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Haro sur les hautes rémunérations !

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Le ministre du travail, Xavier Bertrand, s’est engagé ce matin, à inscrire, dans le projet de budget, cet automne, une disposition visant à limiter les très fortes rémunérations des dirigeants d’entreprise.

 


2010 a été un bon cru pour les salaires des dirigeants du Cac 40. Un euphémisme. Leurs rémunérations ont augmenté, en moyenne, de 24 % par rapport à 2009. Michel Rollier, patron de Michelin, a lui touché le grelot : son salaire a bondi de 505 % par rapport à 2009. C’est quand même, beaucoup plus impressionnant que les augmentations comprises entre 2 % et 3 % des salariés en France. Au total, les patrons du Cac 40 ont touché 98,3 millions d’euros, ce qui fait un salaire moyen de 2,46 millions d’euros par dirigeant. Une somme équivalente à 150 Smic. Ce palmarès des hauts salaires publié dans le quotidien Les Echos, en avril dernier, a fait réagir : « injuste », «  rémunérations exorbitantes », avait-on pu entendre.

 

Un salaire maximum pour le PS

L’indignation a fait son bonhomme de chemin pour finalement se traduire en propositions politiques. Il y avait eu jusque-là le « salaire maximum » affiché dans le programme socialiste pour la présidentielle, visant à limiter, dans un ordre de 1 à 20, les revenus au sein d’une entreprise dont l’Etat est actionnaire. Le gouvernement ne voulait pas être en reste. Il s’attaqua aussi au problème. En juin dernier, déjà le premier ministre François Fillon déclarait dans une interview de Nice Matin : « Avec le gouvernement, je réfléchis à un dispositif qui consisterait à surtaxer les entreprises qui délivrent des rémunérations exorbitantes ».

 

Un impôt dissuasif pour le gouvernement

La réflexion a porté ses fruits. Ce matin, sur France Inter, le ministre du travail, Xavier Bertrand s’est engagé à inscrire une disposition visant à limiter les très fortes rémunérations de dirigeants d’entreprises « voraces », dans le projet de budget, cet automne. L’outil : l’impôt dissuasif. « Arrivé à un certain niveau de rémunération, l’entreprise ne pourra plus déduire cette rémunération extravagante de l’impôt sur les sociétés. Cela va calmer les appétits de certains voraces » a-t-il expliqué. Pas sûr que le Medef apprécie l’intrusion.

 

Lucile Chevalier

 

 

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