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Travailler dans grande distribution

EMPLOYE COMMERCIAL : Moins de manutention, plus de vente

 | par La rédaction de  LSA

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«Que les jeunes qui pensent qu'on ne fait que du remplissage de rayon se ravisent. Mon rôle consiste aussi à proposer des commandes. Si un nouveau produit se vend bien, à nous,qui sommes le plus sur le terrain, de suggérer qu'il soit suivi pour garder la



© Lahcène Abib
 

Béatrice Renard, employée au rayon épicerie sèche du Carrefour de Fougères (Ille-et-Vilaine)
Son CV
? Diplôme initial: Bac G de secrétariat.
? À la sortie de ses études, elle travaille à la chaîne en usine.
? Elle a intégré l'hyper Rallye, aujourd'hui Carrefour, à Fougères, il y a dix-sept ans, à l'issue d'un stage de cinq mois à l'ANPE.

CARRIÈRE L'employé commercial, encore connu sous le terme d'«ELS», se rapproche du vendeur. Un enrichissement pour ce métier peu reconnu et pourtant pilier de la distribution.
Embauche à 5 heures, salaire à peine plus élevé que le Smic, manutention quotidienne... A priori, c'est le métier dont personne ne rêve. Celui qui fait la réputation si dure de la distribution et de son «prolétariat». Pourtant, s'il reste un «boulot alimentaire », certains ne le voient que de cet oeil. Titulaire d'un bac G, Béatrice Renard, 44ans, entrée «en religion » il y a dix-sept ans, est loin de s'en plaindre. «Ce métier me permet de travailler près de chez moi. Et surtout, en dix-sept ans, il a évolué. La manutention a diminué, grâce aux livraisons quotidiennes en rayon.»

Son quotidien est, dit-elle, fait de mille autres choses, avec, en filigrane, la satisfaction du client et l'optimisation de ses stocks. Du montage de têtes de gondoles,que son expérience lui permet de faire seule, aux suggestions de commandes «quand on remarque qu'un produit marche bien. Ou, comme à Noël, lorsque les clients étaient plus au rendez-vous que d'ordinaire, et que l'on a demandé à recommander certains produits », rapporte l'employée, pour qui le seul problème est son salaire de 985€ net. Autre génération, autre avis: Sabrina, 27 ans, employée au rayon librairie-disques-vidéo dans un hypermarché, est plus nuancée, estimant que la manutention, et les remodeling sont des aspects pesants et récurrents.

Interface avec le client
Côté distributeurs, on ne nie pas que le métier exige une bonne santé physique. Mais pour eux, c'est une fonction vitale du magasin. Avec 35% des effectifs, cette population est la plus nombreuse, devant les caissières (26%). L'employée commercial (70% sont des femmes!) est loin d'être considérée comme celle ou celui «qui empile des boîtes de conserve, même si cette mission reste quotidienne. Le travail comporte bien d'autres aspects, comme relever les ruptures et les inversions de livraison que la machine ne signale pas», explique Yannick Paulais, directeur du magasin franchisé Carrefour de Fougères.

Symbole de cet enrichissement, la fonction a changé de nom ces dernières années. L'employé commercial s'appelait auparavant ELS employé libre-service). Si ce changement participe, à l'origine, d'une volonté de valoriser les métiers, il en dit long sur la nouvelle dimension du poste, notamment l'orientation client. «Nous lui demandons d'orienter le client et d'être capable de répondre à ses questions », explique Philippe Lacoste, responsable des ressources humaines du Auchan de Bagnolet. Dans cet hyper, les horaires de travail ont d'ailleurs été modifiés depuis un peu plus d'un an. Les employés commerciaux, qui débutaient à minuit ou 2 heures, embauchent désormais à 5 heures. La mise en rayons a lieu en partie sur les horaires d'ouverture. Une volonté sociale,mais aussi le souhait que les salariés croisent les clients.
Chez GiFi, un cycle de formation à la relation client est même mis en place à partir de 2006 spécialement pour les employés «Ils sont les vecteurs d'image. De plus, nous vendons des produits de plus en plus techniques qui nécessitent des conseils», explique le DRH, Stéphane Ballagny, pour qui «il ne s'agit pas de transformer les employés en vendeurs,mais de leur apprendre à accueillir et à répondre aux clients».

