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Doit-on tout dire à un recruteur ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Doit-on tout dire à un recruteur ?
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Pour Louis Bailly, consultant chez Sefop, il faut se préparer à répondre : « Le recruteur voudra savoir pourquoi un candidat souhaite quitter son entreprise. C'est un moyen de voir quelles relations il entretenait avec son environnement, ses collègues... Mieux vaut alors donner des raisons constructives. »
Car une réponse trop négative amènera le recruteur à hésiter : « Très souvent, un cadre qui explique que son entreprise va à vau-l'eau ou qu'il n'y a que des nuls dissimule une impuissance non avouée à être reconnu. Ou une incapacité à être heureux, voire une tendance à tout critiquer. Et le recruteur pensera qu'il risque de reproduire ce comportement dans son prochain poste. »
Le candidat ne doit pas oublier qu'il peut être lui-même en cause : « Le piège classique est de dire : "Je n'ai pas eu cette promotion que je méritais". Sans s'interroger sur son implication personnelle dans l'entreprise et sur les moyens que l'on s'est donnés pour l'obtenir. »
Et il faut être encore plus discret lorsqu'il s'agit d'une incompatibilité d'humeur
avec son supérieur : « Le mieux est d'éviter d'en parler car le recruteur s'interrogera sur le caractère du candidat. Et s'il insiste, il faut évoquer des faits précis et objectifs. »

Conclusion

« Pour se donner le maximum de chances en entretien d'embauche, il ne faut pas donner l'impression de traîner des boulets, reprend Louis Bailly. Il faut donc essayer de ne pas en parler. Sans pour autant mentir car le recruteur s'en rendra compte. Il faut être capable de dire les choses ou tout au moins le plus proche de la réalité, sans mentir, ce qui n'est pas toujours facile. Enfin, même si l'on ne se sent pas bien dans son entreprise, il est nécessaire de positiver les raisons du départ. Et les exprimer avec détachement et sérénité. »

Comment ça se passe chez Balaton

"Alors, vas-y, raconte-moi... Comment ça s'est passé ? »
Xavier Fournier sourit de l'empressement d'Arnaud Du Lac, son collègue du service commercial. A peine installé à table, ce dernier lui demandait un compte-rendu du rendez-vous qu'il avait eu le matin même avec un chasseur de tête pour un poste similaire à celui qu'il occupait aujourd'hui, mais dans une entreprise beaucoup plus cotée que Balaton.
Avant de répondre, le sourire de Fournier se transforma en grimace :
« Mal... Je crois que c'est raté...
- Ah, bon ? Non, je ne te crois pas ! De toute façon, tu es toujours pessimiste... On en reparlera lorsque tu auras obtenu un deuxième entretien...
- Non, non... Je t'assure... Pour ce poste, je n'ai aucune chance... Je l'ai bien vu à la tête du recruteur à la fin... Et puis, je me suis mal débrouillé...
- Mais qu'est-ce que tu lui as dit ?
- Je me suis fait piéger sur la question la plus simple, celle qu'ils posent toujours : "Pourquoi voulez-vous quitter votre poste actuel ?"... Et, là, je ne sais pas ce qui m'a pris, mais j'ai commencé à lui expliquer que j'étais en désaccord avec la stratégie de Balaton...
- Plutôt légitime comme motif de départ...
- Laisse-moi finir... Il m'a évidemment demandé des détails... Et là, j'ai tout déballé... Duchêne qui préfère écouter ses consultants extérieurs payés à prix d'or plutôt que ses cadres qui connaissent parfaitement le terrain... Le système de promotion au copinage plutôt qu'au mérite... Bref, plus je parlais, plus je me rendais compte que ce n'était pas ça qu'il fallait dire... Et, alors, la cerise sur le gâteau...
- Ah, parce que ça n'est pas fini ?
- Non... Je te dis, c'était une catastrophe... Le recruteur a enchaîné sur mes relations avec mes collègues... Là, j'ai fait plus attention... jusqu'au moment où j'ai fait allusion à un petit problème avec l'un d'eux... Et, alors, il m'a poussé dans mes retranchements jusqu'à ce que je lui avoue ma guerre de tranchées avec Legoff... Et là, c'était fini... On vous rappellera, m'a-t-il dit...Tu sais ce que ça veut dire...
- Une chose est sûre, ce recruteur ne pourra jamais te reprocher de ne pas dire la vérité... »

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