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« J'ai changé de métier en restant dans la même entreprise »

 | par La rédaction de  l'Argus de l'Assurance

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À la faveur d'un rapprochement de trois mutuelles, Agnès Bosc s'est vu proposer un poste de formatrice interne. Pour elle, c'est l'occasion de se réaliser en dépit de son manque de diplôme...

«C'est merveilleux lorsqu'on travaille depuis vingt-cinq ans dans une entreprise, de pouvoir passer à un poste qui vous plaît autant. C'est une chance de se renouveler à mon âge. » À 49 ans, Agnès Bosc vit avec bonheur son nouveau métier. En effet, depuis le 1er janvier 2003, alors que la mutuelle qui l'emploie, Sphéria, a fusionné avec deux autres, un centre de contacts a pris le relais du service où elle opérait. Elle doit donc changer de fonction. Aussi, à l'instar de tous les salariés du centre de gestion et du centre d'appels, elle réalise un bilan de compétences et en ressort confortée sur ses aptitudes. Mais on lui propose de prendre en charge la partie rédactionnelle du courrier... alors qu'après onze ans d'expérience terrain, elle aspire à « autre chose ».
La déception sera de courte durée. Deux mois plus tard, elle est sollicitée pour un poste de formatrice interne. Cette proposition ne doit cependant rien au hasard : « Ces deux dernières années, je m'étais mise en veille. Et lorsqu'au cours de réunions, j'ai expliqué la nécessité de formateurs internes, j'ai été entendue. » Et cela d'autant mieux qu'en tant que responsable de l'accueil téléphonique des réclamations des adhérents de Sphéria à Orléans ainsi que du pôle rédactionnel, elle cumulait une dizaine d'années d'expérience dans la formation des nouveaux collaborateurs. Surtout, la diversité des situations et des contacts auxquels elle a été confrontée lui a déjà donné de solides bases pour aborder ce métier. « Je sentais que j'en avais les capacités. En outre, j'aime le relationnel qui se crée en formation et, surtout, j'avais envie de transmettre ce que je savais », rappelle-t-elle, très attachée à son entreprise. Bref, pour cette titulaire d'un BEPC qui pensait ne pas pouvoir évoluer faute de diplôme, c'est une opportunité à saisir. Car il fallait effectivement une bonne dose de motivation pour débuter directement dans cette fonction. Prise par le temps et la nécessité de former les salariés immédiatement (adhésion, encaissement, consultations...), Agnès Bosc se lance en apprenant « sur le tas » et en dévorant toute la « littérature » du genre passant à sa portée, soirs et week-ends. Parallèlement, des échanges avec deux autres collègues devenus formateurs lui permettent de capitaliser sur les expériences et « d'aller plus vite ».
Mais, en attendant de compléter sa formation en techniques pédagogiques, il faut mettre les bouchées doubles, sans états d'âme : « Je désirais tellement que cela marche que j'y ai mis toute mon énergie », explique-t-elle, toujours dans le plaisir de la découverte et de l'apprentissage. D'ailleurs, cette férue de poésie chinoise envisage même d'apprendre la langue des signes pour former quelques personnes malentendantes présentes au sein de l'entreprise. Le sens du service ? Pour une part, mais c'est aussi le goût d'aider les autres et de partager son expérience qui la guide. Agnès Bosc ne s'arrête d'ailleurs jamais : pendant ses jours de RTT, elle entraîne ses collègues à la découverte de Paris, réfléchit à un projet d'aide aux orphelinats vietnamiens... « C'est le propre des déracinés d'aller toujours de l'avant, on a un instinct de vie que j'espère insuffler à mes collègues. »


EMMANUELLE DHELENS



CE QU'ELLE APPRÉCIE

« Rester en action, acquérir des connaissances et se remettre sans cesse en question : je vis ce nouveau métier comme une récompense de mon investissement au quotidien. »


CE QU'ELLE CONSEILLE

« Être à l'écoute des opportunités et savoir être audacieux. »


TENDANCE

- Selon l'Apec, la mobilité interne a concerné 15 % des cadres en 2001, parmi lesquels 42 % ont changé de fonction. Source de satisfaction pour 86 % des sondés, un tiers la vit comme une évolution professionnelle positive et un tiers comme une promotion hiérarchique.

 

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