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Travailler dans l'industrie

Industrie et services La guerre des talents

 | par Céline Lacourcelle

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Dans l'industrie, la palette des métiers s'enrichit, avec la montée en puissance de secteurs comme les biotechnologies. Dans le tertiaire, les forts en maths sont les bienvenus dans le conseil et la finance.

Les futurs ingénieurs peu-vent envisager l'avenir avec sérénité : le marché du travail leur est largement ouvert. Et pour longtemps ! Dans l'industrie d'abord, où au-delà des activités traditionnelles (automobile, aéronautique...), la montée en puissance de plusieurs secteurs alimente les embauches. L'énergie, par exemple, devrait créer un véritable appel d'air.
« La dérégulation en cours va susciter de nouveaux métiers autour de la distribution ou de la facturation, à l'instar de ce qui s'est passé dans les télécoms », entrevoit Paul Jacquet, premier vice-président de la Confé-rence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs et président de l'INPG. Sans compter les énergies alternatives, comme l'éolien et le solaire, qui devraient offrir des débouchés en recherche-développement mais aussi en finance.

Les secteurs les plus porteurs

1. les Technologies de l'information
2. l'Industrie automobile
3. l'Ingénierie
4. le Conseil, l'audit
5. l'Industrie aéronautique
6. l'Energie
7. le BTP, la construction
8. la Finance, la banque, l'assurance


« Les grands projets énergétiques nécessitent des capitalisations importantes, ce qui va amener les ingénieurs à travailler sur de nouveaux modèles financiers », estime Benoît Legait, vice-président de la Conférence des grandes écoles et directeur de l'Ecole des mines de Paris.
Plus largement, l'environnement devrait jouer un rôle moteur. Selon Pierre Lamblin, le directeur des études de l'Apec, le nombre d'of- fres déposées aujourd'hui dans ce domaine a déjà doublé par rap-port à l'an 2000. « 60 % des offres cadres concerne une fonction d'ingénieur », précise-t-il.
Autre secteur en pointe, la santé humaine et animale. Recrutant des bataillons de pharmaciens et de vétérinaires depuis des décennies, elle commence à faire les yeux doux aux forts en maths et en physique. « Nous avons peu de profils d'ingénieurs, reconnaît Emmanuelle Trébot, la DRH de Ceva Santé animale (1 800 salariés). Nous devrons rattraper notre retard avec, entre autres, des ingénieurs méthodes pour optimiser nos équipements. »

De nouveaux métiers apparaissent
S'ajoutent d'autres activités en développement comme les biotechnologies, les nanotechnologies, la domotique ou encore toutes les technologies liées à la mobilité. « Le PDA, les ordinateurs portables, les bornes Wi-Fi... Ces outils vont demander de la matière grise et impulser de nouveaux métiers, liés par exemple à la sécurité », observe Pascal Guillemin, le DRH de Cegid, éditeur de solutions de gestion (2 000 salariés). Les ingénieurs versés dans la recherche et le développement et cumulant plusieurs spécialités seront accueillis à bras ouverts. Guy Marron, le DRH de la division Power, consacrée à la recherche-développement de Schneider Electric, en est convaincu : « Ils ne devront plus seulement concevoir des produits mais aussi inventer des services à valeur ajoutée enrichissant l'utilisation. Une fonction autrefois souvent confiée au marketing. »

"J'aime les missions variées" Thomas Estève, 30 ans, Supélec, embauché en 2001 chez PricewaterhouseCoopers


« Quand on sort de l'école, on n'est pas toujours fixé sur ce que l'on souhaite véritablement faire. Le mieux, c'est d'expérimenter différentes voies. » Seule certitude pour Thomas Estève, l'industrie ne l'intéressait pas plus que cela. Diplômé de Supélec en 2000, il décroche un premier poste « par hasard » dans une SSII. Il y restera un an. Jusqu'à ce qu'un copain de promotion le mette en contact avec PricewaterhouseCoopers. Embauché en tant que consultant junior, il fait ses armes dans le pôle conseil pour l'amélioration de la performance. « L'univers du conseil me semblait très vivant et réactif. Depuis mon arrivée, j'ai souvent changé de mission, de concept, de domaine... Et j'ai finalement autant travaillé avec le monde des télécommunications qu'avec la banque », confie ce trentenaire, aujourd'hui manager dans la branche conseil pour les secteurs des technologies de l'information.
 


Mais l'industrie n'est pas la seule à recruter des ingénieurs. Depuis plusieurs années déjà, les services cherchent à les attirer. Et la tendance devrait encore s'accentuer. Aujourd'hui, 8 % des ingénieurs (hors informatique) travaillent dans l'ingénierie, selon l'enquête du Conseil national des ingénieurs et des scientifiques de France (Cnisf). En 2005, les sociétés de conseil en ingénierie ont créé cinq fois plus de postes qu'en 2004 ! Et en 2007, les quinze premiers groupes du secteur ont l'intention de recruter quelque 8 500 ingénieurs, selon Syntec Ingénierie. Un chiffre qui pourrait être revu à la hausse. « 25 % de la recherche-développement sont désormais confiés à des ingénieristes, contre 15 % dans les années 1990 », indique Karine Leverger, la déléguée générale adjointe de Syntec Ingénierie.
Ce boom devrait profiter à plein aux assistants à la maîtrise d'ouvrage. « Les projets se complexifient, ce qui demande un accompagnement plus conséquent de nos clients. Les entreprises ne cherchent pas uniquement des ingénieurs capables de réaliser des calculs complexes mais aussi de jouer le rôle de conseillers », ajoute Karine Leverger.
Du côté des SSII, les perspectives sont tout aussi bonnes. « Nous recrutons 40 000 personnes de plus chaque année depuis 2005, évalue Anne Vaisbroit, responsable du département social, emploi et formation de Syntec Informatique. Demain, nos besoins en architectes, développeurs et commerciaux continueront de croître. » En parallèle à cette hausse des effectifs, le contenu des métiers évolue. « Demain, un ingénieur dans l'informatique ne pourra plus se contenter de dire "Je connais bien Java". Il devra maîtriser les préoccupations, les métiers et le fonctionnement de l'entreprise cliente pour laquelle il déploie le système d'information », souligne Amadou Ngom, le P-DG de la SSII Des systèmes et des hommes (80 salariés).

Services, audits et conseils
Hors les sociétés de conseils en ingénierie et en informatique, les ingénieurs sont aussi très prisés dans d'autres secteurs des services comme la banque, l'assurance ou l'audit. Si durant leurs études, moins de 2 % d'entre eux choisissent une spécialité économie- gestion-finance, ils sont de plus en plus nombreux à se tourner vers ces secteurs très rémunérateurs une fois leur diplôme en poche.
PricewaterhouseCoopers France (3 700 salariés) recrute 20 % d'ingénieurs, 60 % de diplômés d'écoles de commerce et 20 % d'universi- taires. Il y a dix ans, 80 % des jeunes embauchés étaient issus des écoles de management... Même dynamique chez Deloitte France (5 000 salariés) : la part des ingénieurs dans les recrutements devrait atteindre 30 % dans les prochaines années, soit 10 points de plus qu'aujourd'hui.
Les métiers proposés dans ces activités sont variés : auditeur d'entreprises industrielles ou consultant en amélioration des performances dans les grands cabinets d'audit, analyste financier ou trader dans la banque, responsable de l'évaluation des risques chez les assureurs... Ce que les recruteurs apprécient chez les ingénieurs ? Leur bagage scientifique et leur capacité à jongler avec des notions complexes. Des compétences qui ne sont pas prêtes de se déprécier. .


 

 

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