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En Bretagne, Sabena Technics va embaucher 250 personnes d’ici 3 ans

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En Bretagne, Sabena Technics va embaucher 250 personnes d’ici 3 ans
En France, Sabena Technics compte, outre son implantation en région parisienne, quatre sites en province
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L’augmentation exponentielle du transport de passagers et l’externalisation des missions au sein des armées européennes font les beaux jours des entreprises de maintenance aéronautique. Au sein de ce marché très concurrentiel, Sabena Technics fait partie des leaders avec ses 490M€ de chiffre d’affaires, et quelque 2 700 employés répartis sur 14 sites dans le monde.

En France, Sabena Technics compte, outre son implantation en région parisienne, quatre sites en province. Parmi eux, celui de Dinard (Ille-et-Vilaine) vient d’annoncer le recrutement de 250 salariés ces trois prochaines années. Philippe Delisle est président de cette base bretonne où 510 professionnels assurent la maintenance des équipements ainsi que d’aéronefs militaires (avions de transport Casa 235, hélicoptères Dauphin, Puma…) et d’avions civils ATR.

Recruter 250 salariés ces trois prochaines années, c’est une bonne nouvelle, mais c’est surtout un défi dans votre secteur d’activité ?

A Dinard, Sabena Technics va embaucher 250 personnes d’ici à 2021, notre site de Bordeaux aussi a un objectif de 300 recrutements avec les mêmes échéances. C’est un vrai challenge car les métiers aéronautiques sont dans une phase dynamique de plein emploi et nous manquons de candidats. Pourquoi ? Peut-être a-t-on expliqué un jour aux jeunes que les métiers industriels n’étaient pas des métiers nobles… Ce n’est certainement pas le cas dans l’aéronautique. C’est un défi en effet : nos difficultés de recrutement sont un frein à notre développement.

Quel type de profils recherchez-vous ?

Pour les deux-tiers, ce sont des mécaniciens aéronautiques. Le reste ce sont des fonctions supports classiques de mangement, commercial, gestion comptes clients… Nous recherchons des débutants mais aussi des professionnels expérimentés.
Pour cela, nous avons monté un service de recrutement avec 2 personnes en région parisienne et 4 à 5 postes sont dédiés à cette mission sur chacun de nos sites.

Quelles sont vos stratégies pour faire venir des nouvelles recrues à Dinard ?

Notre première cible, ce sont les jeunes. Nous faisons le tour des collèges dès la 3e, puis des lycées, sur tout le grand ouest et jusqu’à Lille (Nord) pour présenter nos métiers. L’idée, c’est de les orienter vers une formation bac pro maintenance aéronautique avec une mention complémentaire (Bac+1) pour devenir technicien aéronautique. Pour les métiers de la maintenance des équipements, nous recrutons des jeunes titulaires de DUT génie électronique, génie mécanique, génie industriel et maintenance…

Pour les convaincre, nous avons noué des partenariats dans lesquels nous nous engageons à embaucher des promotions entières via des contrats de professionnalisation ou des alternances. Ces débutants représentent 40% de nos recrutements.

Débaucher des salariés plus expérimentés, c’est plus compliqué ?

La concurrence est forte. En général ils sont basés à Toulouse ou en région parisienne. Dans ce cas, on leur vante les attraits de la Bretagne et en premier la qualité de vie ainsi que la haute technicité de nos métiers. Des trajets réduits pour venir travailler, des logements plus spacieux. Disons-le pour 60m2 à Paris, vous avez une maison de 200m2 dans la région de Dinard !

Pour aider à la mobilité depuis deux ans, nous avons aussi mis en place un réseau avec d’autres employeurs de la région pour faciliter l’employabilité du conjoint, c’est une sorte de réseau social à la bretonne !

En général, ce sont des recrutements durables car ces gens font le choix de s’installer en province. Nous n’avons qu’un faible turn-over.

Ces stratégies sont-elles suffisantes ?

Nous recherchons aussi nos futures recrues parmi d’anciens militaires qui seraient sortis au bout de 15 années, 20 années passées dans l’armée. Il y a enfin une autre voie : vue la pénurie, nous nous tournons vers d’autres pays européens. Nous trouvons ainsi de bons professionnels en Angleterre, en Roumanie en République Tchèque, en Pologne. Nous n’avons pas de barrière car dans nos métiers, la langue au travail, c’est l’anglais. 

Propos recueillis par Marjorie Corcier

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