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Financer son projet de franchise

 | par Laure Martin

Financer son projet de franchise
Pour créer son entreprise en franchise, le candidat à la franchise doit prévoir un montant d’investissement total qui va lui être communiqué par le franchiseur.
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Se lancer dans la franchise ne se fait pas sans financement.  Etape majeure du projet, il peut avoir plusieurs sources.

Pour créer son entreprise en franchise, le candidat à la franchise doit prévoir un montant d’investissement total qui va lui être communiqué par le franchiseur. « Cet investissement total comprend tout ce que le candidat va devoir fournir pour ouvrir sa franchise », explique Rose-Marie Moins, directrice du développement, animation et promotion à la Fédération française de la franchise (FFF). A titre d’exemple, si pour ouvrir une boutique, le franchiseur a fixé le montant de l’investissement total à 150 000 euros, cela inclus l’aménagement intérieur comme les meubles, les racks de présentation, l’informatique, le stock de départ, les travaux éventuels, l’enseigne lumineuse ainsi que le droit d’entrée.

Emprunt bancaire


Pour se lancer, le candidat doit avoir un apport personnel lui permettant de financer environ 30 % de l’investissement total. « Pour la somme restante, dans la majorité des cas, les financements vont se faire par des prêts bancaires classiques », souligne Rose-Marie Moins. Sur la base d’un business plan, d’un compte d’exploitation prévisionnel élaboré avec un expert comptable, et la détermination de la capacité de remboursement, le candidat peut présenter son dossier au banquier. « Aujourd’hui, toutes les banques sont dotées d’un département spécialisé franchise et commerce organisé, fait savoir Rose-Marie Moins. Ces départements analysent les réseaux de franchise déjà financés afin de savoir s’ils sont sérieux, viables et fonctionnent bien. » Elles procèdent ainsi à un référencement des réseaux et diffusent cette information aux agences bancaires locales. « Quand un candidat vient à la banque, celle-ci peut alors informer le candidat sur le réseau qu’il envisage rejoindre, précise-t-elle. Si le réseau est sérieux, la porte va s’entrouvrir plus facilement pour le candidat. » De même que le franchiseur peut aussi conseiller le candidat d’aller voir telle ou telle banque car il est référencé chez elle. Mais cela n’empêche pas l’étude du business plan.

Les autres modes de financement


« Le prêt bancaire classique est indispensable mais il est aussi possible de trouver des compléments pour le financement du projet », indique Rose-Marie Moins. Le crowdfunding par exemple peut être une solution. « Des sociétés se sont spécialisées dans cette démarche et peuvent lancer des programmes au niveau du grand public, précise-t-elle. Mais il ne faut pas oublier que la somme devra être remboursée et parfois à des taux d’intérêts supérieurs aux taux bancaires. »
Il est aussi possible de faire appel à la love money, « c'est-à-dire d’avoir recours à l’entourage, de demander à la famille, aux amis proches, s’ils veulent participer à la création de l’entreprise », indique Rose-Marie Moins.
Le candidat peut également s’orienter vers des organismes d’aide à la création d’entreprises. « Si le dossier est accepté, ils offrent généralement un accompagnement et accordent des sommes d’argent sous formule de prêt à taux zéro ou prêt donneur », fait savoir Rose-Marie Moins. Deux organismes sont particulièrement connus comme le Réseau Entreprendre et Initiative France.
Enfin, l’Association pour le droit à l'initiative économique (ADIE) permet à des personnes exclues du système bancaire de percevoir des micro-crédits « mais cette solution est peut être un peu plus compliquée par rapport à la franchise », reconnaît Rose-Marie Moins.

Aides pour les demandeurs d’emploi


Les personnes inscrites à Pôle Emploi peuvent bénéficier de dispositifs spécifiques s’ils décident de créer une entreprise. Ainsi l’Aide aux chômeurs pour la création ou la reprise d’entreprise (ACCRE) permet au bénéficiaire de disposer d’une exonération partielle des charges sociales pendant un an à condition que les revenus d’activités soient inférieurs au Plafond annuel de la sécurité sociale (PASS), fixé à 39 732 euros en 2018. Quant à l’Aide de reprise ou création d’entreprise (ARCE), elle permet au bénéficiaire ayant acquis des droits de disposer de son aide financière de Pôle emploi, versée sous forme de capital, et du maintien de ses allocations chômage pendant une période déterminée.

L’origine des fonds


Selon l’enquête annuelle de la franchise Banque Populaire/Fédération française de la franchise, le montant global moyen de l’investissement pour la création d’une franchise est inférieur à 200 000 euros pour 80 % des franchisés, et inférieur à 100 000 euros pour 44 % d’entre eux. Pour financer leur projet, les entrepreneurs franchisés ont recours à leurs ressources propres et au financement bancaire. 75 % d’entre eux ont investi des ressources personnelles, 68 % ont souscrits un emprunt bancaire et 8 % ont eu recours au crédit-bail. Près de 60 % d’entre eux estiment que le fait d’être franchisé a favorisé l’octroi de leur crédit. Les trois premiers critères de choix de la banque évoqués par les franchisés sont l’antériorité de la relation bancaire, la proximité et l’octroi d’un financement. Parmi les principaux avantages cités du financement bancaire choisi, le taux arrive en tête, pour 29 % des franchisés interrogés, suivi de près par la qualité des relations avec le conseiller, mentionnée par 24 % d’entre eux et la rapidité de réponse pour 22 %.
 

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