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Economie sociale : des salaires bas mais plus resserrés

Economie sociale : des salaires bas mais plus resserrés
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Un salarié dans l’économie sociale gagne en moyenne 16 % de moins que dans le privé et 7 % de moins que dans le public. Les salaires sont bas, mais mieux répartis. Les écarts salariaux sont faibles.

On fait moins fortune dans l’économie sociale que dans le privé. D’après une étude de l’Insee portant sur l’année 2009 et publiée aujourd’hui, «  les salariés de l’économie sociale gagnent en moyenne annuelle 16 % de moins que dans le privé et 7 % de moins que dans le public en équivalent temps plein ». L’économie sociale regroupe coopératives, mutuelles, associations et fondations. Elle tient son originalité des principes dont elle se réclame : gouvernance démocratique, solidarité, juste répartition des excédents, gestion autonome et indépendante. Et elle n’est pas négligeable, car 10 % des salariés en France travaillent dans cette économie. Ils travaillent donc, mais ne gagnent pas beaucoup.

 

26 300 euros bruts annuels dans les associations

Le fait est surtout vrai pour les associations qui rassemblent pas moins de 1,8 million de salariés. Le salaire moyen y est de 26 300 euros bruts annuels. Il est de 22 % inférieure au secteur privé et de 13 % au public. Comment expliquer cette différence ? Première explication : ce secteur compte un nombre important des femmes. 69 % des salariés sont des salariées. Et c’est bien connu, dans l’économie sociale, comme dans l’économie tout court, les femmes touchent moins que les hommes. Dans les associations, les cadres sont aussi peu nombreux. Ils comptent pour 15 % des salariés, alors que professions intermédiaires (32 %) et employés (40 %) constituent le gros des troupes. Mais dans les associations, certains s’en tirent encore plus mal, toujours en matière de rémunérations. « Avec des salaires moyens de 21 000 et 22 600 euros bruts annuels, les rémunérations associatives sont particulièrement faibles dans l’action sociale et l’animation culturelle et sportive » détaille l’Insee, soit des rémunérations inférieures de 44 % et 29 % inférieures au privé. Il y a aussi ceux qui s’en tirent plutôt bien. Dans la santé, les salariés associatifs touchent en moyenne de 22 % à 28 % de plus que dans le public et le privé. Car « ils occupent des emplois plus qualifiés dans des hôpitaux, des maisons de convalescence, des établissements de soins et surtout dans des centres de recherche comme l’Institut Gustave Roussy de Villejuif dans le Val-de-Marne », explique l’étude.

 

Les coopératives et mutuelles s’en sortent mieux

Les salariés des coopératives et mutuelles parviennent à mieux tirer leur épingle du jeu. Les salaires moyens y sont supérieurs à 35 000 euros bruts annuels. Elles « sont souvent d’envergure nationale et bénéficient de moyens sans commune mesure avec ceux du monde associatif ». Elles « ont plus de cadres » et « au moins pour les banques et les assurances, une implantation dans des secteurs à salaires élevés » analyse l’Insee. Résultat, dans certains secteurs comme l’agroalimentaire et le commerce de détail, il vaut mieux opter pour l’économie sociale. En moyenne, on y gagne mieux que dans le privé. Dans les banques et les assurances, on y est pas encore. Les salariés du privé gagnent en moyenne à temps de travail identique 40 % de plus que dans les coopératives et mutuelles.

Une consolation toutefois. Certes les salariés oeuvrant dans l’économie sociale touchent moins qu’ailleurs, mais au moins les salaires sont mieux répartis. « En 2009, 10 % des salariés de l'économie sociale gagnent moins de 8,8 euros bruts de l'heure et 10 % gagnent plus de 24,2 euros, notent les chercheurs de l'Insee. Le rapport entre ces deux seuils, indicatif de la dispersion des salaires, est plus faible dans l'économie sociale (2,7) que dans le privé (3,1) » pointe l’étude.

Lucile Chevalier

 

 

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