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Hausse des salaires : l’Allemagne va-t-elle contaminer la France ?

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Les syndicats allemands réclament une hausse des salaires. De quoi donner des idées aux syndicats français ?

Les syndicats allemands à l’unisson réclament une hausse des salaires. Se joignent à eux un certain nombre d’économistes, Peter Bofinger, économiste allemand membre du Conseil consultatif pour les experts économiques, ou Patrick Artus, directeur de la recherche économique de Natixis. Cette vague va-t-elle contaminer la France ? Les salaires augmentent très faiblement depuis une vingtaine d’années. Alors que le salaire annuel moyen a augmenté de 4 % entre 1960 et 1970, de 2,8 % la décennie suivante, et de 0,8% entre 1980 et 1990, elle n’est plus que de 0,6% entre 1990 et 2000 et de 0,4 % de 2000 à 2004, d’après l’OFCE. La hausse des salaires sera-t-elle un des thèmes de la rentrée ? Réponse des syndicats.

Mariano Fandos, secrétaire confédéral CFDT au service international et européen : « Les situations allemandes et françaises sont très différentes. En France, contrairement à l’Allemagne, les négociations sont très décentralisées, et beaucoup de décisions se prennent au niveau des entreprises. Ensuite, en Allemagne, le salaire minimum n’existe pas contrairement à ici. Le Smic, même s’il est bas, est très élevé en comparaison avec d’autres pays européens. De plus, la part des salaires dans la valeur ajoutée se maintient, alors qu’en Allemagne, il existe depuis dix ans une forte austérité salariale. Moins que les salaires, la priorité en France reste l’emploi. »

Marie-France Boutroue, conseillère confédérale CGT aux activités européennes et internationales :

« J’ai l’impression qu’en France comme en Allemagne, se renforce un sentiment d’injustice.   Les affaires et autres scandales révélés dernièrement ont créé un certain ras-le-bol. La crise, ce n’est pas nous qui l’avons provoquée et pourtant c’est nous qui devons payer. Mais ce sentiment d’injustice ne se focalise pas uniquement sur les salaires, il y a la question des retraites, la suppression des aides, et la remise en cause d’un certain nombre de droits sociaux.»

Propos recueillis par Lucile Chevalier

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