Large panel de fonctions

Ce contact avec le client permet de remonter de l'information, une compétence désormais attendue de l'employé. «Toujours sur le terrain, c'est lui qui sait ce qui se vend. Il est le maillon essentiel entre le client et le chef de rayon, appuie Yannick Paulais. Mais pour un échange efficace, il faut que nous donnions des éléments de compréhension aux employés sur les linéaires, les bonnes valeurs demarges, etc., et pas seulement des consignes.»
Reste que, sous ce vocable, il y a à peu près autant d'employés commerciaux que de rayons. Quoi de commun entre un employé de niveau 1, qui se «contente» de remplir le rayon fruits et légumes entre 4 et 8 heures, et celui du rayon micro d'un hyper, presque un assistant-vendeur censé écrire les ordres de commandes et conseiller le client sur l'encre correspondant à l'imprimante achetée? Ou celui capable de remplacer le chef de rayon -allant jusqu'à
l'encaissement- qu'un employé de gros hyper,où la parcellisation des tâches est plus forte.

Impossible de parler de cette population comme d'un tout. Les employés commerciaux représentent la population la plus hétérogène du magasin, en termes
d'âge, de niveau scolaire et de potentiel. Difficile, donc, de parler de perspectives. Assez peu deviendront chef de rayon. L'évolution est plus aisée dans le non-alimentaire, où la hiérarchie est plus courte. «80 à 90% de nos adjoints de direction sont d'ex-ELS», constate-t-on chez GiFi. Des enseignes alimentaires s'attèlent à améliorer la mobilité. C'est le cas de Champion, qui a mis en place une politique active de validation des acquis de l'expérience et de certificat de qualification professionnelle de ses employés de niveau 2 pour les amener au niveau 4 (adjoint du chef de rayon), avec à la clé un bond de salaire de 30%.

NADÈGE JOYAUX

L'ESSENTIEL DE LA FONCTION

Ses missions

> Effectuer la mise en rayon, le réapprovisionnement et la présentation des produits.
> Gérer les rotations des produits en fonction des DLC.
> Assurer le nettoyage et la tenue du rayon.
> Préparer des recettes simples et effectuer le conditionnement au rayon traiteur, boucherie, poisson...
> Renseigner et conseiller les clients.
> Participer aux inventaires.
> Préparer et suggérer des commandes (à partir du niveau 2).
> Coordonner une équipe pour les plus qualifiés (niveau 3 et 4) et seconder le chef de rayon.

Le profil

> Plus de un tiers (et 42% en hypers) n'ont aucun diplôme.
> 46% ont un BEP ou un CAP.
> 17% un baccalauréat. C'est la population la moins diplômée avec les réceptionnaires. On trouve toutefois des bac pro et même des maîtrises! Mais les enseignes, peu regardantes sur le diplôme, recrutent par entretien collectif et par tests.Et de plus en plus par la méthode des habiletés de l'ANPE.

La rémunération annuelle

> 15800€ brut dans la grille FCD.
> 17600€ pour un employé de niveau 2 à 19250€ pour un employé de niveau 4 dans une enseigne comme Champion.

Les évolutions possibles

> 81% de la promotion interne concernent les employés commerciaux, du premier au 2e, 3e et 4e niveaux.
> 11% seulement sont promus agent de maîtrise.
> Ils peuvent devenir second de rayon, vendeur, voire chef de rayon.

Les qualités requises

> L'aptitude physique.
> La rigueur.
> L'honnêteté.
> La motivation.
> Le sens commercial.
> La connaissance des produits et de la politique commerciale, voire la législation en matière commerciale et sanitaire.

et aussi

Réceptionnaires.
Préparateurs de commandes.
Assistants des ventes.
 

 




 

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