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DPO : le Data protection officer va devenir essentiel

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DPO : le Data protection officer va devenir essentiel
Il est conseillé à toutes les entreprises qui traitent des données à caractère personnel d’avoir un DPO
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L’application, à partir du 25 mai, du Règlement général sur la protection des données (RGPD) oblige les entreprises à se doter d’un Data protection officer (DPO). Il est conseillé à toutes les entreprises qui traitent des données à caractère personnel d’avoir un DPO. En quoi consiste ce métier nouvellement créé ? 

« 80 000 entreprises et organismes publics vont devoir se doter d'un DPO contre 18 000 aujourd'hui », a expliqué Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) devant les membres de l’Association française des correspondants à la protection des données à caractère personnel fin janvier. RGPD oblige, les entreprises qui manipulent des données à caractère personnel, vont devoir, à partir du 25 mai, en garantir la sécurité et prouver, à la Cnil, qu’elles sont en conformité avec cette réglementation. Pour y parvenir, un nouveau métier apparaît sur le marché, celui de DPO ou délégué à la protection des données.

Son rôle : faire jouer une partition

« Le DPO est le chef d’orchestre de l’entreprise, celui qui fait jouer une partition, le RGPD, à ses musiciens », rapporte Gérard Peliks, Directeur du MBA Management de la sécurité des données numériques de l’Institut Léonard de Vinci. Parmi les musiciens : le juriste, l’expert sécurité, le service marketing, les ressources humaines et le chef d’entreprise.

Le rôle du DPO : « Tenir des registres afin de pouvoir informer la Cnil des traitements effectués sur les données à caractère personnel exclusivement », indique Gérard Peliks. Il est le correspondant de l’entreprise vis-à-vis de la Cnil, qui peut lui demander des comptes. Il doit lui signaler les anomalies lorsqu’il y en a, mener des études d’impact afin d’expliquer ce que le vol des données génère pour l’entreprise. C’est une fonction qui doit être au plus proche de la direction.

Evolution en interne

En interne, de nombreuses entreprises disposent déjà d’un Correspondant informatique et libertés (CIL), qui avait jusqu’à présent l’obligation de déclarer à la Cnil tous les fichiers contenant des données à caractère personnel. Le métier de DPO est différent, il a davantage d’obligations. Il ne faut donc pas croire qu’une simple évolution du titre soit suffisante. « En revanche, comme le CIL est déjà sensibilisé à la protection des données à caractère personnel, il peut évoluer, avec une formation, vers le métier de DPO », fait savoir Gérard Peliks. Le juriste de l’entreprise et l’expert sécurité peuvent également remplir ce rôle. « Dans certains cas, leur expérience et leur appétence pour le RGPD va être suffisant, mais une formation est tout de même un plus », précise-t-il.

Formation dédiée

Des formations dédiées ouvrent d’ailleurs leur porte. C’est le cas à l’Institut Léonard de Vinci, qui propose un MBA, management de la sécurité des données numériques. « Nous nous sommes demandés qu’elle était la perle rare qui manquait aux entreprises, indique Gérard Peliks. Le DPO doit être un expert sécurité technique, un juriste qui connait les lois pour la protection des données, un chef de projet qui peut mener une équipe et une personne qui connaisse bien l’intelligence économique. » Certaines formations sont également plus spécifiques comme à l’institut supérieur électronique de Paris (ISEP) où la formation CIL se reconvertit naturellement en formation de DPO dans le cadre d’un Master spécialisé en management et protection des données. Un autre Mastère spécialisé en Data protection management est aussi accessible à l’école Télécom.

Qui recrute ?

Il est conseillé à toutes les entreprises qui traitent des données à caractère personnel d’avoir un DPO. Mais seules les administrations, les entreprises qui travaillent dans le domaine de la santé, les entreprises qui font un usage à large échelle ou usage régulier et systématique de ces données le sont par la loi : hôpitaux, laboratoires pharmaceutiques, administrations, sociétés bancaires, assurances, opérateurs télécom. « C’est un métier d’avenir qui offre des perspectives énormes dans les entreprises », conclut Gérard Peliks.

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