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Faut-il taire son envie de changer d'emploi ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Faut-il taire son envie de changer d'emploi ?
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Pour Jean-François Drouot-L'Hermine, directeur associé du cabinet Humblot-Grant Alexander, ces mésaventures (voir ci-dessous) sont fréquentes en période de crise : « Comme il n'y a pas de création de poste et qu'il y a une exigence forte sur la rentabilité à court terme, pour faire bouger les choses, on change les hommes. Et comme les directions ont peur d'avoir un poste vacant, elles attendent d'avoir trouvé le nouveau pour virer le précédent. »
Les cadres concernés ne s'y attendent pas toujours : « Le ciel leur tombe sur la tête. En général, ils n'ont pas de mauvais résultat, mais vivent dans une situation conflictuelle avec leur environnement. Ils pensent que ce n'est pas gênant ou qu'ils vont l'emporter jusqu'au jour où la direction décide de réagir après avoir laissé la situation pourrir. »
Mais il est très difficile de garder le secret : « Cela finit par se savoir soit parce qu'il y a un manque de confidentialité du cabinet, parce qu'il y a plusieurs personnes au courant et parce qu'il faut bien à un moment dire aux candidats potentiels de quel poste il s'agit. »
Une fois la nouvelle connue, le départ a lieu très vite : « Après une réaction immédiate de colère, le cadre a envie de négocier rapidement. De son côté, la direction ne souhaite pas que cela dure car elle craint qu'il ne se répande. »

Conclusion

« Les entreprises ont une peur panique du poste vacant et procèdent souvent de cette manière, reprend Jean-François Drouot-L'Hermine. Pour le cadre, sauf cas particuliers, il ne faut pas rester dans l'entreprise en raison de l'amertume que cela génère et de l'image de perdant qui perdure. Mieux vaut négocier son départ au mieux de son intérêt et admettre que la vie de l'entreprise bouge et que l'on ne peut pas toujours tirer les ficelles même si c'est dur et frustrant à vivre. »

Comment ça se passe chez Balaton

Alors ? On cherche un nouveau job ? »
En entendant cette remarque, Sylvain Lambert, le directeur commercial de Balaton, sursauta. Il se détendit lorsqu'il vit qu'elle émanait de Jacques Bourdin, le directeur des achats, qui était entré sans bruit dans son bureau et avait jeté un coup d'oeil sur son écran d'ordinateur où s'affichait un site d'offres d'emploi.
« Ce n'est pas du tout ce que tu crois...
- A d'autres !
- Non, non, je t'assure... J'étais juste en train de regarder un truc après une histoire incroyable que m'a racontée un copain... »
Lambert s'arrêta une seconde pour réfléchir puis reprit :
« D'ailleurs, tu pourrais peut-être l'aider... Il est directeur des achats d'une boîte et il vient de lui tomber une tuile sur la tête...
- De quel genre ? Un contrat mal ficelé avec un fournisseur ? Des pièces pas aux normes ?
- Non, non... Bien pire que ça... Comme tout le monde, même s'il a un job, il regarde régulièrement les annonces... Et il y a quelque temps de ça, il en voit une qui lui plaît bien... Il correspondait exactement au profil... Il décide donc de postuler... Le cabinet chargé de la mission lui renvoie une réponse négative assez standard...
- Rien d'étonnant jusque-là...
- Attends... Quelques jours plus tard, il rencontre un autre directeur des achats sur un salon, un mec qu'il connaît un peu comme ça de vue... Et voilà que ce gars lui dit : "Alors, tu as décidé de voguer vers d'autres cieux ?"... Un peu surpris, il lui dit que non... Alors, l'autre se met à bafouiller et finit par lui avouer qu'il a été contacté par ce même cabinet qui lui a proposé le poste de mon copain...
- C'est sympa juste avant l'été ! Et ton copain n'avait vraiment rien vu arriver ?
- Non, non... Il avait de bons résultats... Objectifs atteints chaque année... C'est vrai qu'il est un peu difficile à vivre et qu'il mène ses équipes à la baguette... Mais bon, rien de scandaleux... Et, hop, le coup de couteau dans le dos... Au début son patron n'osait même pas le lui dire et puis il a fini par reconnaître qu'il avait bien l'intention de se séparer de lui... Il est en train de négocier son départ... mais si tu entends parler de quelque chose...
 

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