchie. Il n'y a généralement personne entre lui et le directeur général ou le P-DG, sauf à reporter aussi, dans les filiales des grands groupes, à des directeurs financiers qui sont ses supérieurs. Dans les plus petites structures, il cumule souvent son poste avec celui de directeur administratif (DAF),ou avec la direction juridique. Lorsque le groupe est coté en Bourse, le directeur financier apparaît souvent aux côtés du président pour présenter les comptes annuels : il doit alors semuer aussi en directeur de la communication. Le cours de Bourse dépend parfois de ses capacités de persuasion. Dans les entreprises moyennes, il est chargé de trouver les ressources financières nécessaires au bon fonctionnement de l'entreprise.

Une force de proposition

Il doit fréquenter les banquiers qui portent généralement les créances des clients, les investisseurs si des besoins en capitaux s'avèrent nécessaires, ourendre des comptes aux détenteurs du capital. « C'est un métier qui a évolué vers des visions plus stratégiques, explique Guillaume Vital, consultant au cabinet François Sanchez, un chasseur de têtes spécialisé. Le directeur financier doit être une force de proposition qui va jusqu'à racheter des sociétés pour capter des parts de marché, étudier les possibilités de réductions de coûts par la délocalisation, ou aller en Bourse lever des fonds.De plus, il exerce un métier de technicien très rigoureux. Il faut connaître la comptabilité, la fiscalité, le droit des sociétés. Cela requiert de l'expérience

Cette expérience se retrouve dans le parcours d'Olivier Descamps, officiellement regional western finance director de Reckitt Benckiser, le numéro un mondial des produits d'entretien de la maison (Calgon, Airwick, Woolite, Harpic...). Débutant à l'audit chez L'Oréal, Sciences po et MBA de Dauphine en poche, il est passé par la direction financière d'une unité de production, puis d'un petit pays, puis d'une division en France, avant de prendre la direction financière de Bic.

Aujourd'hui dans un groupe coté à Londres, il fait face à un besoin d'analyse financière quotidienne. «J'assure un suivi au jour le jour du chiffre d'affaires. Nous comparons ces chiffres avec le plan demarche, les dépenses réelles par rapport au budget défini, l'évolution des dépenses en marketing, en coopération commerciale, les coûts de fonctionnement internes et les coûts logistiques. Au cours de la semaine, se tiennent les réunions avec les responsables des marques, chacune ayant un compte d'exploitation. »

À la tête d'une équipe de 24 personnes en France et de 7 en Belgique, il doit affronter la maîtrise de la remontée de l'information à l'aide de systèmes d'information « qui deviennent de plus en plus sophistiqués » et, par conséquent, plus compliqués.

Un reporting minutieux

Au-delà des comptes d'exploitation des marques et de l'analyse globale, ses tableaux de bord concernent l'usine de Chartres ( 450 personnes ), avec ses coûts directs,mais aussi le coût d'achat des matières premières entrant dans la composition des produits. Contrairement aux PME qui ont affaire à leur banquier, c'est le groupe qui apporte les fonds nécessaires.

« Un directeur financier doit veiller à l'évolution du ?working capital? ou besoins en fonds de roulement, c'est-à-dire être très vigilant sur les conditions de paiement des fournisseurs et des clients et sur le niveau des stocks, moyens essentiels pour améliorer la gestion du cash », précise-t-il. Ce n'est pas tout. Les «aspects de reporting sont très structurés », avec une clôture des comptes mensuelle qui nécessite de mobiliser les équipes plusieurs jours, puis une autre, trimestrielle, qui demande environ trois semaines à la direction financière. Les comptes annuels, soumis aux commissaires aux comptes, commencent à être bouclés dès novembre (le pre-closing) sur la base des résultats des dix premiers mois, puis ajustés en janvier pour clore l'année. « À chaque étape, nous établissons des prévisions qui demandent une forte capacité d'analyse des tendances. Les estimations que nous fournissons au groupe doivent être en ligne avec les informations transmises à la City, aux analystes financiers et aux actionnaires.»

