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Et si « la vie d’après » était dans le Cantal ?

 | par Marjorie Corcier

Et si « la vie d’après » était dans le Cantal ?
L’entreprise Interlab installée à Morjou,un petit village du Cantal, recrute en permanence des ingénieurs pour réaliser des appareils de mesure pour l’industrie pharmaceutique.
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Le 17 mars dernier, lors de l’annonce du confinement par le Président Macron, 17% de la population francilienne, soit un million de citadins a fait ses valises pour aller se confiner au vert. L’exode pourrait-il amorcer un nouvel élan vers des régions plus rurales ? Exemple dans le Cantal.

C’est ce que veut croire la chambre de commerce et d’industrie (CCI) du Cantal qui bien avant le Covid-19  avait lancé sur les réseaux sociaux une web-série « les nouveaux milliardaires ». Depuis deux mois, elle trouve un écho particulier. Et de nouveaux épisodes sont en projet.
Le principe, faire témoigner des néo-ruraux qui ont quitté Londres ou Montpellier pour trouver le bonheur et aussi un travail dans ce département de 150 000 âmes qui, avant la crise, affichait le taux de chômage le plus bas de France : moins de 5%. Un chômage faible qui illustre la difficulté de recruter dans cette zone à la démographie vieillissante.
 

Nous manquons d'actifs

Pour Bernard Villaret, président de la CCI, qui a lancé depuis moultes opérations séduction à destination des urbains, cette question de l’attractivité reste plus que jamais à l’ordre du jour.
 

Il y a quelques mois encore, le Cantal était en situation de plein emploi. La crise qui s’annonce va-t-elle tout bousculer ?

BERNARD VILLARET. « C’est un peu tôt pour mesurer l’impact de la période du confinement sur nos entrepreneurs. Certes, le tourisme aura été particulièrement impacté. Toutefois, dans le Cantal, il y aura encore, je pense, des secteurs avec des grandes difficultés de recrutement, à des postes d’encadrement, de maîtrise. On risque de ne pas avoir les moyens humains pour accompagner la relance, car nous manquons d’actifs. 

Vous poursuivez votre web-série, pour vous, le confinement a changé la donne pour le Cantal ?

La généralisation du télétravail a montré qu’on pouvait travailler avec Paris, avec une bonne liaison internet, sans être obligés de passer la journée dans les transports pour quatre heures de réunion.
Cela permet certains citadins de s’interroger. Notre département peut apporter autre chose et il l’a démontré pendant le confinement : il est agréable à vivre tant sur le plan professionnel que personnel, protégé de nombreuses contraintes, des agressions de la ville. C’est un département sain, où il fait bon vivre. C’est un choix de vie : si on aime la nature, les grands espaces, la randonnée, le ski, le canyoning… Il y a pas mal à faire !

Quel est le profil des néo-ruraux qui viennent s’installer chez nous ?

Nous avons des personnes en fin de carrière mais aussi des quadragénaires qui, après une première partie de carrière dans le Nord, l’Ouest, en Bretagne, ou en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, viennent s’installer avec leurs enfants. Nous avons un solde migratoire positif : le Cantal compte 700 habitants de plus chaque année. Il en faudrait 300 à 500 de plus.

Outre vos campagnes de communication, vous avez aussi mis en place différents outils pour attirer les candidats.

Nous avons créé une plateforme internet dédiée regroupant toutes les offres d’emploi par secteur. Avant le confinement, nous avions 400 à 500 postes à pourvoir. Nous accompagnons aussi les conjoints via notre dispositif Work2be. Nous faisons passer leurs CV à un réseau de 100 entreprises cantaliennes.

Au-delà des salariés, vous misez aussi sur des relocalisations d’activités après cette crise.

En effet, parmi nos activités on trouve des industries agroalimentaires, des laboratoires pharmaceutiques, du BTP, des entreprises de la filière du bois et de la pierre. Nous avons aussi des acteurs du luxe. Aujourd’hui, à l’heure où l’on parle d’indépendance nationale et de relocalisations d’activités, nous espérons pouvoir accueillir des relocalisations dans le secteur du développement durable et de la santé par exemple. Avec l’appui de la région Auvergne-Rhône-Alpes, nous pouvons mobiliser des fonds pour encourager ces installations.
D’ailleurs avant la crise, nous avions mis en place un groupe de travail sur les opportunités de relocalisations que nous pourrions accompagner. C’est plus que jamais d’actualité ! »
 
 
 

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