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Entrepreneuriat engagé : un soutien à des projets solidaires

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Entrepreneuriat engagé : un soutien à des projets solidaires
France Active, pionnier du financement de l’entrepreneuriat engagé, soutient chaque année la création de 7500 entreprises
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France Active, pionnier du financement de l’entrepreneuriat engagé, soutient chaque année la création de 7500 entreprises, en les aidant à trouver des financements ou en investissant directement dans leur activité. Qu’est-ce que l’entrepreneuriat engagé ? Le point avec Fanny Gérôme, directrice du Développement de France active.

Comment définir l’entrepreneuriat engagé ?

L’entrepreneuriat engagé est directement lié à l’histoire de France Active. Ce réseau associatif a été créé en 1988 à la suite d’un constat de départ : à l’époque, le chômage était structurel et nous voulions y trouver une réponse. La démocratisation de l’entrepreneuriat n’existait pas encore. C’est à cette période que les réseaux d’aide à la création d’entreprises ont commencé à se montés. Au sein de France Active, nous avons souhaité nous orienter vers l’aide aux personnes en difficulté d’accès à des prêts bancaires, notamment des personnes éloignées de l’emploi. Nous avons donc décidé de nous lancer dans des projets d’insertion pour leur donner une chance. Pour ce faire, il fallait convaincre les banques. C’est pourquoi nous sommes portés garant. Puis, France Active a eu un président engagé dans l’insertion par l’activité économique c’est-à-dire tout ce qui a trait au champ de l’économie sociale et solidaire avec l’idée qu’un projet peut être davantage collectif. Nous avons donc travaillé sur ces deux piliers : l’aide à la création d’entreprises classique notamment pour les demandeurs d’emploi et le champ social et solidaire via l’insertion par l’activité économique avec des entreprises adaptées comme l’emploi de personnes en situation de handicap, le tourisme social, la culture. 

Il y a cinq ans, notre réflexion a évolué en constatant que finalement la démocratisation de l’entrepreneuriat a eu lieu puisque le secteur bancaire finance plus facilement les projets. En parallèle, une nouvelle vague d’entrepreneures est arrivée avec des jeunes qui souhaitent inclure des valeurs dans leur engagement. Nous qui avions toujours eu nos deux piliers séparés, avons pensé à les rapprocher pour mieux valoriser certains projets. C’est ainsi que nous avons travaillé sur l’entrepreneuriat engagé avec un soutien aux valeurs de l’économie sociale et solidaire dans une économie plus classique. Nous avons une vraie continuité. 

Quels en sont les critères ?

Nous avons défini cinq piliers de l’entrepreneuriat engagé. Tout d’abord la volonté des entrepreneurs de créer de l’emploi ou de sauvegarder des emplois pour l’insertion des personnes en difficulté.

Le champ social, qui reste par ailleurs notre cible. Nous avons des éléments variés dans cette catégorie : la formation professionnelle pour les personnes en difficulté, le champ de la santé, etc.

Troisième pilier : l’environnement, un champ nouveau car nous observons un développement des projets dans ce domaine.  

Le quatrième pilier repose sur la gouvernance de l’entreprise avec des formes associatives, coopérative. C’est important pour nous car c’est au cœur de l’économie sociale et solidaire.

Enfin, la dernière partie est davantage territoriale avec l’idée de répondre à des enjeux territoriaux forts type, entreprendre dans les quartiers politiques de la ville ou encore mettre en place des circuits courts.

Parmi les entrepreneurs soutenus par France Active, 50% de femmes. Un chiffre suffisamment surprenant pour être souligné ?

Effectivement, la parité n’est pas encore totalement actée au sein de l’entrepreneuriat même si la situation a progressé depuis une dizaine d’années. Il y a d’ailleurs aujourd’hui une communication de la part de certaines banques sur cet axe de l’entrepreneuriat au féminin. Aujourd’hui, la moyenne national de l’aide à la création d’entreprises est de 36 %. A France Active, nous sommes à 50 % notamment parce que nous portons cette thématique depuis trente ans. Nous avons un fonds de garantie dédié à l’entrepreneuriat des femmes, nous menons de nombreuses d’actions. Nous sommes satisfaits qu’il y ait une parité dans cette activité car cela lui donne une visibilité. Nous observons d’ailleurs que de nombreux clubs d’entrepreneuriat dédiés aux femmes se sont créés. C’est une manière pour elles de se retrouver avec des personnes qui vivent des problématiques similaires comme la place à accorder à la vie de famille lorsqu’on entreprend. La dynamique est énorme. Ce n’était pas le cas il y a 30 ans. Cela contribue à cette valorisation.

Cet entrepreneuriat féminin est-il spécifique ? Comment l’accompagner et l’encourager ?

Les plans de financement sont souvent moins importants, moins ambitieux chez les femmes notamment parce qu’elles sont davantage dans des projets de commerce et non d’artisanat. En général elles cherchent plus de garanties que les hommes et nous, nous sommes garants. Nous cherchons donc à faire en sorte d’être sur un montant de garantie plus élevé pour favoriser le développement de projets plus ambitieux. Nous assumons de prendre un peu plus de risques sur des projets montés par des femmes lorsqu’elles sont demandeurs d’emploi, afin qu’elles accèdent au crédit bancaire plus facilement. Nous avons cherché à améliorer notre offre financière et nous faisons du conseil, de la mise en réseau. Nous couvrons mieux le besoin.


 

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