Chez Reckitt Benckiser, la responsabilité des dirigeants des zones est très importante, en contre partie d'une large autonomie. Dans d'autres groupes, les obligations de moyens sont plus importantes que celles des résultats, car ces derniers sont alors plutôt de la responsabilité de la direction du siège. Évidemment, patrons de zone et directeurs financiers se rencontrent « fréquemment au niveau européen», pour échanger sur les évolutions de l'activité afin que le plan de route reste cohérent. « La vraie évolution du métier au cours des dernières années, c'est bien la nécessité d'une vision globale pour déceler les opportunités de croissance interne ou externe, ajoute Guillaume Vital. Le directeur financier est l'interface principale du président, il n'y en a pas d'autre dans l'entreprise à ce niveau.»
Sylvain Aubril 

Témoignage

Olivier Descamps
, 42 ans, cinq enfants, directeur financier France et Belgique de Reckitt Benckiser  : « Un directeur financier doit veiller à l'évolution du ?working capital? ou besoin en fonds de roulement, c'est-à-dire être très vigilant sur les conditions de paiement des fournisseurs
et des clients et sur le niveau des stocks, moyens essentiels pour améliorer la gestion du cash.»


© Laetitia Duarte

Son CV

? Depuis 2001 Directeur financier pour la France et la Belgique de Reckitt Benckiser (numéro un dans le monde et en France des produits d'entretien de la maison, 700 M€ de chiffre d'affaires en France, une usine de 450 personnes).
? 1999-2001 Directeur financier de Bic, 13 filiales dans le monde.
? 1987-1999 Contrôleur financier de L'Oréal Parfumerie France (1997-1999), directeur financier de L'Oréal Hongrie (1994-1997), directeur financier de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, (1990-1993), auditeur (1987-1990).


L'essentiel de la fonction

Le cursus de formation
> Niveau : bac +4 ( PME ) ; bac +5/+6 ( groupes ) ; ( MBA pour les multinationales ).
> Universités : Dauphine, facultés de province finances entreprises.
> Grandes écoles : ESC, HEC, Edhec, EDEC, EMC-Lyon ...

Ses missions
> Analyser les chiffres pour apporter une vision stratégique.
> Tenir la comptabilité et le reporting.
> Assurer la communication financière.
> Étudier les révisions de périmètre (acquisitions...).

La rémunération annuelle
> Selon la taille de la structure, de 70 à 150 000 € pour les petites et moyennes entreprises, de 150 à 200 000 € pour les entreprises nationales, jusqu'à 300 000 € pour les multinationales ou au-delà.

Les qualités requises
> La discrétion ( notamment lors des fusions, acquisitions, plans sociaux, délocalisations...).
> La rigueur technique.
> Des qualités managériales fortes.
> Un bon sens de la diplomatie.
> La capacité à être perçu comme une force productive et non comme un centre de coûts.
> Avoir du recul, une vision stratégique.
> La résistance à la pression. La fonction financière est clé dans l'entreprise car elle maîtrise la masse salariale, les relations avec les banques et les investisseurs.

Les évolutions possibles
> Direction de filiales, direction générale de groupes. De nombreux grands patrons sont d'anciens directeurs financiers.




 

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

Vous aimerez aussi

NGE vise toujours 10 000 recrutements d’ici 2024

NGE vise toujours 10 000 recrutements d’ici 2024

Déconfinement : quel avenir pour le business digital ?

Déconfinement : quel avenir pour le business digital ?

Télétravail : l'indispensable argument pour convaincre les candidats ?

Télétravail : l'indispensable argument pour convaincre les candidats ?

L'avenir est-il dans le télétravail ?

L'avenir est-il dans le télétravail ?

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

518 offres d’emploi en ligne

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus
Fermer X