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Intégrer le conseil avec un diplôme d'ingénieur

 | par Gwenole Guiomard

Intégrer le conseil avec un diplôme d'ingénieur
Anissa Deal.
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Les (jeunes) ingénieurs seront de plus en plus les bienvenus dans les métiers du conseil. On loue leur méthodologie et leur expertise. Si, de surcroit, ils montrent des talents en management, ils pourront atteindre les sommets.

 

Le conseil est l’un des rares secteurs à encore embaucher en masse. Ainsi, un groupe d’ingénierie en conseil et en technologie comme Akka va recruter cette année 1600 personnes dont 90 % d’ingénieurs. Le Big 4 Accenture devrait embaucher 900 personnes en 2014. Même bonne nouvelle du côté de Deloitte, un autre des poids-lourds du secteur. Ce spécialiste du conseil envisage d’intégrer entre 800 et 1000 personnes en 2013-2014. « Dont une centaine d’ingénieurs, précise Jean-Marc Mickeler, associé et DRH du groupe. La proportion d’ingénieurs dans nos recrutements est en forte évolution. Elle représente de 10 à 20 % de nos embauches. On souhaite que ce taux avoisine les 40 % prochainement. Car nous recrutons ces diplômées pour leurs expertises et leurs capacités académiques pointues. Pour progresser, ces salariés doivent nous démontrer leur valeur dans des domaines où nous ne les attendons pas comme la finance ou le management. Si c’est le cas, ils seront repérés par notre organisation ».

 

« Comme consultant junior »

Les ingénieurs disposent de nombreux atouts intéressant le monde du conseil. Ces diplômés sont des experts qui démontrent des qualités de généralistes avec des compétences en économie/finance. Ils ont, en général, séjourné à l’étranger et maîtrisent au moins l’anglais. Bref, ils ont quasi les mêmes compétences qu’un diplômé d’une école de commerce tout en ayant des « plus » techniques. Ils font donc la différence en étant des généralistes-experts. « Pour réussir dans nos métiers, précise Sophie Pellet, manager recrutement pour Akka France, le jeune ingénieur doit démontrer une ouverture d’esprit et parler anglais voire l’allemand via un stage réussi à l’étranger. Il doit aussi nous montrer un projet professionnel défini étayé par diverses expériences ».

Pour ce type de jeunes diplômés, le conseil constitue alors une magnifique carte de visite. Dans les premières années, un ingénieur va connaître une diversité de missions impossibles à emmagasiner en entreprise classique. Il sera, en général, aussi mieux formé et côtoiera une diversité de salariés venant de très nombreux pays et de nombreuses formations. « Chez Accenture, un ingénieur commencera comme consultant junior sur un projet de mise en place de SAP par exemple, commente Anissa Deal, responsable du recrutement en France. Cela pourra durer trois ans. Ensuite, il prendra des responsabilités sur ce projet et encadrera une petite équipe. Il évoluera sur de plus gros projets et deviendra responsable d’un compte client. Ce sont, là, des parcours de dirigeants. Ils développent des compétences techniques, une méthodologie, des liens avec les clients, une analyse des besoins ».

 

Toquer à la porte du partnership

Mais tout le monde, loin s’en faut, n’intégrera pas la société de conseil comme partenaire. Une entreprise comme Deloitte estime que sur 100 personnes recrutées, 5 auront la possibilité de toquer à la porte du partnership. Ce monde du conseil possède donc un modèle pyramidal qui fait que si l’on ne grimpe pas, il faut partir. Avec l’idée que tout sera fait pour que les jeunes diplômés restent au moins 4 ans dans la firme. Ensuite, les meilleurs resteront et les autres intégreront les organigrammes des clients. Ainsi va la vie de ce secteur.

 

Les compétences pour intégrer le conseil en 2e partie de carrière 

Ingénieur, Alban Azzopardi a travaillé dans le secteur automobile. Il est aujourd’hui associé de Valtus Transition. Ce cabinet de management de transition réalise 150 missions par an.

« Manager de transition, j’ai moi-même, comme ingénieur, intégré une société de conseils à mi-carrière avec l’opportunité d’être co-créateur d’une entreprise. Pour réussir cette transition, l’ingénieur doit, tout d’abord, faire le deuil de la technique. Et bien comprendre que la méthode acquise sur les bancs de l’école et en usine est adaptable partout. Y compris dans le conseil. Ceci précisé, il faudra développer deux autres compétences : la communication et être orienté client. Il faut aimer cela. Discuter avec les clients, les comprendre et les aider ».

 

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