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Financer son Master/Mastère à moindre coût

Financer son Master/Mastère à moindre coût
Fanny Armelin.
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L’addition est salée. Une année de Master ou de Mastère est facturée entre 5 000 et 15 000 euros. À cela il faut ajouter, dans certains cas, la perte de salaire. Mais rien ne vous oblige à payer seul la note. L’entreprise, les fonds du Fongecif, l’école, les banques peuvent être mis à contribution.

Près de 9 Français sur 10 estiment indispensable de se former tout au long de leur vie, note une étude menée par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris. Soit. Mais pourquoi, alors, 6 Français sur 10 n’ont jamais bénéficié d’une formation, comme le précise cette même enquête ? La volonté flancherait-elle devant le coût ? Le frein serait-il financier ? On peut le croire. Car, en formation continue, une année de Master est, ainsi, facturée entre 5 000 euros dans certaines universités et 15 000 euros pour un Mastère spécialisé dans des écoles prestigieuses comme l’Edhec. Parfois beaucoup plus pour les MBA. L’addition devient encore plus salée quand cette année de formation se déroule à plein temps et rime avec perte de salaire. Mais l’argument financier est aussi à relativiser. Car rien n’oblige le salarié à payer seul la note. Le véritable frein tient au domaine de la connaissance. Il faut savoir à quelle porte frapper afin de réunir des subsides pour payer son cursus.

 

Le plan de formation

Pour financer son cursus, Philippe Noël en a parlé à son « n+1 » comme il l’appelle. Et cela lui a plutôt réussi, car les questions de financement, il n’a pas eu à s’en occuper. Son entreprise, Total, a tout pris en charge au titre du plan de formation. Philippe est « coordinateur systèmes management Sécurité ». En interne, il avait participé à un programme sur les « facteurs humains » et avait d’ailleurs échangé là-dessus avec son responsable. Ces problématiques l’intéressent, et si une formation se présentait, il se porterait volontaire. À la suite d’une réorganisation de services, la formation, un Executive Mastère spécialisé à l’ESCP, s’est présentée. Son responsable lui a proposé de la financer. « Le cas est relativement rare, observe Martine Carette, présidente du réseau de la formation continue universitaire. Il faut que les objectifs de formation de l’entreprise soient en parfaite adéquation avec les envies du salarié. »

 

Le Dif et la période de professionnalisation

Toutefois, rien n’empêche l’entreprise de prendre en charge une partie de la formation, et de faire jouer son Dif ou les périodes de professionnalisation. Le quoi ? Le Dif ou droit individuel de formation. C’est une sorte de compte épargne de formation pour les salariés. Un CDiste ayant un an d’ancienneté voit son Dif abondé à raison de 20 heures par an, selon un maximum de 120 heures. Certes, il ne couvre pas dans l’intégralité des 400 heures d’une année de Master, mais peut néanmoins être mis à contribution. Il y a aussi le minimum de 70 heures par an octroyées dans le cadre des périodes de professionnalisation. Ce dispositif cible certains publics, comme les femmes revenant de congé maternité, les seniors ou encore « les salariés dont la qualification est insuffisante au regard de l’évolution des technologies et de l’organisation du travail » et a « pour objet de favoriser, par des actions de formation alternant enseignements théoriques et pratiques, le maintien dans l’emploi des salariés à contrat indéterminé », comme l’énonce le site du ministère du Travail. Dans l’un comme l’autre cas, il faut l’accord de l’entreprise.

Il faut, donc, lors de l’entretien annuel d’évaluation, savoir murmurer des arguments persuasifs à l’oreille de son « n+1 ».   « Quand un manager se voit solliciter pour une formation, il se pose déjà la question de l’intérêt de la formation », explique Bruno Bieder, président du directoire au sein de Ponts Formation Conseil. C’est justement là qu’il faut montrer comment ladite formation répond à la stratégie définie par l’entreprise. « Ensuite, poursuit Bruno Bieder, le responsable se demande comment lui et son équipe pourront gérer l’absence du salarié. Le format en alternance de certains Masters ou encore le fait que le salarié propose de se former en partie sur ses RTT rassurent. »

 

Le Cif

Si, et seulement si, l’entreprise continue de faire la sourde oreille, alors Fanny Armelin, chargée des formations diplômantes chez Cegos, conseille de se tourner vers le Fongecif et de faire jouer son Congé individuel de formation. Pourquoi utiliser cette piste en dernier recours ? Déjà, parce qu’en matière de formation, pour améliorer son retour sur investissement, mieux vaut mettre l’entreprise dans sa poche. Comme le souligne Philippe Noël, « une entreprise qui s’engage dans la formation de son salarié sera plus prompte à lui reconnaître les compétences nouvellement acquises ». Ensuite, les décisions rendues par les commissions du Fongecif ne sont pas toujours bien comprises. « Nous conseillons aux salariés de bien rédiger leur lettre de motivation en faisant ressortir leur parcours professionnel, la nécessité de la formation, et l’absence de financement. Mais pour deux profils identiques, d’une année sur l’autre, la réponse peut être différente. Une question de ratio entre places disponibles et nombre de postulants », constate Fanny Armelin.

Enfin, certaines écoles comme l’Edhec accordent des bourses. Certaines universités accordent des facilités de paiement. Quelques banques ont des accords avec certains établissements et proposent des prêts à taux préférentiels. Et enfin, les dépenses de formation sont déductibles des impôts. Il ne faut donc pas hésiter à frapper à plusieurs portes. Et c’est d’ailleurs ce que font de plus en plus les salariés, constate Benoit Arnaud, directeur du pôle formation continue à l’Edhec : « Depuis 5 ans, la tendance est aux financements mixtes. »

 

Lucile Chevalier

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