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Face à la crise, les DRH font le gros dos

 | par Christophe Bys

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En première ligne, les DRH font face à la crise. Confrontés à des demandes contradictoires, ils réduisent la masse salariale tout en développant le potentiel des salariés existant. Une véritable quadrature du cercle, d’autant qu’ils sont nombreux à se plaindre de ne pas avoir suffisamment d’outils pour mesurer leur performance.

Pas facile d’être directeur des ressources humaines par gros temps. Promoteur d’un développement harmonieux des ressources vives de l’entreprise, le risque est grand pour eux d’être pris en flagrant délit de contradiction quand le mauvais temps arrive.
C’est ce que mesure notamment l’étude menée auprès de 53 groupes européens par Hewitt Associates pour le Club européen des ressources humaines. On y découvre une profession à la croisée des chemins tentant à la fois de s’adapter au nouveau contexte économique, sans sacrifier des années d’effort. Ainsi, nul ne s’en étonnera, la quasi-totalité des DRH qui ont répondu estiment que la crise aura un impact sur leur entreprise, 47 % estiment qu’elle affectera les programmes RH. Si 71 % prévoient une baisse de la masse salariale, ils sont quand même 20 % à rester optimiste envers et contre tous, pensant que la crise sera sans effet.

Un cruel manque d’indicateurs de performances des RH
Pour faire face, là encore pas de surprise. Les directions des ressources humaines ont d’abord réduit le recours aux intérimaires, cherché à accroître la productivité et de façon générale ajusté le volume de l’emploi. L’étude montre qu’ils sont soucieux de ne pas se séparer trop vite des talents recrutés parfois avec difficulté. La crise économique ne sera pas éternelle et il faudra recruter demain. Or, les DRH sont bien placés pour savoir qu’un recrutement n’est pas une chose facile, que cela a un coût. Ainsi, interrogés sur leurs priorités, les DRH mettent en avant le développement du leadership (cité par 38 % des participants), la rétention des talents (34 %) et l’amélioration de l’engagement des employés (30 %).
Toujours d’après l’étude, les RH ne se contentent pas de réduire les coûts, elles comptent aussi apporter leur pierre à l’édifice. Pour contribuer à l’amélioration de la performance économique d’ensemble, les personnes interrogées mettent l’accent sur l’amélioration des process de la fonction. Les RH pensent pouvoir améliorer leur productivité.

Désamour existentiel et professionnel
Plus étonnant, 43 % des DRH ayant répondu avouent être à la recherche d’outils pertinents pour mesurer les effets de leur action. Il semblerait qu’à l’heure où les budgets sont réduits, les DRH réalisent qu’ils n’ont pas développé d’indicateurs pour prouver les bienfaits de leurs politiques !
Si la majorité des DRH exprime sa satisfaction quant à son métier, cette proportion est en forte chute. Ils étaient 80 % lors de l’étude précédente, ils ne sont plus que 60 %. Corollaire de ce désamour existentiel et professionnel, ils sont 17 % (contre 7 % lors de la dernière enquête) à vouloir se diriger vers une autre fonction.

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