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Dossier spécial Journée de la Femme : 5 conseils pour repérer une entreprise qui promeut les femmes

 | par Gwenole Guiomard

Dossier spécial Journée de la Femme : 5 conseils pour repérer une entreprise qui promeut les femmes
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Chaque année, la journée de la femme arrive à point nommé pour montrer au combien le monde du travail discrimine l’autre moitié du ciel. Il existe cependant des entreprises qui innovent et permettent aux femmes (mais aussi aux hommes) de mieux vivre au travail. Nos conseils pour bien choisir.

 

L’étude de l’Insee parue vendredi 6 mars pour la journée de la femme est une nouvelle fois accablante. Ce travail intitulé «  Regards sur la parité, de l’emploi à la représentativité politique... » pointe des dysfonctionnements déjà répertoriés. Pour Solveig Vanovermeir, l’auteure, les femmes sont plus diplômées que les hommes. Elles sont cependant moins présentes sur le marché du travail. Leur taux de chômage est, en outre, plus élevé que leurs collègues masculins (8,5 % contre 7,4 %) et leurs salaires moins importants. La différence masculin-féminin serait de 27 % en faveur des hommes, près des deux-tiers étant explicables par d’éventuelles pratiques ou processus discriminatoires et inégalitaires.

Dans cet océan de discriminations, il existe pourtant des entreprises qui ont compris tout l’intérêt de promouvoir le travail des femmes. Elles sont pour l’instant peu nombreuses. Mais cinq critères aideront candidates et candidats de les dénicher.

1/ L’entreprise a-t-elle signé un accord ?

Toutes les entreprises de plus de 50 salariés en France ont l’obligation de négocier un accord sur l’égalité hommes-femmes, les autres doivent le faire en cas de présence d’un délégué du personnel. « Mais seules environ 400 ont paraphé ce type d’accord, commente Rachel Silvera, maitre de recherche à l’université Paris 10 et spécialiste de la question du lien entre genre et emploi. C’est peu ». Pour dénicher la perle rare, le candidat et la candidate avisé pourront aussi postuler à la quarantaine d’employeurs qui ont signé le label égalité. Ils auront la garantie d’être salarié par ce qui ce fait de mieux en France en matière d’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes.

2/ L’employeur développe-t-il le dialogue social en son sein ?

Une entreprise qui promeut les femmes est une structure qui développe, en fait, la carrière de tous ses salariés. Pour repérer ce type de société, il faut s’attacher à vérifier que la direction facilite le dialogue social, qu’elle lui permet de se développer. La présence de syndicat dans la société en est un bon signe. Le mieux étant que l’employeur aille encore plus loin en favorisant le syndicalisme et les syndicalistes. Les entreprises qui n’entravent pas la création du comité d’entreprise vont aussi dans le bon sens.

3/ Le nombre de femmes-cadres est-il suffisant ?

Pour les spécialistes, il existe un seuil sociologique (20 à 30 % de femmes-cadres) à partir duquel les carrières féminines ne peuvent pas être bridées.  « Si 70 % du personnel est féminin et qu’il n’existe que 20 % de femmes cadres, cela signifie que le personnel féminin pourra rencontrer un plafond de verre limitant son ascension professionnelle », précise Rachel Silvera. Le candidat et la candidate avisés s’informeront donc de la présence des femmes dans le management. « En France, commente Thierry Goeffroy, chargé de mission à l’Afnor certification qui délivre aux entreprises le label égalité professionnelle des femmes, le taux de femmes dans les instantes dirigeantes avoisine les 10 %. Elles occupent, en général, des postes féminins comme celui de directrice des ressources humaines, de la communication ou du juridique. Conclusion : si une entreprise dispose d’une directrice de la logistique, de l’informatique ou de la production, c’est plutôt bon signe ».

4/ Existe-t-il une volonté de concilier vie professionnelle et vie familiale ?

Une entreprise qui promeut les femmes mettra en œuvre une politique pour concilier vie familiale et vie professionnelle. Pour déterminer si l’on postule dans ce type de société, le candidat ou la candidate s’informera sur plusieurs points : l’employeur propose-t-il des aménagements d’horaire, des services comme les crèches, des chèques emploi-services, une conciergerie ? Il existe, en France, 72 entreprises ayant signé une charte de la parentalité en entreprise. Dans ces sociétés, les réunions ne se déroulent pas après 18 heures. Personne ne doit se lever aux aurores pour un petit déjeuner à 7 heures du matin à l’autre bout de l’Europe.

5/ Le dirigeant est-il le porte-parole de l’égalité hommes-femmes ?

La communication externe d’une entreprise permet aux candidats et candidates de vérifier si l’employeur, et plus particulièrement le dirigeant, promeut les femmes. « Pour une bonne politique d’égalité hommes-femmes, il faut que la direction s’implique, explique Christina Lunghi, présidente d‘Arborus et porte-parole du club du label égalité. On verra aussi qu’une entreprise s’intéresse à la promotion des carrières des femmes si dans ces annonces elle féminise les titres, si elle ne met pas en avant sa volonté de disposer de salariés très disponibles ».

 

Une entreprise qui promeut les femmes est, donc, une entreprise qui fait attention à tous ses salariés. Une entreprise qui ne discrimine pas les femmes ne discrimine pas, en général, les Vieux, les Noirs, les Maghrébins, les homosexuels, les universitaires… Choisir une société qui fait attention à tout cela permet aussi de postuler pour un employeur chez qui il fait bon vivre.

Lorsque les femmes intègrent des services, les conditions de travail s’améliorent. C’est ce qui s’est passé chez PSA, àla Posteoù les charges de courriers sont désormais portées grâce à des charriots roulants ou à EDF qui impose à ses équipes devenues mixtes des outils moins lourds pour grimper aux poteaux électriques. Alors homme ou femme, sachez qu’une société qui prend soin de tous permet plus sûrement l’épanouissement de chacun.

 Lire aussi :

- Le portrait de Fabienne Mignonac, membre du cercle InterElles

 - L'étude de CapitalCom montrant que la place des femmes régresse dans les entreprises du Cac 40

- Femmes et chômage : le rapport du BIT

 

Pour aller plus loin

  Pour connaître les 400 entreprises ayant signé un accord sur l’égalité professionnelle, se reporter au site de l’observatoire de la responsabilité sociale des entreprises. Pour disposer du nom de la cinquantaine d’entreprises qui ont obtenu le label égalité professionnel, voir le site de l’ Afaq.

 

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