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Faut-il faire expliciter les messages codés ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Faut-il faire expliciter les messages codés ?
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Pour Jean-Louis Muller, directeur du département management de la Cegos, le comportement de Biroteau (voir ci-dessous) relève de la timidité : " Le salarié a une opinion mais n'ose pas l'exprimer directement car il craint que ce ne soit trop violent. C'est une fuite qui peut avoir des conséquences graves pour lui mais n'en a guère pour les autres ". Pour le manager, cela peut être difficile : " Le salarié a l'impression d'avoir demandé quelque chose et il attend une réponse. Or, si le manager ne s'en rend pas compte, l'autre va accumuler, accumuler jusqu'à ce qu'un conflit explose. "

L'autre cas " celui de Gautier " est celui du manipulateur : " Au lieu de faire un reproche ou une critique en direct, il dit les choses avec un sourire. Cela relève de la persécution et complique beaucoup la vie des collègues. On trouve ce type de relations surtout dans les sièges sociaux, où les jeux politiques sont plus développés. " Il n'y a qu'une manière de lui répondre : " La meilleure option consiste à lui demander : "Que veux-tu dire ?" car cela permet de dévoiler ses objectifs. Une autre option consiste à prendre les devants en disant que la vie professionnelle est déjà assez compliquée et que l'on ne veut pas s'embêter avec des choses comme ça. "

Conclusion

" Lorsqu'il ne s'agit pas d'un cas de manipulation, mais de timidité, le manager doit être attentif aux signaux d'alerte, reprend Jean-Louis Muller. Cela peut être l'emploi du conditionnel ou le décalage entre le discours et l'attitude corporelle. Le manager doit prendre les choses en main et dire : "Dis-moi, je préfère" ou, s'il n'est pas sûr de l'existence d'un problème : "J'ai l'impression que tu veux me dire quelque chose." Ce sont autant de variations autour de "quel est ton objectif ?" "

Comment ça se passe chez Balaton

" Allez, il est 9h 15, on démarre. Tant pis pour ceux qui ne sont pas là... "

Sylvain Lambert présidait la grande table de la salle de réunion de Balaton. Il avait réuni, autour de lui et de son équipe, l'ensemble des responsables d'agences commerciales. Au moment précis où il allait reprendre la parole, Robert Biroteau, le directeur de l'agence de l'Ile-de-France, ouvrit la porte et traversa la pièce en rougissant. Pierre Gautier, l'adjoint de Lambert, ne put se retenir : " Alors, Robert, à la fin du stage sur la gestion du temps que nous avons tous suivi le mois dernier, vous ne nous aviez pas dit que c'était merveilleux, que désormais vous sauriez comment vous organiser ? "

Robert Biroteau se retourna vers lui et se mit à bafouiller :" Ah, vous savez... les embouteillages... un jour de grève... une circulation dingue... "

Voyant cela, Lambert reprit la parole : " Peu importe... Nous sommes tous là maintenant... D'ailleurs, on va commencer par parler de la réorganisation des agences... Elle est en cours depuis six mois, nous avons un peu de recul... Biroteau, vous nous faites part de votre expérience ?

- Ben, ça avance... On a redéployé les effectifs sur nos points de proximité... On devrait en voir le bout d'ici à la fin de l'année... "

Lambert s'impatienta :

" Allez un peu plus loin... Est-ce que cela permet d'améliorer le service au client ? C'est quand même ça l'objectif...

- Euh... Oui, mais je me demande si, peut-être, nous n'aurions pas dû privilégier une solution un tout petit peu différente... Mais bon, celle-là n'est pas mal... Non, non, en y réfléchissant, c'était sans doute la plus adaptée compte tenu du contexte... Mais bon... "

Lambert se tourna vers le responsable de la région Rhône-Alpes. La discussion se poursuivit puis, à 10 h 30, Lambert décida d'une pause. Autour du café, il se rapprocha de Biroteau : " Tout va bien ?

- Oui, oui... ", répondit Biroteau d'un ton morne.

Lambert n'insista pas : Biroteau avait sûrement des soucis personnels, il serait de meilleure humeur la prochaine fois.

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