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Environnement sensible : un Campus pour rendre la filière attractive

 | par Laure Martin

Environnement sensible : un Campus pour rendre la filière attractive
Le Campus offre des formations de CAP à bac+5 et +8, qui concernent de nombreux métiers : de technicien en maintenance à chaudronnier, en passant par tuyauteur, soudeur, électricien, mécanicien-robinetier, logisticien voire même responsable projet et ingénieur d’étude.
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Chaque année, plus de 150 000 offres d’emploi restent non pourvues et le secteur de la maintenance en environnement sensible (nucléaire, chimie, industrie pharmaceutique) est particulièrement concerné. Pour changer la donne, le Campus des métiers et des qualifications d’excellence Maintenance en environnement sensible travaille à davantage d’attractivité.  

L’environnement sensible regroupe trois domaines à savoir le nucléaire, la chimie et l’industrie pharmaceutique. « On parle d’environnement sensible car ces secteurs peuvent présenter un danger pour l’humain et l’environnement mais aussi parce que les installations présentent un intérêt économique et stratégique pour la France comme le nucléaire militaire », rapporte Lydie Barbaud, directrice opérationnelle du campus. Exercer sur ce type de site requiert des modalités particulières. Les salariés peuvent faire l’objet d’enquêtes, notamment dans le domaine du nucléaire, pour s’assurer que leur profil est compatible avec la filière. Ils doivent aussi disposer d’un casier judiciaire vierge et «généralement suivre une formation pour détenir une habilitation à travailler en environnement sensible », précise Lydie Barbaud. Dans le secteur du nucléaire, c’est le cas pour les Centrales nucléaires de production d’électricité (CNPE) et pour les sites de chimies et d’industrie pharmaceutique qui relèvent d’une classification SEVESO
 

Des problèmes de recrutements

Les problématiques de recrutement du secteur s’expliquent de différentes raisons. « Le nucléaire a toujours fait beaucoup débat et certains ne veulent pas y travailler par conviction et/ou par crainte, reconnaît la directrice opérationnelle. Il s’agit aussi d’un secteur méconnu. » Certains métiers sont par ailleurs communs à l’aéronautique et les jeunes vont avoir tendance à s’orienter davantage vers ce secteur. La chimie et l’industrie pharmaceutique souffrent également d’un problème d’image et de représentation, et ne savent pas nécessairement communiquer vers les publics. « L’industrie pharmaceutique par exemple n’a que trop rarement communiqué sur ses besoins dans les métiers de la production et de la maintenance et n’est donc pas identifiée comme un secteur qui recrute », explique Lydie Barbaud. 
 

Rendre les filières attractives 

Avec la création des Campus, l’objectif est de travailler sur l’attractivité des filières, et ce dès le collège, en rapprochant le secteur de l’industrie de celui de la formation. Le Campus assure donc ce lien entre les deux. A titre d’exemple, en Gironde, la centrale nucléaire du Blayais souffrait en termes de recrutement, notamment du côté des sous-traitants. Un rapprochement a donc été opéré entre les collèges, lycées et centres de formation, et les entreprises comme EDF et des sous-traitants. « Le constat du problème de recrutement est partie du nucléaire pour ensuite s’ouvrir sur la santé et la chimie car les conditions d’exercice des métiers - respect des procédures et des normes de sécurité - sont similaires», indique Lydie Barbaud. Et de poursuivre : « Nous avons des approches par âge. Nous faisons visiter les sites, nous répondons aux questions pour enlever les inquiétudes et montrer que les accidents sont rares. Cela passe par des actions de sensibilisation, des orientations et interventions de professionnels qui parlent de leur métier. » Le salaire peut également être attractif en raison des problématiques de recrutement. « Notre objectif est aussi de féminiser les métiers avec des actions en direction des jeunes filles », précise la directrice opérationnelle. 
 

Offres de formation 

Le Campus offre des formations de CAP à bac+5 et +8, qui concernent de nombreux métiers : de technicien en maintenance à chaudronnier, en passant par tuyauteur, soudeur, électricien, mécanicien-robinetier, logisticien voire même responsable projet et ingénieur d’étude. « Le campus s’ouvre également à la partie démantèlement, déconstruction et gestion de déchets de sites sensibles avec un axe désamiantage. Une licence professionnelle devrait ouvrir en septembre 2021. « Nous allons également avoir un site de 2000m2 qui va ouvrir prochainement avec des salles de cours pour les formations qualifiantes développées par le Campus », conclut Lydie Barbaud.

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