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Gérer au mieux sa carrière au féminin

 | par Gwenole Guiomard

Gérer au mieux sa carrière au féminin
Catherine Buche-Andrieux, Safran
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Pour développer au mieux sa carrière, une femme devra s’autoriser à demander une promotion, opter pour des carrières techniques et scientifiques et mettre en avant sa valeur ajoutée. Une façon de faire qui est plus « masculine » que « féminine ».

 

Comment briser le plafond de verre (il existe) qui freine la carrière des femmes ? La première bonne idée est de bien s’orienter et éviter les métiers dits féminins. Ce sont eux qui payent le moins et qui promeuvent le moins. Exit donc les métiers de la communication, de la famille, de la petite enfance ou des ressources humaines. « Elles doivent se tourner vers des métiers techniques et scientifiques, estime Catherine Buche-Andrieux, responsable de la diversité et de la RSE (responsabilité sociétale d’entreprise) chez Safran. Or, elles n’y vont pas assez. Elles sont mal orientées et ont une image négative de l’industrie qu’elles jugent cloisonnée. C’est pourtant un métier d’équipe. Le métier d’ingénieur est, par exemple, une fonction compatible avec une vie de famille. Ce n’est pas plus accaparant que cela ».

En poste, les femmes se mettent aussi beaucoup trop de barrières. L’on constate ainsi qu’elles font preuve de plus d’autocensures que les hommes. « Quand un homme disposent de 40 % des compétences pour un poste, il y postule, plaisante, mi figue-mi raisin, Catherine Buche-Andrieux. Une femme attendra d’avoir 90 % des qualifications requises pour le faire ». Or, pour être promu, faut-il encore candidater… Il est également important, peut-être encore plus que pour un homme, de se former tout au long de sa vie.

 

Savoir se vendre

« Il faut également savoir se vendre, poursuit Sabine Lunel-Suzanne, directrice du développement social pour GDF-Suez Energie Services. Les femmes doivent identifier leurs valeurs ajoutées et les défendre. Les hommes sont plus éduqués à le faire. Ils ont plus de confiance en eux. Conclusion : les femmes doivent exprimer leurs ambitions et ne pas penser que bien faire son travail suffit ».

Reste enfin que la carrière des femmes tend à s’améliorer. Dans un contexte de grandes concurrences entre les économies mondiales, les entreprises se sont aperçues qu’il n’était plus possible de se passer des compétences et des talents d’une moitié de sa population. L’avenir est à l’innovation. Il est donc aussi aux femmes. Car pour inventer, tout le monde est aujourd’hui convaincu qu’il faut diversifier les talents. Cela passe par une mixité sociale, ethnique et aussi de genre. C’est sur ce dernier point que les femmes doivent s’appuyer pour grimper. Les embaucher et les promouvoir sont des éléments de performance, de cohésion, de stimulation et d’engagement. Pour progresser, les femmes devront jouer sur tous ces tableaux.

 

17 % des ingénieurs sont des femmes

Il y a encore du travail à faire. Selon une étude du Cran, les femmes n’occupent que 24 % des postes des conseils d’administration du CAC 40. D’autre part, selon la 23e enquête 2012 des ingénieurs et scientifiques de France (Cnisf), 17 % des ingénieurs sont des femmes et leur salaire médian 2011 est, pour les 45-49 ans de 61 000 euros contre 81 000 euros pour les hommes… Soit un sursalaire masculin de 25 %.

Créer une entreprise quand on est une femme

Séverine Le Loarne Lemaire est professeure en entrepreneuriat à Grenoble école de management. Elle est auteure de « Femme et entrepreneur, c'est possible ! ».

« Quand on est une femme, il n’existe pas de difficultés spécifiques pour créer son entreprise. Tout au plus peut on considérer que les entrepreneuses ont plus de difficultés que leurs collègues hommes à convaincre des business angels et à lever des fonds.  Elles adoptent donc une stratégie consistant à conserver leur capital et optent pour une croissance lente. On peut aussi noter que les femmes lancent leur société plus tard que les hommes, à 45-50 ans du fait des maternités. Ceci précisé, je conseillerais aux femmes de réfléchir à leur création d’entreprise en analysant leur objectif de vie. Certaines dirigeantes ont voulu monter une boite car elles n’étaient jamais chez elles. C’est une erreur. L’entrepreneuriat est extrêmement… prenant. Par ailleurs, l’entrepreneuse doit opter pour un secteur avec des perspectives de croissance et tester son idée auprès d’incubateurs, des salons ou les réseaux type « Entreprendre ». Il est aussi essentiel de s’attacher des associés de qualité. Il faut, enfin, se dire une dernière chose : le mode de management dit féminin est considéré comme plus démocratique que le mode dit masculin. C’est un avantage pour une entreprise. Cela permet de demander plus facilement de l’aide. L’OMC a ainsi démontré qu’une entreprise gérée par des femmes serait plus profitable car ces dernières communiquent mieux que les hommes ».

 

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